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Un islamiste recherché sort une chanson sur… Jésus

Source: AFP© Capture d’écran.

Un ex-crooner libanais devenu un islamiste recherché par les autorités, a sorti cette semaine une chanson louant Jésus-Christ, qui a été mise en ligne sur ses comptes Twitter et YouTube.

Fadel Chaker, chanteur à succès jusqu’à ce qu’il mette fin à sa carrière en 2011, est en cavale depuis l’été, après des affrontements sanglants ayant opposé l’armée libanaise aux partisans de son mentor, le cheikh radical Ahmad al-Assir. « Le Messie est béni et nous sommes ses bien-aimés, il est le porteur de la vraie religion », chante Fadel Chaker, dans un style musical proche de celui des chants islamiques.

Mise en ligne mercredi, la chanson qui dure un peu plus de quatre minutes avait été visionnée près de 50.000 fois jeudi sur son compte YouTube. Accompagné d’un choeur qui entonne le refrain, Fadel Chaker y évoque également la conception virginale de Jésus (« Elle l’a portée, enceinte du Créateur de l’univers, sans le sperme d’un homme »). « On n’est pas un vrai musulman s’il l’on ne croit pas au Messie, que la paix soit avec Lui », a tweeté mercredi l’ex-crooner, connu pour sa voix chaleureuse.

Dans l’islam, Jésus, connu sous le nom d' »Issa, fils de Marie », est considéré comme l’un des prophètes de Dieu et non pas comme son fils. La Vierge est particulièrement estimée et une sourate (ensemble de versets du Coran) lui est consacrée.

La chanson lui a valu des critiques comme des éloges sur son compte YouTube. « Le Christ pour lequel tu chantes a prêché pour la paix et l’amour, pas pour le meurtre », commente un internaute, reprochant à Fadel Chaker son engagement auprès d’un cheikh dont les partisans ont fait usage des armes. « Que tu sois sous l’influence de la drogue ou que tu essaies de faire un come-back dans la société (…) c’est un coup mesquin. Va au diable! »

« Que Dieu te bénisse, nous sommes tous avec toi », écrit un autre. Fadel Chaker, décrit par son entourage comme une personne extrêmement sensible et influençable, avait connu la gloire avec des chansons d’amour dans les années 90.

La révolte contre le régime lancée en Syrie en mars 2011, qu’il soutenait, a révélé son rapprochement du cheikh Assir, un religieux sunnite radical hostile au régime de Damas et au Hezbollah chiite libanais qui combat les rebelles syrienne aux côtés de l’armée de Bachar al-Assad. Il s’est laissé pousser la barbe et s’est mis à considérer que chanter était haram, interdit par l’islam. A l’été, les violents combats se sont soldés par la mort de 17 soldats de l’armée libanaise, que cheikh Assir accuse d’être conciliante à l’égard du Hezbollah.

Le Monde.fr | 04.12.2013 à 18h15 • Mis à jour le 05.12.2013 à 08h10

D'après une source proche du Hezbollah, Hassan Al-Lakiss était très proche du chef du parti chiite, Hassan Nasrallah.

Hassan Hawlo Al-Lakiss, un des dirigeants du Hezbollah, le mouvement armé chiite libanais, a été assassiné mardi 3 décembre vers minuit, « près de sa maison dans la région de Hadath », à trois kilomètres de Beyrouth, a annoncé la chaine de télévision du mouvement, Al-Manar. L’homme a été « abattu par plusieurs balles » après avoir garé sa voiture dans le parking de l’immeuble où il habitait. Le tireur n’aurait pas agi seul. La télévision a montré des traces de pas boueuses sur l’asphalte ainsi que des impacts de balles sur un des murs du parking.

 

Quel rôle jouait Hassan Hawlo Al-Lakiss au sein du Hezbollah ? Quelles étaient ses fonctions et ses responsabilités ? Décrit comme très proche de Hassan Nasrallah, le chef emblématique du mouvement libanais, cet homme de l’ombre, âgé d’une quarantaine d’années, était un des hommes clés du « Parti de Dieu » et un de ses commandants militaires. Selon des sources libanaises, il aurait été chargé des opérations et de la coordination avec les réseaux djihadistes dans les territoires palestiniens. Sa mort risque de constituer un coup dur pour les alliés du régime syrien.

