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Une Femen manifeste seins nus contre Erdogan

Source: Belga© afp.

Une militante du groupe féministe Femen a manifesté vendredi seins nus dans un aéroport d’Istanbul pour dénoncer la répression des récentes manifestations antigouvernementales en Turquie.

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Vêtue d’un mini-short et portant des talons hauts, la jeune femme, qui sortait d’un avion en provenance de la capitale Ankara, s’est dévêtue dans le hall d’arrivée de l’aéroport Sabiha Gökçen, sur la rive anatolienne d’Istanbul et a exhibé une pancarte en forme de billet d’avion marqué « Erdogan, Istanbul-Kaboul ».

Devant les usagers de l’aérogare, la militante, prénommée Sarah, a crié en anglais « Istanbul – Kaboul pour Erdogan, libérez la Turquie » pendant plusieurs minutes, avant d’être interpellée par deux policiers en civil et une de leurs collègues en uniforme.

Les Femen « prient instamment, et avec amour, le peuple turc de ne pas plier face à la répression de Erdogan et de sa police », a commenté le mouvement féministe dans un communiqué adressé, « ne trahissez pas les idéaux de la révolution humaniste qui a débuté à Taksim !  »

La Turquie a été agitée le mois dernier par une vague de contestation politique inédite depuis l’arrivée au pouvoir de l’actuel gouvernement islamo-conservateur en 2002.

Parti d’une mobilisation contre la destruction d’un parc proche de la place Taksim d’Istanbul, sévèrement réprimée par la police, le mouvement s’est mué en fronde contre M. Erdogan, accusé de dérive autoritaire et de vouloir « islamiser » la société turque.

Plus de 2,5 millions de personnes sont descendues dans la rue pendant les trois premières semaines de juin, selon des estimations de la police.

Ces manifestations ont fait quatre morts et quelques 8.000 blessés, selon l’association des médecins turcs, et plusieurs centaines de personne sont été interpellées.

Le projet d’aménagement de la place Taksim annulé

Source: BelgaLa place Taksim à Istanbul, le 30 juin dernier. © afp.

Un tribunal d’Istanbul a annulé le projet d’aménagement urbain controversé de la place Taksim à l’origine de la fronde antigouvernementale qui a agité la Turquie pendant trois semaines, ont rapporté mercredi les médias turcs.

Dans sa décision, prise début juin mais dont les détails ont été révélés mercredi par plusieurs journaux turcs sur leur site internet, la 1ère Cour administrative a justifié son annulation, susceptible d’appel, par le fait que la « population locale » n’avait pas été consultée sur ce projet.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, principale cible des manifestants, avait annoncé au plus fort de la crise, le 14 juin, que son gouvernement islamo-conservateur respecterait la décision finale de la justice dans ce dossier et qu’il suspendait les travaux d’aménagement controversés de la place jusqu’à un jugement définitif.

La Cour a argumenté son jugement par le fait que « le plan directeur du projet viole les règles de préservation en vigueur et l’identité de la place et du Parc Gezi » qui la borde, selon le jugement cité par les quotidiens Zaman et Hürriyet.

Le 31 mai, la police turque était violemment intervenue pour évacuer quelques centaines de militants écologistes du parc Gezi qui s’opposaient à l’arrachage de ses 600 arbres dans le cadre d’un projet d’aménagement de la place Taksim.

Ce projet, défendu par le chef du gouvernement Erdogan et ancien maire d’Istanbul, prévoit la reconstruction d’une ancienne caserne ottomane à la place du parc et la construction de tunnels, aujourd’hui presque achevés, pour rendre la place piétonne.

La violence de cette intervention avait suscité la colère de nombreux Turcs et transformé le mouvement de défense du parc Gezi en vaste contestation politique contre le gouvernement, au pouvoir depuis 2002.

Selon des estimations de la police, quelque 2,5 millions de personnes sont descendues dans la rue de près de 80 villes pendant trois semaines pour exiger la démission de M. Erdogan, accusé de dérive autoritaire et de vouloir « islamiser » la société turque.

Le parc Gezi a été occupé pendant plus de deux semaines par des milliers de manifestants, qui en ont été délogés définitivement par la force le 15 juin.

Ces manifestations sans précédent ont fait quatre morts et près de 8.000 blessés, selon l’Association des médecins.

Gaz et canons à eau pour disperser 2.000 manifestants à Ankara

Source: Belga© afp.

