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Au moins 31 morts lors d’une manifestation en Libye

 

 

Source: AFP© afp.

Au moins 31 personnes ont été tuées et des centaines blessées vendredi lorsqu’une manifestation pacifique contre la présence de milices dans la ville a dégénéré en affrontements à Tripoli, où la population est exaspérée par les combats entre bandes armées.

Le gouvernement a appelé à un cessez-le-feu entre ces groupes armés crées lors de la révolution contre Mouammar Kadhafi en 2011 et que les autorités peinent à contrôler, faute des police et d’armée professionnelles.

« Le bilan est actuellement de 31 morts et de 285 blessés », a indiqué le ministre libyen de la Santé, Noureddine Daghmane, sans faire de distinction entre les manifestants tués par la milice de Gharghour et les personnes mortes dans l’attaque de son QG en représailles aux premiers tirs.

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Nuit sanglante en Egypte

AFP

  • MONDE A l’issue d’une journée de manifestations des deux bords, des affrontements ont éclaté dans la soirée au Caire.
Les islamistes ont appelé tôt samedi à de nouvelles manifestations « pacifiques » en soutien au président Mohamed Morsi renversé par l’armée, au lendemain d’une journée de violences en Egypte au cours de laquelle 25 personnes ont péri, dont 19 en marge de manifestations.
Alors que la tension est extrême entre pro et anti-Morsi, cinq policiers et un soldat ont été tués dans la péninsule du Sinaï (nord), dans des attaques de militants islamistes qui n’ont pas été revendiquées. Dans la nuit, des islamistes ont attaqué le gouvernorat du Nord-Sinaï et y ont hissé leur drapeau.
Trois jours après que les militaires ont déposé M. Morsi, sa confrérie, les Frères musulmans, ont appelé à de nouvelles manifestations, faisant craindre de nouveaux débordements à l’issue d’une journée d’affrontements, notamment au Caire et à Alexandrie (nord), les plus grandes villes du pays.
Galvanisés par leur Guide suprême Mohamed Badie, les partisans de l’ex-chef d’Etat islamiste ont multiplié les manifestations vendredi.
Devant le siège de la Garde républicaine, ils ont tenté d’accrocher la photo de M. Morsi sur les fils barbelés qui entourent le bâtiment proche du palais présidentiel, bravant les avertissements des forces de l’ordre.
Quatre de leurs militants sont morts, de source officielle, dans les échanges de tirs qui ont suivi et déclenché des scènes de panique. Une partie des islamistes est restée sur place pour un sit-in illimité devant le bâtiment militaire.
Plus tard, d’autres pro-Morsi se sont dirigés vers la télévision d’Etat, passant à proximité de l’emblématique place Tahrir, où les opposants au président déchu avaient appelé à une manifestation rivale pour « défendre la révolution du 30 juin », allusion à la journée ayant vu les plus importantes manifestations contre le président déchu.
Des affrontements violents, durant lesquels des tirs ont été entendus, ont alors éclaté, faisant deux morts, avant que l’armée n’envoie ses blindés s’interposer.
Dans la ville côtière d’Alexandrie (nord), des heurts similaires ont fait 12 morts et 460 blessés, selon l’agence officielle Mena.
Le bilan de ce « vendredi du refus » du « coup d’Etat militaire » et de « l’Etat policier » déclaré par les islamistes est de 25 morts –six membres des forces de l’ordre dans le Nord-Sinaï et 19 manifestants.
Les Frères musulmans, dont l’influent numéro 2, Khairat al-Chater, a été arrêté dans la nuit, entendent rester « dans les rues par millions jusqu’à ce que » le président déchu retrouve son chef, a prévenu M. Badie devant une foule de ses partisans.
« Nous avons déjà vécu sous un régime militaire et nous ne l’accepterons pas une nouvelle fois », a-t-il lancé, faisant référence à l’intérim controversé assuré par l’armée entre la chute de Hosni Moubarak en février 2011 et l’élection de M. Morsi en juin 2012.
Les nouvelles autorités mises en place par l’armée, après l’éviction de M. Morsi mercredi, semblaient toutefois tout aussi déterminées à mettre en place rapidement de nouveaux rouages dans le pays et mener à bien leur « feuille de route » qui doit aboutir à des élections anticipées.
Le président intérimaire Adly Mansour, nommé par l’armée, a dans son premier décret dissous la chambre haute dominée par les islamistes, qui assure l’intégralité du pouvoir législatif, et nommé un nouveau chef des renseignements.
En outre, le procureur général a annoncé que des poursuites seraient engagées contre neuf dirigeants du mouvement islamiste –dont M. Badie– dans le cadre d’une enquête pour « incitation au meurtre » de manifestants. M. Morsi est quant à lui toujours détenu par l’armée.
Reflétant l’embarras international face à ce coup militaire qui a le soutien d’une importante partie de la population, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a mis en garde contre une politique de « représailles ».
L’Union africaine a, elle, suspendu l’Egypte.
Ces décisions pourraient faire monter encore davantage la tension, déjà alimentée par les accrochages qui ont fait plus de 80 morts dans le pays depuis le 26 juin.
Après la destitution de M. Morsi, l’armée avait appelé à oeuvrer en vue de « la réconciliation nationale », tandis que M. Mansour exhortait à oeuvrer pour l' »unité » dans le pays plus que jamais divisé.
Elu en juin 2012, M. Morsi était accusé de tous les maux –administrations corrompues, dysfonctionnements économiques, tensions confessionnelles– par ses adversaires qui voyaient en lui un apparatchik islamiste inexpérimenté et avide de pouvoir. Il a été évincé par l’armée après des manifestations d’une ampleur inédite réclamant sa chute.
Le coup de l’armée, annoncé aux côtés de figures religieuses et de l’opposition, ouvre la voie à une nouvelle et délicate période de transition dans le plus peuplé des pays arabes.
Pour le représentant de l’opposition Mohamed ElBaradei, l’intervention de l’armée pour faire partir M. Morsi a été une « mesure douloureuse » mais nécessaire pour « éviter une guerre civile ».