 

Selon le journal libanais L’Orient le jour, un groupe se faisant appeler la « Brigade des sunnites libres de Baalbek » a revendiqué, mercredi 4 décembre, cet assassinat sur son compte Twitter. Le groupe, inconnu jusqu’ici, affirme « avoir à plusieurs reprises mis en garde contre les exactions et les arrestations dont sont victimes les sunnites à Baalbeck de la part des chabihas du Hezbollah », avant d’ajouter : « A partir d’aujourd’hui, les mosquées des sunnites ne seront plus violées à Baalbek », la grande ville de l’est du Liban, bastion du « Parti de Dieu ».

 

LE HEZBOLLAH ACCUSE ISRAËL

 

Le Hezbollah a, quant à lui, immédiatement accusé l’Etat juif, contre lequel il prône la lutte armée. « L’ennemi israélien a tenté d’éliminer notre frère martyr à plusieurs reprises et dans plusieurs endroits, mais ses tentatives avaient échoué jusqu’à celle d’hier soir », a indiqué un communiqué du groupe chiite dont la branche armée a été inscrite, en juillet dernier, sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne.

 

En Israël, le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Yigal Palmor, a tout de suite réagi en prévenant qu’« Israël n’avait rien à voir avec cela ». M. Palmor voit dans les allégations du mouvement libanais « un réflexe pavlovien du Hezbollah, qui lance des accusations automatiques. Ils n’ont pas besoin de preuves, pas besoin de faits, pour eux, Israël est responsable de tout ce qui leur nuit ».

 

« C’est un coup dur pour le Hezbollah » qui, en présentant Israël comme le responsable de l’assassinat, cherche à « occulter les luttes intestines au Liban et les divisions face à la situation en Syrie », a déclaré de son côté le ministre israélien de l’énergie, Sylvan Shalom, assurant que la branche armée du parti enregistrait de plus en plus de pertes en Syrie.

 

Le mouvement chiite s’est progressivement impliqué dans le conflit syrien auprès du régime de Bachar Al-Assad. En mai 2013, il a, par exemple, perdu une vingtaine de combattants dans la bataille pour le contrôle de la ville de Qousseir près de la frontière entre les deux pays. Le Hezbollah, seul parti libanais maintenant une branche armée, affirme que sa lutte aux côtés du régime syrien vise à combattre des « extrémistes » sunnites qui menacent, selon lui, les minorités religieuses comme les chiites et les chrétiens.

Hassan Hawlo Al-Lakiss a été assassiné à Beyrouth. Ce proche d'Hassan Nasrallah était un homme clé du « parti de Dieu ».

ESCALADE DES VIOLENCES AU LIBAN

 

Cet assassinat intervient alors que dans le nord du Liban, dans la ville de Tripoli, les affrontements – 11 morts en trois jours – entre alaouites [une secte chiite à laquelle appartient la famille Assad] et sunnites sont de plus en plus violents, exacerbés par le conflit syrien dans lequel le Hezbollah est engagé. L’implication du mouvement chiite en Syrie a attisé les tensions confessionnelles au Liban qui a, en outre, accueilli plus de 800 000 réfugiés syriens.

 

Depuis cet été, le Hezbollah a été la cible de plusieurs attaques. Le 9 juillet, un attentat à la voiture piégée a été perpétré à Bir Al-Abed, un fief du mouvement dans la banlieue sud de Beyrouth, faisant une cinquantaine de blessés. Le 15 août, au moins 27 personnes ont été tuées dans un deuxième attentat à la voiture piégée à Roueiss, également dans la banlieue sud de Beyrouth.

 

Ces attaques ont été revendiquées par des groupes djihadistes disant répondre, par ces actes, à l’engagement du Hezbollah aux côtés du régime syrien.

 

ATTAQUE CONTRE L’IRAN

 

Le 19 novembre, l’ambassade d’Iran à Beyrouth, située dans un quartier résidentiel du sud de la capitale, a été visée par un double attentat-suicide qui a fait au moins 25 morts, dont l’attaché culturel iranien, et près de 150 blessés.