La police antiémeute turque a tiré des gaz lacrymogènes et fait usage de canons à eau dans la nuit de mardi à mercredi pour disperser plus de 2.000 manifestants antigouvernementaux à Ankara, procédant à 16 arrestations, ont rapporté les médias.

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L’intervention de la police s’est produite dans le district de Dikmen, théâtre d’accrochages entre manifestants et les forces de l’ordre depuis le début, le 31 mai, de la fronde contre le régime islamo-conservateur, au pouvoir depuis 2002.

Les manifestants ont érigé des barricades sur une artère routière empêchant la circulation et poussant la police à disperser la foule, ont précisé les chaînes d’information NTV et CNN-Türk. Seize manifestants ont été arrêtés, selon ces chaînes.

La foule dénonçait aussi la remise en liberté par la justice turque d’un policier accusé d’avoir tué un manifestant à Ankara. Un policier turc a été renvoyé lundi devant un tribunal pour avoir mortellement blessé par balle un manifestant, mais il a été laissé libre sous contrôle judiciaire jusqu’à l’ouverture de son procès. L’homme, âgé de 26 ans, est décédé le 14 juin des suites d’une blessure par balle à la tête.

Depuis le début manifestations quatre personnes sont mortes – trois manifestants et un policier – et près de 8.000 autres ont été blessées, selon le dernier bilan du syndicat des médecins turcs. La répression de la contestation par la police turque a suscité de nombreuses critiques dans le monde entier et terni l’image du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan qui l’a ordonnée.

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Erdogan lance un dernier avertissement aux manifestants

Par: rédaction Source: Belga© ap.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a lancé jeudi un « dernier avertissement » aux manifestants pour qu’ils évacuent immédiatement le parc Gezi d’Istanbul, à l’origine de la fronde politique qui agite la Turquie depuis deux semaines.

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« Nous avons gardé notre patience jusqu’à présent mais la patience touche à sa fin. Je lance mon dernier avertissement: mères, pères, s’il vous plaît retirez vos enfants de là », a dit M. Erdogan lors d’un discours à Ankara devant des maires de son Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste).

« Nous ne pouvons pas attendre plus longtemps parce que le parc Gezi n’appartient pas aux forces qui l’occupent. Il appartient à tout le monde », a-t-il ajouté.

« J’en appelle à mes frères défenseurs de l’environnement: ne nous rendez pas tristes plus longtemps. Laissez nous nettoyer le parc Gezi pour le restituer à ses véritables propriétaires (…) les habitants d’Istanbul », a insisté le chef du gouvernement.

Lors de son discours, M. Erdogan a également confirmé sa volonté de consulter la population d’Istanbul sur le projet d’aménagement de la place Taksim et du parc Gezi, dont la destruction annoncée a donné le coup d’envoi des manifestations le 31 mai.

« Une municipalité peut consulter ses habitants au niveau du district de Beyoglu (où est situé le parc, ndlr) ou sur l’ensemble d’Istanbul (…) il n’y a pas d’empêchement légal », a-t-il dit, répondant aux manifestants qui affirment qu’un référendum ne serait pas légal.

« Trois jeunes et un policier tués dans les manifestations »

Source: Belga© afp.Les manifestations à travers la Turquie ont coûté la vie à quatre personnes, trois manifestants et un policier, a déclaré mardi le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan lors d’un discours prononcé au parlement à Ankara.

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« Trois jeunes et un policier ont perdu la vie dans les événements », a dit M. Erdogan devant les députés de son Parti de la justice et du développement (AKP).

Dans la foulée, l’Association turque des médecins (TBB), qui s’en tenait mardi matin à un précédent bilan de trois morts, a publié un communiqué à la mi-journée confirmant le bilan donné par le Premier ministre.

Le quatrième mort serait un ouvrier de 26 ans, blessé à la tête lors d’une manifestation dans la capitale Ankara, et proclamé plusieurs fois mort par les médias ces derniers jours.

Selon les médias turcs, il a été touché à la tête par plusieurs coups de feu tirés par la police, un scénario qui n’a pas été confirmée par les autorités.

Selon la TBB, les troubles qui secouent la Turquie depuis 12 jours ont fait, outre ces quatre morts, un total de 4.947 blessés.