Egypte: l’armée écarte Morsi et suspend la Constitution

 Source: BelgaLe président égyptien destitué Mohamed Morsi © epa.

Le président Mohamed Morsi a été écarté du pouvoir par l’armée et remplacé par le chef de la Cour constitutionnelle, a annoncé l’AFP.

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L’armée égyptienne a écarté le président islamiste Mohamed Morsi, qui a été remplacé par le président du conseil constitutionnel et suspendu la Constitution, a annoncé son chef le général Abdel Fattah al-Sissi, dans une allocution télévisée. 

En outre, l’armée a annoncé la tenue d’une élection présidentielle anticipée et suspendu de fait le président islamiste Mohamed Morsi, une annonce accueillie par une explosion de joie par ses opposants qui manifestaient en masse à travers le pays. 

De son côté, le président égyptien Mohamed Morsi appelle les Egyptiens à résister « pacifiquement » au « coup d’Etat » de l’armée, a déclaré mercredi à l’AFP un de ses proches collaborateurs. « Le président appelle tous les Egyptiens à résister pacifiquement à ce coup d’Etat, comme il le fera lui-même », a déclaré cette source sous couvert de l’anonymat. 

« Ce qu’ils ont fait est illégal, ils n’ont pas autorité pour le faire », a ajouté ce collaborateur de M. Morsi, après la déclaration du chef de l’armée, le général Abdel Fattah Sissi, annonçant que le président du Conseil constitutionnel prenait la direction du pays. 

Rappel
Des dizaines de blindés de l’armée égyptienne se sont déployés mercredi après-midi aux abords de rassemblements des partisans du président islamiste Mohamed Morsi au Caire. 

Une source militaire, citée par l’agence officielle Mena, a déclaré que les troupes s’étaient massivement déployées dans les quartiers de Nasr City, d’Héliopolis et près de l’université du Caire, alors qu’un conseiller du chef d’Etat a dénoncé un « coup d’Etat militaire ». 

Le camp du président Mohamed Morsi a accusé mercredi l’armée de mener un coup d’Etat, après l’expiration d’un ultimatum sommant le chef de l’Etat de mettre fin à la grave crise secouant l’Egypte et l’interdiction qui lui a été faite de quitter le territoire. 