 

Il s’agissait là de la première attaque visant l’Iran, principal parrain du Hezbollah, depuis le début du conflit syrien. Lors d’une interview télévisée, mardi 3 décembre, Hassan Nasrallah a accusé l’Arabie saoudite et ses services secrets d’être derrière ces attentats qui ont été revendiqué par les brigades Abdallah Azzam, un groupe lié à Al-Qaida.

 

Le dernier meurtre d’un leader du Hezbollah remonte à 2008 à Damas, où Imad Moughniyeh, principal commandant militaire du parti, avait été tué dans un attentat à la voiture piégée. En 1992, des hélicoptères israéliens avaient ouvert le feu sur un convoi dans lequel se trouvait cheikh Abbas Moussaoui, précédesseur de Hassan Nasrallah à la tête du parti chiite. Le responsable avait été tué ainsi que son épouse, son jeune fils et quatre gardes du corps. En 1984, un autre leader du Hezbollah, cheikh Ragheb Harb, avait été abattu au Sud-Liban.

 

Thomas Loubière (avec AFP)

 Hassan Nasrallah face à ses partisans, le 14 novembre 2013, dans la banlieue de Beyrouth.Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 14.11.2013 à 11h46

Le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, allié indéfectible du pouvoir à Damas, a affirmé jeudi que son parti poursuivrait son combat contre les rebelles aux côtés de l’armée de Bachar Al-Assad. « Tant que nous aurons des raisons [decombattre en Syrie], nous y maintiendrons notre présence », a dit Hassan Nasrallah.

« Nos combattants sont présents sur le sol syrien (…) pour affronter tous les dangers créés par les attaques menées contre ce pays et la région », a-t-il ajouté en faisant allusion aux islamistes sunnites étrangers luttant aux côtés des insurgés syriens. Les combattants du Hezbollah ont joué un rôle de premier plan dans la prise de Koussaïr, ville proche de la frontière libanaise, en juin. Selon l’opposition syrienne, ils luttent également aux côtés de l’armée du régime Assad dans le sud de la capitale, Damas, et à Alep, la grande ville du Nord.

 

 

« Ceux qui parlent de notre retrait de Syrie comme condition pour former un gouvernement au Liban, savent bien qu’il s’agit d’une condition irréalisable », a martelé le chef du parti. « Nous ne négocions pas l’existence de la Syrie, celle du Liban (…) pour une poignée de portefeuilles », a-t-il ajouté, alors que le Liban est sans gouvernement en raison des divisions politiques entre le camp du Hezbollah et celui de ses rivaux au sujet de la guerre en Syrie.

Le Hezbollah, seul parti libanais disposant d’une armée, affirme que sa lutte aux côtés du régime syrien vise à combattre des « extrémistes » sunnites qui menacent selon lui les minorités religieuses comme les chiites et les chrétiens.

Une marée humaine a envahi les rues de la banlieue sud de Beyrouth, fief du parti chiite.

Le chef du Hezbollah s’exprimait devant des dizaines de milliers de chiites libanais descendus dans les rues à l’appel du parti pour commémorer, sous haute sécurité, l’Achoura, la fête religieuse la plus importante pour cette communauté. L’Achoura commémore le martyre de Hussein, petit-fils du prophète Mahomet tué au VIIe siècle à Kerbala par les troupes du calife omeyyade, un meurtre à l’origine du plus important schisme dans le monde musulman, entre chiites et sunnites. Hommes, femmes et enfants habillés en noir en signe de deuil ont défilé dans les rues de la banlieue surpeuplée, certains le front ceint d’un bandeau sur lequel est écrit le nom de Hussein.

L’armée libanaise, présente pour la première fois dans la banlieue sud après les attentats, y a déployé ses tanks. Les fiefs du Hezbollah sont considérés comme des « Etats dans l’Etat » par les détracteurs de ce parti qui a parallèlement déployé son puissant service de sécurité à l’occasion d’Achoura.

