Articles Tagués ‘morts’

Au moins 31 morts lors d’une manifestation en Libye

 

 

Source: AFP© afp.

Au moins 31 personnes ont été tuées et des centaines blessées vendredi lorsqu’une manifestation pacifique contre la présence de milices dans la ville a dégénéré en affrontements à Tripoli, où la population est exaspérée par les combats entre bandes armées.

Le gouvernement a appelé à un cessez-le-feu entre ces groupes armés crées lors de la révolution contre Mouammar Kadhafi en 2011 et que les autorités peinent à contrôler, faute des police et d’armée professionnelles.

« Le bilan est actuellement de 31 morts et de 285 blessés », a indiqué le ministre libyen de la Santé, Noureddine Daghmane, sans faire de distinction entre les manifestants tués par la milice de Gharghour et les personnes mortes dans l’attaque de son QG en représailles aux premiers tirs.

Publicités

60 morts dans l’immeuble effondré à Bombay

Source: Belga© reuters.

Le bilan de l’effondrement d’un immeuble de quatre étages à Bombay s’est alourdi dimanche à 60 morts et les sauveteurs ont cessé la recherche des corps, a annoncé un responsable.

© epa.
© belga.
© epa.

« Le bilan est désormais de 60 morts et nous avons arrêté la recherche des corps dans les décombres », a précisé à l’AFP le commissaire de police adjoint Tanaji Ghadge. Une personne a été arrêtée, a-t-il ajouté, sans donner de détails.

Alok Avasthy, un haut responsable de l’Autorité nationale chargée de la gestion des catastrophes, a indiqué que 33 personnes avaient été sorties vivantes des décombres. Mais le bilan pourrait encore s’alourdir en raison de la gravité des blessures des victimes hospitalisées, a-t-il ajouté par téléphone.

Selon la police citée par des médias locaux, des travaux de rénovation conduits par une entreprise de décoration seraient à l’origine de l’effondrement de l’immeuble. La municipalité de Bombay avait indiqué précédemment que le bâtiment hébergeait des employés de l’administration locale et leurs familles, qui avaient été invités à quitter l’immeuble plus tôt cette année.

Cinq immeubles se sont effondrés à Bombay ou dans sa banlieue au cours des derniers mois, dont l’un en avril qui avait fait 74 morts. Ces accidents mettent en évidence la mauvaise qualité des constructions et la violation fréquente des règles d’urbanisme, dans un contexte de forte demande de logements et de corruption des autorités.

 

Des restes humains trouvés à proximité de l’épave du Concordia

  Source: Belga© getty.

Des restes humains ont été trouvés jeudi à proximité de l’épave du paquebot Concordia dont le naufrage en janvier 2012 a fait 32 morts, alors que les corps de deux victimes sont toujours manquants, a annoncé la Protection civile italienne.

« Au cours des activités de recherche qui se sont déroulées à hauteur de la zone centrale du navire, les plongeurs des gardes-côtes et de la police financière ont trouvé des restes dont la nature doit être encore définie au moyen d’examens d’ADN », selon un communiqué de la Protection civile. 

Le chef de la Protection civile italienne, Franco Gabrielli, qui se trouvait par hasard sur l’île du Giglio pour faire le point sur les recherches, a précisé à la chaîne de télévision Sky TG24 qu’il s’agissait de « restes humains ». 

Selon l’agence Ansa qui ne cite pas ses sources, il s’agirait d’os. Ils n’ont pas été récupérés immédiatement et les plongeurs devraient les remonter dans l’après-midi une fois obtenue l’autorisation du parquet de Grosseto, en Toscane, en charge du dossier. 

L’accident du Concordia avait fait 32 victimes mais les corps du serveur de nationalité indienne Russel Rebello et de la passagère italienne Maria Grazia Trecarichi n’ont jamais été retrouvés. 

Selon la Protection civile, les familles des deux victimes et le parquet de Grosseto ont été informés de la découverte de ces restes. 

Le président kényan annonce la fin du siège à Nairobi

Source: BelgaUhuru Kenyatta © afp.

Le président kényan Uhuru Kenyatta a annoncé mardi soir la fin du siège du centre commercial Westgate à Nairobi, attaqué samedi par un commando islamiste et où 67 personnes ont été tuées.

© reuters.
© epa.