Ces développements sont survenus après l’expiration à 14H30 GMT de l’ultimatum de l’armée qui a menacé lundi d’imposer sa propre « feuille de route » à M. Morsi s’il ne « satisfait pas les revendications du peuple », en allusion aux Egyptiens qui manifestent pour réclamer son départ. 

M. Morsi avait peu avant appelé, sur sa page Facebook officielle, à « former un gouvernement de coalition et de consensus afin d’organiser des législatives à venir ». Mardi soir, il avait rejeté l’ultimatum de l’armée et affirmé qu’il ne se plierait à aucun « diktat », mettant en avant la « légitimité » que lui confère son élection démocratique.

L’annonce de la « feuille de route » de l’armée prévue vers 21H30 
Le représentant de l’opposition égyptienne Mohammed ElBaradei, le patriarche copte orthodoxe et le grand imam d’Al-Azhar vont annoncer vers 19H30 GMT la « feuille de route » de l’armée qui prévoit une « courte » période de transition, ont annoncé mercredi soir l’armée et les médias officiels. 

Les militaires avaient donné lundi 48 heures au président islamiste Mohamed Morsi pour « satisfaire les revendications du peuple », dont une grande partie réclame son départ. Si ce délai, qui a expiré dans l’après-midi, n’était pas respecté, l’armée avait annoncé qu’elle mettrait en place une « feuille de route ». 

Ce projet prévoit, a indiqué l’agence officielle Mena, « une courte période de transition qui sera suivie d’élections présidentielle et législatives ». 

« La réunion entre le commandement des forces armées et des représentants religieux, nationaux et des mouvements de la jeunesse a pris fin. La publication des résultats de cette réunion interviendra dans une heure », a affirmé de son côté l’armée sur sa page Facebook officielle, soit 19H30 GMT. 

M. ElBaradei, Tawadros II et le grand imam Ahmed Al-Tayeb d’Al-Azhar, la principale autorité sunnite, avaient rencontré dans la journée les chefs militaires.

Le projet d’aménagement de la place Taksim annulé

Source: BelgaLa place Taksim à Istanbul, le 30 juin dernier. © afp.

Un tribunal d’Istanbul a annulé le projet d’aménagement urbain controversé de la place Taksim à l’origine de la fronde antigouvernementale qui a agité la Turquie pendant trois semaines, ont rapporté mercredi les médias turcs.

Dans sa décision, prise début juin mais dont les détails ont été révélés mercredi par plusieurs journaux turcs sur leur site internet, la 1ère Cour administrative a justifié son annulation, susceptible d’appel, par le fait que la « population locale » n’avait pas été consultée sur ce projet.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, principale cible des manifestants, avait annoncé au plus fort de la crise, le 14 juin, que son gouvernement islamo-conservateur respecterait la décision finale de la justice dans ce dossier et qu’il suspendait les travaux d’aménagement controversés de la place jusqu’à un jugement définitif.

La Cour a argumenté son jugement par le fait que « le plan directeur du projet viole les règles de préservation en vigueur et l’identité de la place et du Parc Gezi » qui la borde, selon le jugement cité par les quotidiens Zaman et Hürriyet.

Le 31 mai, la police turque était violemment intervenue pour évacuer quelques centaines de militants écologistes du parc Gezi qui s’opposaient à l’arrachage de ses 600 arbres dans le cadre d’un projet d’aménagement de la place Taksim.

Ce projet, défendu par le chef du gouvernement Erdogan et ancien maire d’Istanbul, prévoit la reconstruction d’une ancienne caserne ottomane à la place du parc et la construction de tunnels, aujourd’hui presque achevés, pour rendre la place piétonne.

La violence de cette intervention avait suscité la colère de nombreux Turcs et transformé le mouvement de défense du parc Gezi en vaste contestation politique contre le gouvernement, au pouvoir depuis 2002.

Selon des estimations de la police, quelque 2,5 millions de personnes sont descendues dans la rue de près de 80 villes pendant trois semaines pour exiger la démission de M. Erdogan, accusé de dérive autoritaire et de vouloir « islamiser » la société turque.

Le parc Gezi a été occupé pendant plus de deux semaines par des milliers de manifestants, qui en ont été délogés définitivement par la force le 15 juin.

Ces manifestations sans précédent ont fait quatre morts et près de 8.000 blessés, selon l’Association des médecins.