Liban - Abou JadLe Monde.fr | 11.09.2013 à 10h25 |Par Hélène Sallon (Beyrouth, envoyée spéciale)

 

Piétinant au milieu des débris qui jonchent le sol, Wissam jauge l’avancée des travaux dans le salon de son spacieux appartement. Une large baie vitrée circulaire offre une vue plongeante sur le portrait du cheikh Hassan Nasrallah, le chef du mouvement chiite Hezbollah, accroché à l’immeuble d’en face. Il faudra encore une semaine pour reconstruire les balcons et les murs qui se sont effondrés. « L’appartement était superbe. Rien n’est resté », se désole l’ouvrier de 34 ans, qui montre, non sans fierté, de vieilles photos de l’appartement qu’il tient des parents de sa femme. Zeinab fait le tour des pièces.

 

 

 

 

La chambre des enfants est pratiquement achevée. Jad et Jawad, leurs deux jeunes fils, passent d’une pièce à l’autre avec leur trottinette. Il y a encore quelques jours, ils refusaient de venir. Le souvenir de l’attentat à la voiture piégée qui a dévasté, le 15 août, leur immeuble dans une rue commerçante de Roueiss, au cœur de Dahiyeh, le fief du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, est encore vif.

Zeinab et leurs deux garçons se trouvaient dans la chambre qui surplombe de trois étages le lieu de l’attentat qui a fait 29 morts. « On n’a rien entendu. Le mur extérieur et le balcon se sont effondrés. Jad est tombé sur la tête. On avait du sang partout », se souvient la jeune femme de 27 ans, dont le visage est souligné par un maquillage soigné et un voile coloré. Jad a été blessé au pied et Zeinab au torse. Il a eu trente-six points de suture. Elle, cinquante. « C’est la première fois que je voyais cela. Personne ne s’y attendait. C’est passé, et on ne peut rien faire face à la menace de nouveaux attentats », dit-elle dans un français presque parfait.« Moi, j’étais sûr qu’il y aurait des attentats. Après l’attentat de Bir Al-Abed, le premier jour du ramadan [le 9 juillet], le Hezbollah a pris des mesures de précaution partout. C’est toujours signe d’une menace à venir. Et là, rien qu’à voirl’ampleur des mesures de sécurité dans le quartier, c’est sûr qu’il y en aura d’autres », juge son mari, surnommé Abou Jad dans le quartier. Les entrées de Dahiyeh sont désormais gardées par des barrages, tenus chacun par une dizaine de jeunes hommes en civil du Parti de Dieu qui contrôlent l’identité des passagers et les véhicules. Les allers et venues sont épiés par tous.

 

Liban - Abous Jad

Sympathisant du Hezbollah, Abou Jad ne craint pas les répercussions de potentielles frappes étrangères contre le régime de Damas : « Dès la première frappe aérienne, les bases militaires américaines seront attaquées par la Chine, laRussie et l’Iran. Le Hezbollah répliquera au Sud-Liban aux attaques israéliennes. »Ces menaces sont agitées dans les rangs du Parti de Dieu et de ses alliés à Damas et Téhéran. « Obama a peur. Israël a peur. La terre d’Israël sera totalement anéantie par l’Iran et le Hezbollah s’il y a des frappes. On est prêts depuis longtemps. Il faut écouter ce que le cheikh Nasrallah dit et le croire », invite Alaa, un militant du Hezbollah de 22 ans, chargé de surveiller les moindres faits et gestes des journalistes invités à visiter le quartier.

Quoi qu’il arrive, estime Wissam, les ennemis de toujours, Israël et les Etats-Unis, continueront à fomenter la « discorde » au Liban, en téléguidant des groupes sunnites extrémistes pour perpétrer des attentats. L’enquête, menée par lesservices de renseignement du mouvement chiite et l’Etat, n’a toujours pas abouti.« Les services du Hezbollah travaillent toujours dans le secret et ne révèlent leurs conclusions que quand ils ont remonté à la source », assure Hossam, un jeune de 20 ans.

« MÊME QUAND UN CHIEN MEURT, ILS ACCUSENT LE RÉGIME SYRIEN »

Abou Jab nie toute implication du régime syrien, une piste privilégiée par la justicelibanaise dans les attentats contre deux mosquées sunnites de Tripoli, le 23 août.« Même quand un chien meurt dans la rue, ils accusent le régime syrien. Ce sont les hommes politiques sunnites qui alimentent l’extrémisme auprès de leurs partisans », affirme-t-il, certain que le Hezbollah fait au contraire tout pour éviter une guerre civile au Liban.