Après plus de trois jours de siège, « nous avons humilié et vaincu nos assaillants. Cette partie de notre travail est terminée », a lancé le président lors d’une allocution télévisée.

Selon lui, l’assaut du centre commercial, revendiqué par les insurgés islamistes somaliens shebab liés à Al-Qaïda, a fait 67 morts.

« En conséquence de l’attaque, j’ai le regret d’annoncer que nous avons perdu 61 civils et six membres des forces de sécurité », a-t-il déploré, ajoutant: « nos pertes sont immenses ».

Ce bilan est provisoire, a-t-il précisé, car « durant l’opération, trois étages du Westgate se sont effondrés et des corps sont toujours bloqués, y compris ceux de terroristes, sous les décombres ».

En conséquence, « j’ai déclaré trois jours de deuil national à partir de demain (mercredi) durant lesquels les drapeaux seront en berne », a dit le chef de l’Etat kényan.

Du côté des assaillants, « cinq terroristes ont été tués par balles, et 11 suspects sont en détention dans le cadre de cette attaque. Ces lâches affronteront la justice, tout comme leurs complices et leurs chefs, où qu’ils se trouvent », a-t-il promis.

« Des informations des services de renseignements suggéraient qu’une femme britannique et deux ou trois citoyens américains seraient impliqués dans l’attaque. (…) Nous ne pouvons confirmer les détails pour le moment mais les experts médico-légaux travaillent à établir les nationalités des terroristes », a-t-il assuré.

Samedi à la mi-journée, un commando armé avait attaqué à la grenade et à l’arme automatique le centre commercial Westgate, bondé de d’une clientèle cosmopolite de riches Kényans et d’expatriés de toutes les nationalités. Le siège du bâtiment par les forces de sécurité, entrecoupé d’affrontements et d’explosions, a duré plus de trois jours.

Au moins douze morts dans la fusillade de Washington

Source: AFP© reuters.

Une fusillade dans un immeuble de bureaux de la Marine américaine à Washington a fait au moins 12 morts lundi matin, parmi lesquels le tireur dont les motivations restaient inconnues. Cette fusillade en plein coeur de la capitale fédérale est la plus importante s’étant déroulée sur une implantation militaire depuis l’assassinat de 13 militaires sur la base de Fort Hood (Texas) en 2009.

© reuters.
© belga.
© reuters.
© epa.
© ap.
© epa.
© epa.
© reuters.
© epa.
© ap.
© reuters.
© belga.

L’identité du tireur n’a pas été communiquée mais les autorités n’ont « aucune raison de penser à ce stade » qu’il s’agisse d’un acte terroriste, a affirmé le maire de Washington Vincent Gray. L’enquête a été confiée au FBI. La police a évoqué deux autres suspects potentiels. L’un d’entre eux, un homme blanc portant une uniforme kaki, a été mis hors de cause en début d’après-midi.

« Lâcheté », selon Obama
« Nous nous retrouvons une nouvelle fois face à une fusillade de masse », a réagi Barack Obama, dénonçant un acte « lâche » visant cette fois des militaires et des civils employés par l’armée. « Ils connaissent le danger d’être déployés à l’étranger, mais aujourd’hui ils ont été confrontés à une violence inimaginable, qu’ils ne s’attendaient pas à rencontrer ici », a ajouté le président américain.

Les faits se sont déroulés à 08H20 (12H20 GMT) au siège du Commandement des systèmes navals de la Marine américaine (NAVSEA), dans le quartier en reconstruction de Navy Yard, dans le sud-est de la ville. Un homme s’est introduit dans l’immeuble 197 du complexe, où travaillent 3.000 personnes, et a ouvert le feu à plusieurs reprises, selon l’US Navy.

« J’ai entendu trois coups de feu à la suite ‘Pa, pa, pa’. Trois secondes plus tard, encore ‘pa, pa, pa' ». Au total il y a dû avoir sept coups de feu. On s’est mis à courir », a raconté à l’AFP Patricia Ward, une employée qui prenait son petit déjeuner dans une cafétéria du premier étage. Pour entrer dans l’immeuble, il suffit juste de montrer son badge mais il n’y a pas de détecteur de métaux, selon elle.