Sept morts dans des affrontements entre pro et anti-Morsi au Caire

Source: Belga© reuters.

Sept personnes ont péri mardi dans des affrontements entre partisans et opposants du président islamiste Mohamed Morsi au Caire, où les deux camps manifestent en masse, ont indiqué des sources médicales à l’AFP.

Ces heurts dans le quartier de Guizeh (sud) ont également fait des dizaines de blessés, dont plusieurs ont été grièvement touchés par des tirs, ont précisé ces sources.

Les deux camps ont à nouveau mobilisé mardi d’importantes foules au cours de démonstrations de force rivales, à la veille de l’expiration d’un ultimatum de l’armée au chef d’Etat islamiste.

Des heurts ont également éclaté dans d’autres quartiers de la périphérie du Caire et dans la province de Beheira.

Les militaires ont donné lundi soir 48 heures à M. Morsi pour « satisfaire les revendications du peuple », faute de quoi ils présenteraient une « feuille de route » visant à sortir de la crise.

L’opposition a salué cet ultimatum, y voyant un appui de poids dans sa volonté de pousser vers la sortie M. Morsi, accusé de vouloir instaurer un régime autoritaire au profit du mouvement des Frères musulmans, la formation dont il est issu.

Les partisans du chef de l’Etat insistent quant à eux sur la « légitimité » du premier président démocratiquement élu de l’histoire du pays, et dénoncent une tentative de coup de force pour le démettre.

Morsi rencontre le chef de l’armée

Source: Belga© afp.

Le président islamiste égyptien Mohamed Morsi a rencontré mardi le chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Sissi, pour parler de la crise politique qui secoue le pays, a-t-on appris de sources présidentielle et militaire.

Cet entretien survient à 24 heures de l’expiration d’un ultimatum de l’armée, rejeté par M. Morsi, enjoignant le président à « satisfaire les revendications du peuple » après des manifestations massives pour réclamer son départ.

Aucune précision n’a été donnée sur ces entretiens. L’armée égyptienne a déclaré lundi que si aucun accord n’était trouvé d’ici à mercredi, elle imposerait une « feuille de route » pour sortir de la crise. L’institution militaire a par la suite assuré qu’elle ne préparait pas un « coup ». La présidence égyptienne a répondu en affirmant que la déclaration de l’armée n’avait pas reçu son aval, et en présentant M. Morsi comme seul garant d’un dialogue politique pour sortir de la crise.

Des nouvelles manifestations rivales de partisans et d’adversaires de M. Morsi se sont formées mardi après-midi en plusieurs endroits du Caire.

Explosion de joie place Tahrir après la déclaration de l’armée Egyptienne

Source: Belga© ap.

Les manifestants réclamant le départ du président islamiste Mohamed Morsi ont explosé de joie sur la place Tahrir au Caire après la déclaration de l’armée affirmant que « les demandes du peuple devaient être satisfaites ».

© ap.

« Morsi n’est plus notre président, Sissi avec nous », ont scandé les manifestants, en référence au général Abdel Fattah al-Sissi, chef de l’armée et ministre de la Défense, dont la photo est apparue à l’écran pendant la lecture de la déclaration télévisée du commandement militaire.

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Sept morts dans des heurts entre pro et anti-Morsi

Source: AFP© epa.

Sept personnes ont été tuées dimanche dans des heurts entre partisans et adversaires du président islamiste égyptien Mohamed Morsi. Celui-ci a été hué lors de manifestations monstres organisées dans tout le pays pour réclamer son départ, un an après son investiture.

© reuters.
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Les cortèges, d’une ampleur sans précédent depuis la révolte qui fit chuter Hosni Moubarak début 2011, ont défilé en scandant « dégage » et « le peuple veut la chute du régime ».

L’armée estime à « plusieurs millions » le nombre de manifestants anti-Morsi descendus dans la rue, a déclaré à l’AFP une source militaire. Il s’agit « de la plus grande manifestation de l’histoire de l’Egypte », a ajouté cette source sous couvert de l’anonymat.

Cinq personnes ont été tuées au sud du Caire, dans la vallée du Nil: trois à Assiout, une à Beni Souef et une à Fayoum.