Avec d’autres volontaires de Dahiyeh, Abou Jad a donné son sang aux victimes des attentats de Tripoli. Une solidarité que le mouvement chiite revendique sur une affiche aujourd’hui déployée devant le lieu de l’attentat de Roueiss : « Des blessés de Dahiyeh à nos proches de Tripoli… On pense à vous ». En attendant la fin des travaux dans l’appartement, Wissam et sa famille logent dans un luxueux hôtel près de l’aéroport de Beyrouth, payé par le Hezbollah. « Ils nous ont aussi donné 3 000 dollars pour les frais courants », précise-t-il.

En revanche, les travaux de l’appartement sont à leur frais, de même que le remplacement des meubles et de la voiture de Zeinab, totalement brûlée dans l’attentat. Avec sa société de construction, Djihad Al-Bina, le Parti de Dieu prend en charge la reconstruction de la rue, des boutiques et des façades des immeubles détruits. Lors de la guerre de 2006, quand l’immeuble de l’appartement de Zeinab avait été totalement détruit dans un bombardement de l’aviation israélienne, le mouvement avait pris toute la reconstruction à ses frais, jusqu’à l’aménagement intérieur.

« Cette fois, il n’est pas question que le Hezbollah paie, c’est à l’Etat de le faire », estime Zeinab. Un employé de l’Etat est venu établir un dossier, mais ils ne comptent pas là dessus. « Le ministère n’a pas remboursé les gens de Dahiyeh en 2006. Ici, personne ne s’occupe de nous, les chiites, sauf le Hezbollah », se plaint Wissam. Sa fidélité au mouvement chiite est telle qu’il a été autorisé à témoigner sans la présence traditionnellement imposée des gardes de sécurité du parti. Respectueux des instructions, l’homme décline toute question sur l’engagement du mouvement en Syrie et sa préparation à la veille d’une éventuelle frappe étrangère contre le régime de Damas. Il rejette les informations parues récemment dans la presse libanaise, qui font état d’une mobilisation générale dans les rangs du Hezbollah en vue d’une intervention étrangère. « Tout ce qui se passe ici est très secret, même le Hezbollah ne montre pas ses armes dans le quartier », élude-t-il, affirmant ne pas compter au nombre des 15 000 à 20 000 combattants estimés que le Hezbollah aurait entraînés dans le pays. Mais il se dit prêt s’il fallait prendre les armes. « Notre sang coule pour le Saïd [le cheikh Nasrallah]. J’ai sept cousins qui ont été faits martyrs en 2000 et 2006. Moi, je n’ai jamais combattu, mais si jamais le cheikh Nasrallah demande aux hommes devenir aider, je le ferai. »

 

Menaces de Bachar al-Assad contre la France : "le risque est réel"france 24 04/09/2013

Paris doit-il craindre des représailles de Damas en cas d’action armée en Syrie ?C’est en tout cas ce qu’affirme Bachar al-Assad. Selon les experts, le risque est bien réel.

 

 

 

 

Dans une interview au Figaro publiée lundi 2 septembre, le président syrien a mis en garde les autorités françaises contre les conséquences d’une éventuelle action armée. Bachar al-Assad a été clair : si Paris intervient militairement en Syrie, il y aura des « répercussions négatives sur les intérêts de la France ».

Selon nombre d’experts, les représailles syriennes pourraient se traduire par des attentats contre des ambassades ou des ressortissants français au Moyen-Orient, et plus particulièrement au Liban où résident 2 000 Français et 20 000 bi-nationaux.

Les soldats français de la Finul menacés

Pour Alain Rodier, directeur de recherches au Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), « le risque est réel ». « La menace numéro un pèse sur la Finul, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dont la France est l’un des principaux contributeurs. Elle est présente dans le sud du pays, fief du Hezbollah, mouvement armé libanais, indéfectible allié de Damas.

À ce sujet, le spécialiste rappelle que le mouvement chiite armé est totalement dépendant de l’Iran et que c’est en raison des liens entre Damas et Téhéran qu’il combat aux côtés du régime syrien. « Il ne faut pas oublier que des combattants iraniens et du Hezbollah soutiennent l’armée syrienne », rappelle-t-il. Le Hezbollah n’a pas hésité à envoyer en Syrie plusieurs centaines de combattants qui ont notamment eu un rôle déterminant dans la bataille de Qousseir, fief rebelle frontalier du Liban repris par l’armée syrienne.