Un autre témoin, Terry Durham, qui travaillait également dans l’immeuble 197, a raconté sur CNN avoir vu le tireur. « On a entendu des tirs, il est apparu dans le couloir, il nous a mis en joue et tiré au moins deux ou trois fois. On a couru vers la sortie et on a continué d’entendre des tirs à l’intérieur », a-t-elle indiqué.

« Peut-être deux autres tireurs »
L’homme était « grand », « noir » et portait un fusil, selon elle. « Au moins 12 personnes » ont été tuées, a annoncé le maire au cours d’une conférence de presse. « Nous avons quelques autres personnes blessées », a ajouté le chef de la police de la ville Cathy Lanier. Un policier a été touché dans un échange de feu avec le tireur qui a été abattu, selon elle.

Au Washington Medical Center, la médecin-chef Janis Orlowski a fait état de trois blessés graves transportés dans son hôpital: un policier et deux femmes. « Nous pensons qu’il y a d’autres » blessés, a-t-elle indiqué lors d’une conférence de presse.

La police était cependant toujours à la recherche d’un possible complice, un homme noir d’1,75 mètres âgé d’une cinquantaine d’années et « aux tempes grisonnantes ». Il porterait des vêtements couleur vert olive, qui pourraient être de style militaire, selon la chef de la police. Le quartier, en reconstruction et situé au bord de la rivière Anacostia, a été bouclé sur cinq pâtés de maisons alentours. Les écoles situées dans le périmètre s’étaient calfeutrées, interdisant à toute personne d’entrer ou de sortir.

Un ballet d’hélicoptères, de voitures de police et des services de secours parcourait la zone, tandis que des navires patrouillaient sur la rivière Anacostia, toute proche. Dans la matinée, un hélicoptère de la police a été vu à plusieurs reprises en train de descendre puis de remonter des policiers à l’aide d’une nacelle fixée au bout d’un câble.

S’il s’agit probablement d’un « incident isolé » selon le maire Vincent Gray, le Pentagone, siège de la défense américaine situé de l’autre côté du Potomac, a renforcé son dispositif de sécurité « par précaution », a indiqué son porte-parole George Little.

« Tragédie »
Le secrétaire à la Défense Chuck Hagel a parlé d’un « jour tragique » pour l’armée et pour le pays. Les vols au départ de l’aéroport Ronald-Reagan, situé à quelques kilomètres de là ont quand à eux été suspendus pendant une heure et demie dans la matinée. Le Sénat américain a de son côté annulé sa session lundi après-midi et ne reprendra ses travaux que mardi.

En 2009, un psychiatre de l’armée américaine, le major Nidal Hasan, avait ouvert le feu sur des militaires sur la base de Fort Hood (Texas), tuant 13 personnes. Considéré comme un « loup solitaire » inspiré par Al-Qaïda, il a été condamné fin août à la peine de mort.

 

Toujours pas de trace de 2.654 victimes du tsunami

Source: Belga© afp.

Deux ans et demi exactement après le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est du Japon, 2.654 corps n’ont toujours pas été retrouvés sur un total de 18.537 morts, selon les plus récentes données de la police nationale.

La déferlante qui a submergé plus de 500 km de côtes dans l’est et le nord du Japon a tout emporté sur son passage et nombre de cadavres ont probablement été avalés par l’océan Pacifique. Toutefois, des recherches se poursuivent encore, ne serait-ce que pour laisser quelques lueurs d’espoir aux familles.

Le plus lourd bilan de ce tremblement de terre de magnitude 9,0 suivi d’un raz-de-marée et de nombreuses fortes répliques concerne la préfecture de Miyagi, qui a déploré 10.834 morts (dont 1.297 corps encore introuvables).

Ont aussi été durement touchées les préfectures d’Iwate et Fukushima, ainsi que dans une moindre mesure celles d’Ibaraki, Chiba, Kanagawa, Tokyo, Tochigi et plusieurs autres encore.

En outre, les autorités nippones ont enregistré 2.821 décès « liés à la catastrophe ».

Il s’agit des cas de personnes mortes durant les opérations d’évacuation (notamment des alentours de la centrale accidentée de Fukushima) ou dont les conditions de vie sont devenues si pénibles qu’elles ont succombé.

L’accident nucléaire de Fukushima n’a pour sa part pas causé de mort directe par radiations, mais il serait responsable d’une grande partie des 1.539 « décès liés » recensés dans la préfecture de Fukushima et comptabilisés dans le total cité plus haut.