La TBB a fait en outre état mardi d’un ouvrier de 47 ans foudroyé par une crise cardiaque en marge des manifestations le 5 juin à Ankara et a annoncé enquêter pour savoir s’il s’agissait d’un décès lié à l’usage des gaz lacrymogène par la police.

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Greenpeace Belgique devant l’Atomium contre les violences en Turquie

Source: Belga© belga.

Une trentaine de bénévoles de Greenpeace Belgique se sont rassemblés, dimanche, à 13 heures, devant l’Atomium, à Bruxelles, pour témoigner de leur solidarité avec le mouvement de contestation pacifique en Turquie. Cette action est menée simultanément dans 18 pays à travers le monde. Les photos de ces rassemblements seront ensuite projetés par leurs collègues turcs dans le parc Gezi d’Istanbul.

Greenpeace estime que la liberté d’expression et le droit à la manifestation sont des principes de base d’une démocratie saine et demande aux autorités turques de cesser d’utiliser la violence. Ils rappellent leur implication dès le départ dans les manifestations visant à protéger ce parc.

« Nos collègues turcs nous rapportaient déjà avant ces événements qu’ils avaient de plus en plus de mal à mener à bien leurs missions », commente Michel Genet, directeur de Greenpeace Belgique. « Avant la défense du parc, nous sommes aux côtés des manifestants pour la défense de la liberté d’expression. Nous demandons au premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan de respecter le pouvoir du peuple ».

« La femme à la robe rouge » icône de la révolte turque

Telle « la liberté guidant le peuple », « la femme à la robe rouge » est devenue, malgré elle, le symbole des manifestants turques en général, et des femmes en particuliers, qui contestent contre le radicalisme de Recep Tayyip Erdogan qui incarne menace pour leurs droits. © reuters.La révolte turque tient sa figure de proue qui a pris les traits d’une jeune femme, agressée par la police turque alors qu’elle ne présentait aucun danger.

Désormais, les indignés turques ont leur icone. Il s’agit d’une jeune femme, robe rouge, sac en toile blanc (les couleurs du drapeau turc), cheveux dressés et yeux plissés encaisser, sans broncher, un jet de gaz lacrymogène. Ce cliché a fait le tour du monde et illustre l’excès de zèle (reconnu par le pouvoir) de la police turque aux premiers jours des manifestations de la place Taskim à Istanbul.

Avortement
Au lendemain du 28 mai, cette photo s’est retrouvée placardée, sur les réseaux sociaux comme sur les murs de la métropole stambouliote. Dans sa forme originale ou sous forme de posters ou d’autocollants, « la femme à la robe rouge » est devenue le symbole d’un mouvement qui dénonce le radicalisme du pouvoir en place qui tente d’imposer à une population émancipée les codes de l’islam. Les femmes vivent considèrent le premier ministre Recep Tayyip Erdogan comme une menace pour leurs droits, notamment l’avortement. Le premier ministre qui promeut le port du voile s’est récemment permis d’expliquer aux femmes qu’il était préférable qu’elles aient au minimum trois enfants.

La tension, elle, reste à son comble. Après une nouvelle nuit de manifestation, des marches de protestations et des grèves dans les grandes villes du pays sont annoncées. Erdogan, dont la démission est réclamée, rentre jeudi d’un voyage en Tunisie.

Devenue symbole de la condition des femmes, la « femme à la robe rouge » incarne désormais chacune d’elle. © @Zeynep Erdim.

 

Des milliers de protestataires sur la place Taksim à Istanbul

Source: Belga© ap.Des milliers de personnes ont à nouveau envahi lundi soir l’emblématique place Taksim d’Istanbul, tandis que la police est intervenue pour disperser une manifestation aux abords des bureaux stambouliotes du chef du gouvernement/

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Dans le quartier de Besiktas, des dizaines de policiers antiémeute ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser des centaines de manifestants qui s’approchaient des bureaux du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

Dans le même temps, des milliers de personnes brandissant le drapeau turc et munies de sifflets se sont déversées place Taksim, désertée depuis samedi après-midi par la police, aux cris de « Tayyip démission! « .

A Ankara, sur la place Kizilay où se réunissent depuis plusieurs jours les manifestants antigouvernementaux, la police est également violemment intervenue lundi pour en déloger des centaines de personnes, essentiellement des jeunes étudiants et des lycéens.

Le gouvernement islamo-conservateur turc est confronté depuis quatre jours à sa plus forte contestation depuis son arrivée au pouvoir en 2002.