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AFP Publié le jeudi 09 janvier 2014 à 15h27 – Mis à jour le jeudi 09 janvier 2014 à 20h32

 

 

International L’attentat déjoué par le jeune Aitzaz visait une école chiite.

 

 

 

 

 

Un adolescent pakistanais tué cette semaine dans un attentat suicide est devenu un héros post-mortem pour s’être sacrifié en se jetant sur le kamikaze qui allait attaquer l’école de sa ville, sauvant de nombreuses vies, ont indiqué jeudi sa famille et des responsables.

 

Aitzaz Hassan, un adolescent de 15 ans de la petite ville chiite d’Ibrahimzai situé dans le district de Hangu de la province du Khyber Pakhtunkhwa (nord-ouest), avait intercepté lundi le kamikaze alors qu’il se dirigeait vers l’école locale fréquentée par 1.000 étudiants, selon la police locale.

 

Le kamikaze avait été contraint de se faire exploser à 150 mètres de l’école. Les élèves et les professeurs de l’établissement ont été épargnés, hormis le jeune adolescent.

 

« Aitzaz nous rend fiers car il a vaillamment intercepté le kamikaze et sauvé la vie de centaines de collègues », a déclaré à l’AFP son père, Mujahid Ali Bangash. « Je suis fier de savoir que mon fils s’est sacrifié pour une cause noble », a-t-il ajouté, affirmant recevoir sans cesse des messages de condoléances.

 

« Mon cousin voulait devenir un docteur, mais ce n’était pas la volonté de Dieu », a soufflé son cousin Mudassir, décrivant un étudiant à la fois brillant et compétitif.

 

La presse et des personnalités pakistanaises ont salué le geste de l’adolescent. « Aitzaz Hassan est la fierté du Pakistan. Il faut au moins lui donner une médaille (posthume) », a réagi sur Twitter l’ex-ambassadrice pakistanaise à Washington, Sherry Rehman, une des personnalités les plus influentes de l’opposition.

 

Le district de Hangu, théâtre de cet attentat, est considéré comme une des zones sensibles du Khyber Pakhtunkhwa car limitrophe des zones tribales, repaire par excellence des insurgés, régulièrement bombardé par les drones américains.

 

L’attentat déjoué par le jeune Aitzaz visait une école chiite, minorité musulmane représentant environ 20% de la population de ce géant de 180 millions d’habitants qui est la cible d’attentats de groupes sunnites radicaux.

Une « île » émerge dans la mer d’Arabie après un séisme au Pakistan

Source: AFP© epa.

Le puissant séisme au Pakistan a donné naissance à une créature pour le moins étrange: une « île » sortie subitement à la surface de la mer d’Arabie, à des centaines de kilomètres de l’épicentre, qui étonne badauds et scientifiques.

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« Ce n’est pas une petite chose, mais un truc immense qui est sorti de sous les eaux », se frotte encore les yeux Muhammad Rustam, un habitant de Gwadar, port stratégique pakistanais situé à quelques 400 kilomètres au sud de l’épicentre du séisme de magnitude 7,7 ayant secoué mardi la province du Baloutchistan et fait plus de 200 morts.

Après le tremblement de terre, les habitants de Gwadar ont vu apparaître à quelques centaines de mètres au large de la côte un gigantesque monticule d’une vingtaine de mètres de hauteur, d’une quarantaine de mètres de longueur et d’une centaine de largeur. « C’est vraiment très étrange et aussi un peu effrayant de voir subitement une chose de la sorte sortir de l’eau », confie, encore médusé, M. Rustam. Des pêcheurs intrigués s’étaient approchés mardi de cette protubérance maritime qui aimante les flashes des photographes amateurs locaux.

Effets inattendus ou surprenants
Le séisme de magnitude 9,0 à l’origine du tsunami dévastateur au Japon en 2011 avait été d’une puissance telle qu’il avait déplacé d’environ 17 centimètres l’axe de la Terre et donc raccourci cette journée de 1,8 microseconde, selon les calculs de la Nasa. Et de nombreux autres séismes ont des effets inattendus ou surprenants pour le néophyte. Derrière la fascination de la « nouvelle île de Gwadar » se cache aussi une explication scientifique liée au mouvement des plaques tectoniques et aux « volcans de boue ».