Égypte : »Ils falsifient les autorisations d’enterrement pour minimiser les chiffres de la répression »

Photo d’une autorisation d’enterrement sans mention de la cause du décès.
Depuis l’assaut de l’armée contre les sit-in des pro-Morsi, c’est la bataille des chiffres sur le nombre de morts entre les autorités égyptiennes et le mouvement des Frères musulmans. Une polémique que viennent alimenter les familles des victimes qui accusent les autorités sanitaires de trafiquer les documents relatifs au décès de leurs proches afin qu’ils ne soient pas comptabilisés parmi les victimes de la répression.
Selon le dernier bilan du ministère de la Santé, au moins 623 personnes ont été tuées le 14 août. Des chiffres contestés par le mouvement islamiste qui parle lui de 2200 morts et de plus de 10 000 blessés. La plupart des cadavres sont toujours entassés dans la Mosquée Eman du Caire. Les familles attendent que des autorisations d’enterrement leurs soient délivrées pour qu’elles puissent procéder aux funérailles. Ces documents sont pour l’instant délivrés au compte goutte.
En outre, sur les réseaux sociaux, des témoignages circulent selon lesquels les autorités falsifieraient ces certificats, omettant la cause de la mort, pour que les cadavres de soient pas comptabilisés dans les chiffres de la répression. Des allégations appuyées par des photos disponibles sur le Net.
Voici comment devrait être rempli une autorisation d’enterrement. Le document indique la cause la mort « par balle ».
Ce certificat en revanche ne mentionne pas la cause de la mort.
Photo postée sur Facebook.
Or il existe une vidéo de l’enterrement de l’homme mentionné sur l’autorisation d’enterrement ci-dessus, Adbelrahmane Eldeeb. Et plusieurs témoins qui affirment qu’il a bien été tué lors de l’assaut du 14 août.
Photo du cadavre d’Abdelrahmane Eldeeb.
Selon l’un de nos Observateurs au Caire, qui assiste les familles de victimes, il s’agit d’une démarche délibérée de la part des autorités pour sous-estimer le nombre de victimes tombées le 14 août.

« Ils falsifient les autorisations d’enterrement pour minimiser les chiffres de la répression »

Khaled el Gammel est membre du centre égyptien des droits économiques et sociaux.

Pour enterrer leurs morts, les familles des victimes ont besoin d’autorisations d’enterrement. Or, j’ai vu des autorisations où la cause du décès n’était pas mentionnée, ce qui est illégal ! Les familles n’ont ensuite aucune preuve que leur proche est mort suite à la répression du sit-in. Car selon ces certificats, il pourrait s’agir d’une mort naturelle.
Beaucoup de familles affirment également qu’on les a obligés à signer sur des certificats de décès [document signé par un médecin et que la famille doit également signer, contrairement à l’autorisation d’enterrement] qui attestaient que la victime était morte par accident, ou avait commis un suicide [information qui n’a pas pu être vérifiée]. Notre centre a donc proposé de mettre à disposition ses membres pour accompagner les familles dans les hôpitaux, afin qu’ils aient un témoin de cette fraude.
De plus, je suis allé hier [15 août] au bureau de la santé qui signe et tamponne ces autorisations, mais il était fermé ! Il n’y avait pas de médecin. Si aucun certificat n’a été validé hier comment le ministère peut-il alors donner un bilan des morts ?
L’autre problème c’est que tous les morts sont dirigés vers la morgue de Zeinhom [la seule au Caire habilitée à délivrer le certificat de mort par balles]. Mais une seule ne peut pas accueillir autant de victimes en si peu de temps, du coup les cadavres s’entassent. Je ne sais pas si c’est délibéré de la part des autorités, mais cela empêche d’établir un décompte des morts.
Cadavres entassés dans la mosquée Eman, photos envoyées par l’un de nos Observateurs.

Une chose est sûre : le chiffre donné par le ministère ne correspond pas à la réalité du nombre de victimes. Le problème c’est que les Frères musulmans de leur côté sortent des chiffres qui ne sont pas non plus vérifiables. Et les familles de victimes ne veulent pas collaborer avec nous, car elles n’ont confiance qu’en les avocats de Frères musulmans. Elles ne comprennent pas qu’il est important de collaborer avec des organisations de la société civile pour crédibiliser leurs cas.
source:france24.com