« Le peuple veut la chute du régime »
Des dizaines de milliers d’Egyptiens sont descendus dans la rue au Caire et en province dimanche, premier anniversaire de l’arrivée au pouvoir du président Mohamed Morsi, pour l’accuser de gouverner au seul profit des islamistes et réclamer sa démission.

Sur la place Tahrir dans le centre du Caire, site emblématique de la révolte qui fit chuter le régime de Hosni Moubarak en février 2011, la foule a afflué en scandant « le peuple veut la chute du régime ».

De nombreux manifestants brandissaient des cartons rouge portant l’inscription « dégage » à l’adresse du président, issu du mouvement des Frères musulmans.

Des manifestations anti-Morsi ont également lieu à Alexandrie (nord), deuxième ville du pays, à Menouf et Mahallah, dans le delta du Nil, ainsi qu’à Port-Saïd et Suez, sur le canal du même nom, ou encore dans la ville natale de M. Morsi, Zagazig, au nord-est du Caire.

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Egypte: Les opposants à Morsi revendiquent 22 millions de signatures

Source: Belga© epa.

Les organisateurs de la campagne Tamarrod (rébellion en arabe) qui réclame la démission du président islamiste égyptien Mohamed Morsi, ont affirmé samedi que leur pétition avait recueilli plus de 22 millions de signatures.

« Nous avons recueilli 22.134.465 signatures pour notre pétition », a déclaré le porte-parole de Tamarrod, Mahmoud Badr, lors d’une conférence de presse à la veille d’une manifestation devant le palais présidentiel pour réclamer le départ du chef de l’Etat. Le dernier chiffre avancé par la campagne faisait état de 15 millions de signatures.

Avec une population de plus de 80 millions d’Egyptiens, ce chiffre est supérieur à celui des électeurs ayant voté pour M. Morsi -13,23 millions, soit 51,7% des suffrages exprimés- au second tour de la présidentielle en juin 2012.

Les partisans de M. Morsi font toutefois valoir que cette pétition n’a pas de valeur constitutionnelle, et que seules des élections peuvent décider du maintien ou du départ d’un chef d’Etat.

M. Morsi a indiqué récemment qu’il comptait rester jusqu’à l’échéance de son mandat, en juin 2016.

Les manifestations de dimanche à l’appel de Tamarrod et d’autres formations de l’opposition correspondent à la date du premier anniversaire de l’investiture de M. Morsi.

L’opposition accuse M. Morsi de gouverner au seul profit de sa formation d’origine, les Frères musulmans, et de vouloir reproduire un système autoritaire. Ses partisans mettent en revanche l’accent sur sa « légitimité », acquise par un vote démocratique.

Gaz et canons à eau pour disperser 2.000 manifestants à Ankara

Source: Belga© afp.

La police antiémeute turque a tiré des gaz lacrymogènes et fait usage de canons à eau dans la nuit de mardi à mercredi pour disperser plus de 2.000 manifestants antigouvernementaux à Ankara, procédant à 16 arrestations, ont rapporté les médias.

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L’intervention de la police s’est produite dans le district de Dikmen, théâtre d’accrochages entre manifestants et les forces de l’ordre depuis le début, le 31 mai, de la fronde contre le régime islamo-conservateur, au pouvoir depuis 2002.

Les manifestants ont érigé des barricades sur une artère routière empêchant la circulation et poussant la police à disperser la foule, ont précisé les chaînes d’information NTV et CNN-Türk. Seize manifestants ont été arrêtés, selon ces chaînes.

La foule dénonçait aussi la remise en liberté par la justice turque d’un policier accusé d’avoir tué un manifestant à Ankara. Un policier turc a été renvoyé lundi devant un tribunal pour avoir mortellement blessé par balle un manifestant, mais il a été laissé libre sous contrôle judiciaire jusqu’à l’ouverture de son procès. L’homme, âgé de 26 ans, est décédé le 14 juin des suites d’une blessure par balle à la tête.

Depuis le début manifestations quatre personnes sont mortes – trois manifestants et un policier – et près de 8.000 autres ont été blessées, selon le dernier bilan du syndicat des médecins turcs. La répression de la contestation par la police turque a suscité de nombreuses critiques dans le monde entier et terni l’image du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan qui l’a ordonnée.

© afp.