Une équipe de l’Institut pakistanais d’océanographie s’est rendue sur cette île et y a trouvé des fortes concentrations de méthane. « Notre équipe a découvert des bulles qui remontait à la surface de l’île qui prenaient feu à proximité d’une allumette », a dit à l’AFP Mohammad Danish, chercheur à cet institut public.

Pour Gary Gibson, sismologue à l’université de Melbourne, en Australie, l’apparition de cette île à des centaines de kilomètres de l’épicentre du séisme est « très curieuse ». « Cela s’est déjà produit par le passé dans cette région, mais c’est un événement hors du commun, très rare, je n’ai jamais entendu parler d’une chose de la sorte », à une telle distance de l’épicentre, explique-t-il à l’AFP.

Un volcan de boue
Cette « île » serait en fait un « volcan de boue », un monticule de sédiments poussé vers la surface sous la pression du gaz méthane lors du séisme, souligne M. Gibson. l’îlot n’est donc pas une structure fixe mais un amas de boue mêlée à des roches qui va se désagréger au fil du temps, contrairement à la croissance de monticule rocheux permanents à la rencontre de plaques tectoniques.

Les anciens à Gwadar se souviennent encore du tremblement de magnitude de 8,1 dans la zone de Makran du Baloutchistan. Or ce puissant séisme avait aussi donné naissance à un même type « d’île », confirme M. Gibson. Une île « pousse » après le séisme Mais il ne sert à rien de baptiser ce monticule au large de Gwadar car il est voué à disparaître, selon les scientifiques.

« Cette île se dispersera au cours des prochaines semaines ou mois », estime Shamin Ahmed Shaikh, directeur du département de géologie à l’université de Karachi, métropole du sud du Pakistan. L’apparition de cette bosse étrange au large de Gwadar est due aussi à l’intense activité géologique dans cette région au carrefour des plaques tectoniques indienne et arabique, souligne-t-il.

Pakistan: 70 morts dans un attentat contre des chrétiens

Source: AFP© reuters.

Un double attentat suicide perpétré devant une église à la sortie de la messe a tué au moins 70 personnes dimanche au Pakistan, l’attaque la plus sanglante jamais menée contre la minorité chrétienne dans le pays, selon les autorités locales.

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L’attaque, qui n’avait toujours pas été revendiquée dimanche, a visé l’Eglise de tous les Saints de Peshawar, la principale ville de Khyber Pakhtunkhwadu dans le nord-ouest du pays à la fin de la messe dominicale.

Le Dr Arshad Javed de l’hôpital Lady Reading, le principal hôpital public de Peshawar, a déclaré à l’AFP que 72 personnes avaient été tuées et plus d’une centaine blessées dans l’attentat.

Le ministre de la Santé de la province, Shaukat Ali Yousufzai, a confirmé ce bilan et déclaré à l’AFP que le gouvernement provincial avait décrété un deuil de trois jours. Le nord-ouest du Pakistan est un bastion conservateur de nombreux groupes rebelles islamistes, dont le Mouvement des talibans du Pakistan (TTP), alliés à Al-Qaïda et auteurs d’innombrables attentats suicide qui ont fait plus de 6.000 morts depuis 2007 et ont régulièrement ensanglanté Peshawar.

Les chrétiens du Pakistan, qui représentant 2% de la population de ce pays de 180 millions d’habitants à plus de 95% musulman, sont parfois victimes de violences, mais très rarement du fait des attentats qui visent habituellement les forces de sécurité ou les minorités musulmanes (chiites, ahmadis) jugées infidèles par certains extrémistes sunnites talibans.

L’attaque de dimanche fait craindre que les chrétiens, traditionnellement pauvres, victimes de discrimination, relégués à des métiers subalternes (nettoyage notamment) et vivant souvent dans des bidonvilles, ne soient eux aussi de plus en plus visés par ces attentats. Les deux kamikazes ont déclenché les explosifs qu’il portaient sur eux à la sortie de la messe du dimanche alors que plus de 400 chrétiens sortaient de l’église, selon des témoins.