Interrogée par l’AFP à Beyrouth, la force de l’ONU a assuré prendre « les mesures de sécurité appropriées » conformément à sa propre « évaluation des menaces ». « La situation sur le terrain est calme », a toutefois déclaré mardi une porte-parole. Reste que ce ne serait pas la première fois que le contingent français de la Finul fait l’objet d’attaques. Le 26 juillet 2011, six soldats français de la Finul ont été blessés par l’explosion d’une bombe au passage de leur convoi près de Saïda. Le 9 décembre de la même année, cinq autres militaires français ont également été la cible d’une explosion similaire à Tyr. Le chef de la diplomatie française en poste à l’époque, Alain Juppé, avait alors ouvertement accusé la Syrie de se cacher derrière ces attentats. « Nous avons de fortes raisons de penser » que l’attentat a été commandité par la Syrie, avait ainsi déclaré le ministre. Le soulèvement syrien durait alors depuis plus de 10 mois et Paris avait haussé le ton face à la sanglante répression menée par le régime syrien.

Damas avait déjà été pointé du doigt dans des attentats perpétrés au Liban. Les services secrets syriens, également connus sous le nom de « Moukhabarat », avaient été accusés par le passé de nombreux attentats commis au Liban dont certains contre la France comme celui qui a coûté la vie en 1981 à l’ambassadeur français Louis Delamare. Mais ces derniers, « les seuls en Syrie qui pourraient mener des actions terroristes, ont autre chose à faire, ce serait davantage du côté du Hezbollah que pourrait éventuellement provenir une menace », analyse Alain Rodier.

« Le Hezbollah peut frapper partout dans le monde »

S’il est vrai que les forces françaises de la Finul et d’autres intérêts français au Liban constituent les premières cibles pour d’éventuelles représailles, elles ne sont pas les seules. Alain Rodier estime que « l’Iran, via le Hezbollah peut frapper partout dans le monde ». Et de rappeler, « cela s’est déjà produit : tout récemment en juillet 2012 un attentat meurtrier contre des touristes israéliens en Bulgarie a été attribué au Hezbollah. Environ 18 ans plus tôt, le mouvement avait organisé des attaques en Amérique latine », en Argentine notamment contre un centre culturel juif.

De son côté, le président français François Hollande a affirmé mardi que Paris prenait « toutes les dispositions » face à la menace terroriste. Interrogé mardi par l’AFP sur un éventuel renforcement des mesures de sécurité visant à protéger les ressortissants français, le Quai d’Orsay a répondu que celles-ci étaient, « partout dans le monde, adaptées en permanence en fonction de l’évolution des menaces.

France 24 04/09/2013

Billet écrit avec la collaboration de Wassim Nasr (@SimNasr), journaliste à France24.

Un membre du Hezbollah inspecte des scooters dans la banlieue sud de Beyrouth.

Plusieurs médias libanais et occidentaux ont affirmé que le Hezbollah, allié du régime syrien, est en état de mobilisation générale depuis l’annonce d’éventuelles frappes contre la Syrie. Témoignages d’habitants depuis les fiefs du parti de Dieu.

Des quotidiens libanais, dont L’Orient-Le Jour et al-Akhbar réputé proche du Hezbollah, ainsi que des sources citées par l’AFP ont affirmé que le Hezbollah mobilisait ses combattants et ses partisans en vue d’éventuelles frappes occidentales contre le régime syrien. Les porte-parole du parti, quant à eux, ne se sont pas exprimés sur ces préparatifs
Le Hezbollah, allié indéfectible du régime de Bachar al-Assad, est entré officiellement dans le conflit syrien il y a plusieurs mois. Dans son dernier discours, le secrétaire général du parti Hassan Nasrallah, s’est dit prêt à aller lui-même se battre en Syrie.
Le Hezbollah est une organisation chiite, militaire et politique née en 1982 en tant que résistance islamique à l’occupation israélienne du Liban, avec le soutien de l’Iran et de la Syrie du président Hafez al-Assad, père de l’actuel président syrien. Il est rentré dans la vie politique libanaise dès la fin de la guerre civile en 1992, en participant aux élections législatives, et plus activement depuis le départ des troupes syriennes du Liban en 2005. La branche armée du Hezbollah a été classée comme « organisation terroriste » par l’Union européenne le 22 juillet dernier.
CONTRIBUTEURS

« La mobilisation du Hezbollah concerne le Liban, personne ici ne parle de départs massifs de combattants vers la Syrie »

Kassem Zeïn est ingénieur en informatique à Baflay, un village du Sud-Liban. Son cousin, un combattant du Hezbollah, est tombé à Damas il y a quelques mois.