« Une énorme explosion m’a jeté au sol »
« Une énorme explosion m’a jeté au sol, et dès que je suis revenu à moi, une seconde a eu lieu et j’ai vu des blessés partout autour », a raconté à l’AFP l’un d’eux, Nazir Khan, un maître d’école âgé de 50 ans. « La plupart des blessés sont dans un état critique », avait déclaré un peu plus tôt à la presse le responsable de l’administration de la ville, Sahibzada Anees.

« Les terroristes n’ont pas de religion »
Les autorités savaient que cette église pouvait être attaquée et avaient déployé spécialement des forces de sécurité autour, a ajouté M. Anees. « Nous sommes encore dans la phase des secours, mais quand cela sera terminé nous enquêterons pour savoir ce qui n’a pas été fait » pour y garantir la sécurité, a-t-il précisé.

Devant l’église, certains proches de victimes en pleurs ont crié des slogans hostiles à la police, jugée incapable d’avoir évité cette attaque. D’autres ont bloqué l’une des rues principales de la ville avec des cadavres de victimes pour dénoncer ces assassinats. Le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif a fermement condamné cet attentat. « Les terroristes n’ont pas de religion, et viser des innocents est contraire aux préceptes de l’islam et de toutes les autres religions, a-t-il souligné dans un communiqué exprimant sa solidarité avec la communauté chrétienne.

« Ces actes terroristes cruels montrent l’état d’esprit brutal et inhumain des terroristes », a ajouté M. Sharif, dont le gouvernement a proposé récemment des négociations de paix avec les talibans du TTP pour mettre fin aux violences. Les violences interconfessionnelles ont augmenté ces dernières années au Pakistan, avec notamment une série d’attentats suicide sanglants visant la minorité musulmane chiite (environ 20% de la population), revendiqués par le Lashkar-e-Janghvi, un groupe armé sectaire proche du TTP et d’Al-Qaïda.

Mais pas jusqu’ici les chrétiens. Les violences antichrétiennes au Pakistan avaient été limitées à des heurts entre communautés locales, souvent après que des chrétiens ont été accusés de blasphème contre l’islam. Le principal accès de violence avait eu lieu en 2009 à Gojra, dans la province du Pendjab (est), où une foule musulmane en colère avait brûlé 77 maisons de chrétiens et tué sept d’entre eux après des rumeurs de Coran profané.

Mais les détracteurs de la loi qui criminalise le blasphème au Pakistan, où il est passible de la peine de mort, estiment qu’elle est régulièrement instrumentalisée pour régler des conflits locaux, fonciers notamment. L’an dernier, une jeune chrétienne, Rimsha Masih, avait passé trois semaines en prison après avoir été accusée de blasphème. Elle avait ensuite été innocentée, mais s’est depuis réfugiée avec ses proches au Canada.

Ces merveilles touristiques que vous ne visiterez sans doute jamais

3/09/13 – 16h41Haut lieu touristique dans les années 50, le Band-e Amir peine à se remettre des multiples conflits qui touchent le pays. © getty.

Certains pays véhiculent une image négative et guerrière, alors que s’y cachent des trésors insoupçonnés.

La guerre et l’instabilité qui règnent en Afghanistan, en Irak ou au Pakistan, privent le touriste de contrées sublimes et préservées. Foreignpolicy en a relevé cinq qui, en temps de paix, attireraient certainement de nombreux aventuriers, tant elles présentent un attrait considérable. Petits tours d’horizon de ces sites (à jamais?) oubliés.

Un effort commun a permis à l’endroit d’être protégé. Une première dans le pays. © getty.
1. Band-e Amir, Afghanistan:
Perché dans la chaîne de montagne Hindu Kush, le Band-e Amir (qui signifie « Barrage de l’émir ») est un ensemble de six lacs qui s’étagent de 2971 à 2887 mètres d’altitude. Situés à 160 kilomètres à l’ouest de Kaboul, ils sont entourés de hautes falaises rouge-calcaire. L’eau minérale de ces lacs posséderaient des pouvoirs de guérison. Dans les années 50, ils constituent une destination touristique populaire pour des Afghans ou des étrangers intrépides. Malheureusement, son attrait s’est essoufflé au début de la guerre contre l’Union Soviétique, en 1979.

Une situation qui ne s’est pas arrangée avec l’avènement des talibans au milieu des années 90, l’invasion américaine de 2001 et la guerre permanente que se livrent les insurgés. Ces conflits ont également eu un impact sur la faune locale. Des animaux – comme le léopard des neiges- ont quasiment tous disparu. En 2006, la Société américaine de préservation de la faune, l’agence américaine au Développement International et le gouvernement afghan ont uni leurs forces pour former des rangers, cartographier la zone et assurer son financement. Cet effort a conduit à la création du premier parc national d’Afghanistan, en 2009. Depuis, quelques milliers d’Afghans y retournent. Mais, il reste du chemin à parcourir. La province de Bâmiyân, où se trouve le parc, s’attend à recevoir 650 visiteurs étrangers cette année.

La troisième zone le plus humide au monde a subi la colère de Saddam Hussein dans les années 90. Aujourd’hui, elle retrouve petit à petit son étendue d’origine. © U.S. Army Corps of Engineers Digital Visual Library.
2. Les Marais de Mésopotamie, Irak:
Erigée au rang de parc national le 23 juillet dernier, cette zone de 800 km² qui s’étend entre les villes de Bassorah et Amara, protège les marais mésopotamiens, un espace vaste et humide située dans le sud du pays. Une question demeure: un touriste verra-t-il un jour la troisième plus grande zone humide du monde considérée comme le « berceau de la civilisation »? L’explorateur Wilfred Thesiger, au milieu du 20e siècle, décrivait cet endroit avec une immense admiration. « Les étoiles reflétées dans l’eau sombre, le coassement des grenouilles, les pirogues qui rentrent le soir, la continuité et la quiétude d’un monde qui n’a jamais connu un moteur ».

En représaille de l’alliance entre les « Arabes des marais », des locaux surnommés les Maadans, et les chiites, Saddam Hussein décidait dans les années 90 de drainer toute la région, de détourner les rivières et de réduire 93% des 12.000 m² de nature sauvage où résidaient quelques 278 espèces d’oiseaux. Ce n’est qu’au lendemain du renversement du Raïs que les travaux de restaurations débutèrent. Il a fallu des années à l’association Iraq Nature pour développer et exécuter le réapprovisionnement des marais à l’aide de digues. Heureusement, l’entièreté des espèces a survécu aux années de guerre et 76% de la zone a été inondée avec succès. Afin de préserver les marais, Iraq Nature tente d’obtenir l’accord de la Syrie, de la Turquie et de l’Iran pour éviter qu’un conflit ne vienne détruire les efforts consentis.

Considérée comme la « Suisse orientale », la vallée de Swat est passée sous le contrôle des talibans et a connu une déportation massive. © getty.
Lieu prisé dans les années 70 des amateurs de « trek hippie » désireux de fuir l’agitation occidentale et doté en 1986 d’un domaine skiable – avec l’aide de l’Autriche -, il restait jusqu’à l’aube des années 2000 un lieu de villégiature prisé des diplomates étrangers. © getty.

3. La vallée de Swat, Pakistan:
La vallée de Swat, située au nord du Pakistan n’a pas usurpé son surnom de « Suisse orientale », vu ses collines verdoyantes séparées des montagnes enneigées par des rivières déchaînées et de nombreux ruisseaux. Prisée dans les années 70 des amateurs de « trek hippie » désireux de fuir l’agitation occidentale et dotée en 1986 d’un domaine skiable – grâce à l’aide de l’Autriche -, elle restait jusqu’à l’aube des années 2000 un lieu de villégiature prisé des diplomates étrangers, éloignés de l’instabilité d’Islamabad. Malheureusement, les talibans, chassés par le gouvernement pakistanais, s’y sont réfugiés.

En 2008, ces derniers ont pris le contrôle de la région, ont détruit les écoles et condamné à mort les villageois accusés d’adultère ou d’homosexualité. En 2009, l’offensive menée par l’armée pakistanaise contre les talibans a engendré la déportation de plus d’1,5 millions de personnes. Un drame humanitaire qualifié par l’ONU comme la « pire crise de réfugiés depuis le Rwanda ». Si l’armée a repris le contrôle du district, il n’est malheureusement pas épargné par la violence ou des attaques épisodiques contre des établissements scolaires.

Le parc national des Virunga a été abandonné aux mains des rebelles. © getty.
Il est le terrain de jeu favori de l’une des plus importantes et dernières communautés de Gorille des montagnes. Un lieu également fréquenté par les braconniers. © getty.

4. Parc national des Virunga, République Démocratique du Congo:
Plus ancien parc national d’Afrique, jadis appelé « Parc Albert », les Virunga se déploient à la frontière du Rwanda et de l’Ouganda. Malheureusement, la région est actuellement empêtrée dans un conflit qui a contraint le parc à fermer ses portes. L’endroit est néanmoins resté le terrain de jeu favori de la plus importante communauté au monde de gorilles des montagnes. Sa diversité – on passe de la savane aux sommets enneigés des montagnes de Rwenzori en passant par des plaines de laves – en fait l’un des paysage les plus riches au monde.

Créé en 1925 par Albert Ier, notre roi chevalier, il devint petit à petit le refuge des rebelles au moment du déclin du dictateur Mobutu Sese Seko, dans les années 80. Peu à peu, les rebelles se sont appropriés le territoire et ont même occupé le siège du parc en expulsant son personnel. S’ils ont quitté les lieux, cette zone de non-droit est considérée comme « la capitale mondiale du viol ». Un titre pour le moins décourageant.

Selon la légende, Kim-Jong Il serait né sur les bords du lac du Paradis. © Wikipedia.
5. Le Mont Paektu, Corée du nord:
Il n’est évidemment pas surprenant d’apprendre que ce « Royaume ermite » ne grouille pas de touristes. Mais absence de visiteurs ne signifie pas manque d’attrait touristique. À titre d’exemple, le Mont Paektu, point culminant des Corées (2.744 mètres). Situé à la limite de la Chine, il cache le lac du Paradis, lac de cratère, qui, d’après la légende, aurait vu naître Kim-Jong Il. La crête, qui s’étend sur 1.600 kilomètres, est partagée entre les deux pays. Et la frontière semble bien définie; si les randonneurs sont les bienvenus côté chinois, pas question de dépasser la partie nord-coréenne, délimitée par des fils barbelés et surveillées par des soldats armés. Malgré qu’il n’existe aucune restriction officielle du gouvernement nord-coréen, les touristes –à l’exception de Dennis Rodman– ne doivent commettre aucune imprudence. En novembre 2012, Kenneth Bae, un Américain d’origine sud-coréenne, agent de voyage en Chine, voyageait avec cinq touristes européens lorsqu’il a été accusé par les autorités nord-coréennes d’espionnage et d’actes hostiles envers la République. Il a été condamné le 30 avril 2013 à quinze ans de travaux forcés.

Kenneth Bae, un ressortissant américain, a été arrêté alors qu’il voyageait avec des touristes européens. Soupçonnés d’espionnage, il a été condamné en avril dernier à quinze ans de travaux forcés. © afp.

Un attentat fait deux morts et 10 blessés en Afghanistan

Source: BelgaImage d’archives © afp.

Un policier et un civil ont perdu la vie dans un attentat suicide, vendredi, dans le sud de l’Afghanistan, à la frontière avec le Pakistan. Dix autres personnes, dont deux agents, ont été blessées, a indiqué la police.

« Le kamikaze est entré en Afghanistan par la frontière, avant d’être interpellé par la police à un poste de contrôle », affirme le chef de police de la province de Kandahar.

« Il s’est fait exploser au moment où les agents le fouillaient », conclut-il.

Touristes tués au Pakistan: les talibans revendiquent l’attaque

Source: AFP© afp.

Le Mouvement des talibans du Pakistan (TTP) a revendiqué l’attaque visant neuf alpinistes étrangers, dont cinq Ukrainiens, tués par balle dans la nuit de samedi à dimanche dans l’Himalaya pakistanais. Dans un appel téléphonique à l’AFP, un porte-parole du TTP, Ehsanullah Ehsan, a précisé que l’opération avait été menée par une faction jusqu’ici inconnue, « Junood ul-Hifa », pour venger la mort du numéro deux des talibans pakistanais, Wali ur-Rehman, tué en mai par un tir de drone américain.

Selon la télévision officielle PTV, outre les Ukrainiens figuraient également des Chinois et des Russes dans ce groupe d’alpinistes.

L’attaque est survenue dans un camp de base sur le Nanga Parbat, 9e sommet du monde avec 8.126 mètres, dans le district de Diamer appartenant à la province du Gilgit-Baltistan (nord). Cette région, qui borde la Chine et le Cachemire, est considérée comme l’une des plus sûres du Pakistan. Elle a cependant été le théâtre ces dernières années d’attaques d’activistes islamistes contre des membres de la minorité chiite du pays.

« Il y avait neuf étrangers et un Pakistanais. Les faits se sont produits vers 22H00. C’étaient des alpinistes », a indiqué à l’AFP un responsable de la police du Diamer, Mohammed Naveed.

Des premières informations officielles avaient fait état de 10 touristes étrangers.

« Des hommes armés sont arrivés et ont ouvert le feu sur eux. Nous avons eu la confirmation qu’ils ont été tués », a-t-il ajouté.

« Nous avons envoyé des hélicoptères sur place pour récupérer les corps. Une opération de recherche a été lancée (contre les tireurs). Tous les points d’entrée et de sortie (de la région) ont été fermés », a déclaré M. Naveed.

Neuf touristes tués par balle au Pakistan

Source: AFP© afp.

Au moins neuf touristes étrangers, des alpinistes, ont été tués par balle dans la nuit de samedi à dimanche dans l’Himalaya pakistanais, a-t-on appris auprès de la police locale.

Selon la télévision officielle PTV, il s’agit notamment de Chinois, d’Ukrainiens et de Russes.

L’attaque est survenue dans un camp de base sur le Nanga Parbat, 9e sommet du monde avec 8.126 mètres, dans le district de Diamer appartenant à la province du Gilgit-Baltistan (nord).

Cette région, qui borde la Chine et le Cachemire, est considérée comme l’une des plus sûres du Pakistan. Elle a cependant été le théâtre ces dernières années d’attaques d’activistes islamistes contre des membres de la minorité chiite du pays.

« Il y avait neuf étrangers et un Pakistanais. Les faits se sont produits vers 22H00. C’étaient des alpinistes », a indiqué à l’AFP un responsable de la police du Diamer, Mohammed Naveed.

Des premières informations officielles avaient fait état de 10 touristes étrangers.

« Des hommes armés sont arrivés et ont ouvert le feu sur eux. Nous avons eu la confirmation qu’ils ont été tués », a-t-il ajouté.

« Nous avons envoyé des hélicoptères sur place pour récupérer les corps. Une opération de recherche a été lancée (contre les tireurs). Tous les points d’entrée et de sortie (de la région) ont été fermés », a déclaré M. Naveed.

Le pays le plus « cool » de la planète

Islande (illustration) © thinkstock.

Quel est le pays le plus paisible de la planète, où règne la paix, la stabilité et la sécurité? Découvrez ci-dessous le top 10 mondial. Les grandes puissances désertent forcément les premiers rangs…

Le magazine Forbes relaie cette semaine le classement des pays les plus paisibles du globe publié par l’Institut pour l’Economie et la Paix, basé à New York. Pour ce faire, l’organisation a collecté un grand nombre de données qualitatives et quantitatives et octroyé à chaque pays un indice mondial de paix. Ces données sont relatives au degré de sécurité interne et de militarisation, au nombre de conflits et d’homicides à l’intérieur des frontières et à l’implication de l’État dans les conflits externes.

Pays de 320.000 habitants, isolé en bordure du cercle polaire, l’Islande remporte la palme. L’île des geysers profite de sa stabilité politique, d’un faible taux d’homicides, d’une faible population carcérale et certainement d’une densité de 3,1 habitants/km². La Belgique, 10e, ne démérite pas et figure dans le gratin mondial en la matière.

Le top 10
1. Islande
2. Danemark
3. Nouvelle-Zélande
4. Autriche
5. Suisse
6. Japon
7. Finlande
8. Canada
9. Suède
10. Belgique

Les grandes puissances à la traîne
Logiquement, la plupart des grandes puissances et des pays émergents sont relégués aux oubliettes: les Etats-Unis « trônent » à la 100e place (sur 162), la Chine est 101e, l’Afrique du Sud 121e, la Turquie 134e, l’Inde 141e, la Russie 155e, le Brésil 81e, la France 53e (avant-dernier pays de l’UE) et la Grande-Bretagne 44e. L’Allemagne constitue l’exception à la règle et figure à une très belle 15e place.

Guerre, terrorisme et conflits religieux
En queue de classement, on retrouve évidemment les pays en guerre permanente ou les États victimes du terrorisme au quotidien comme le Congo RDC (156e), le Pakistan (157e), l’Irak (159e), la Syrie (160e) et la Somalie (161e). L’Afghanistan, bon dernier, rafle cette année encore le prix tant convoité du pays le plus dangereux de la planète…

Une attaque sur des camions de l’Otan fait six morts au Pakistan

Source: Belga© epa.Une attaque sur des camions de l’Otan, dans le nord-ouest du Pakistan, a fait lundi six morts, indiquent des sources officielles.

© epa.
© epa.

Une quinzaine d’hommes armés a mené cette attaque dans les environs de Jamrud, à proximité de la frontière avec l’Afghanistan. « Deux chauffeurs ont été tués sur place. Deux assistants et deux passants sont décédés de leurs blessures à l’hôpital », explique Rehman Shah, un fonctionnaire local.

Deux véhicules ont été détruits par le feu. Ils avaient l’Afghanistan pour destination.

Les assaillants ont pu prendre la fuite. L’attaque n’a pas encore été revendiquée même si les talibans sont soupçonnés. Dimanche, l’armée pakistanaise affirmait encore avoir repris le contrôle des zones stratégiques de la province Khyber-Pakhtunkhwa où se situe la ville de Jamrud.

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Courrier International

"Démocratie : 1 - Talibans : 0." Dessin de Schrank, paru dans The Independent, Londres.

Courrier International

Et de trois pour Nawaz Sharif ! Le gagnant des législatives au Pakistan a un visage bien connu. Pour la presse, la simple tenue des élections est une victoire majeure. Mais elle s’inquiète des immenses défis que le nouveau Premier ministre devra affronter.

Avant même la fin du dépouillement, les élections législatives du 11 mai se sont conclues par un verdict clair : Nawaz Sharif, le « Lion du Pendjab » qui a été déjà Premier ministre à deux reprises dans les années 1990, obtient une écrasante majorité et sera à la tête du prochain gouvernement.

Dans les pages du Daily Times de Lahore, Yasser Latif Hamdani se félicite que le scrutin se soit bien déroulé. En effet, c’est la première fois depuis la création du pays en 1947, qu’un gouvernement va au bout de son mandat et cède la place à son successeur à l’issue d’élections. Dans le passé, les coups d’Etat et assassinats avaient toujours présidé aux changement de pouvoir.

Hamdani, qui est l’auteur d’un ouvrage sur Muhammed Ali Jinnah, le fondateur du pays, écrit donc : « Ici on a un pays majoritairement musulman qui a réussi, alors qu’il était secoué par des actes de terrorisme et qu’il est confronté au soit-disant choc des civilisations, à se doter d’un nouveau gouvernement au terme d’un processus constitutionnel, et ce contre toute attente et malgré toutes les menaces. Ce n’est pas une petite réussite. Nous, enfin ceux parmi nous qui avons eu le droit de voter et l’avons fait, nous pouvons nous féliciter pour un travail bien fait. Nous le méritons. »

Si la plupart des journalistes saluent la victoire pour la démocratie que représente ce scrutin et cette transition gouvernementale, ils s’accordent cependant sur l’ampleur des défis qui attendent Nawaz Sharif. Hamdani évoque trois dossiers principaux: l’extrémisme religieux, l’intégration et la protection des minorités (notamment des chiites visés par de nombreux attentats), et les demandes autonomistes de la province du Baloutchistan.

Rafia Zakaria est, elle, consternée par l’autosatisfaction dont font preuve les médias. Dans le quotidien Dawnelle s’agaçe qu’il n’y ait « plus d’espace pour parler des monceaux de détritus qui s’amoncèlent devant les mosquées, des dettes vertigineuses au FMI […], des fraudes électorales […], de la tragédie d’anciens dirigeants politiques assassinés [une référence à Ali puis Benazir Bhutto] ». Nawaz Sharif va maintenant devoir convaincre.