La mobilisation, ou plus précisément l’atmosphère de mobilisation existe ici depuis que les fiefs du Hezbollah ont été visés par des missiles et par des attentats. Désormais cela fait partie de notre quotidien.
On se prépare à toutes les éventualités. Les processus de ralliement des combattants et les plans d’évacuation d’urgence sont bien rodés, sachant qu’ils ont été mis à rude épreuve plusieurs fois et surtout lors de la guerre de 2006 avec Israël.
Pour autant, personne ici ne parle de départs massifs de combattants vers la Syrie pour soutenir le régime de Bachar al-Assad ou même pour mener des représailles aux éventuelles frappes en Syrie. Aujourd’hui, le Hezbollah se prépare surtout à se défendre et à défendre sa base populaire au Liban contre des attaques de groupuscules ennemis au niveau local.

« Les instances du parti ont présumé qu’en cas de frappes et d’escalade régionale, le Liban risquait de connaître des troubles sécuritaires »

Aabass est ingénieur, il habite la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah. Plusieurs personnes de sa famille sont des membres du parti de Dieu, certains ont des responsabilités militaires.

La mobilisation militaire et populaire était à son niveau maximal dès vendredi et tout le long du week-end. Jeudi [29 août] on s’est réuni avec plusieurs membres de ma famille, notre discussion tournait autour des éventuelles frappes occidentales et la réaction du Hezbollah.
Les instances du parti ont présumé qu’en cas de frappes et d’escalade régionale, le Liban risquait de connaître des troubles sécuritaires. Alors ils ont conseillé aux habitants des villages et des villes du Sud-Liban d’aller vers la capitale Beyrouth. Ce n’était pas un ordre d’évacuation, mais un conseil pour ceux qui en ont la possibilité.
En même temps, il y a eu un appel à la mobilisation des combattants, qui se divisent en deux catégories : les combattants confirmés et les partisans ayant eu un entraînement militaire sommaire. Les combattants aguerris ont été appelés à rejoindre leurs points de ralliements prédéfinis dans leur village ou leur ville et suivant un plan bien établi par le passé et réactivé en cas de crise.
Un certain nombre de combattants a par ailleurs été rappelé de Syrie [une information que nous n’avons pas pu confirmer de source indépendante]. C’est le cas de mon cousin qui est revenu dans son village vendredi [30 août], pour retourner en territoire syrien dimanche [1er septembre], car les frappes ont été reportées. La mission de ces combattants consiste à renforcer le dispositif préexistant pour contrer toute attaque en cas d’escalade.
D’un autre côté, les jeunes partisans, ce qui inclut ceux d’Amal [formation chiite allié du Hezbollah], ont été appelés à rester dans leurs villes et villages et à rester joignables. Ils n’ont rien changé à leur quotidien, sauf qu’ils savaient qu’on pouvait les appeler à n’importe quel moment. Mais toutes les rumeurs concernant les villages qui se vident de leurs jeunes sont complètement infondées et fantaisistes.
Ces jeunes ont pour mission de protéger leurs villes et villages contre d’éventuelles incursions de groupes djihadistes libanais ou palestiniens présents au Liban et qui pourraient profiter du chaos qu’engendreraient les frappes occidentales pour s’attaquer à la base populaire du Hezbollah.
La mobilisation d’effectifs civils et militaires du Hezbollah et d’Amal concerne principalement le Sud-Liban. Au niveau de la banlieue sud de Beyrouth, les mesures restent inchangées depuis le dernier attentat de Roueiss [des membres du Hezbollah quadrillent les rues et font des barrages pour surveiller les entrées et les sorties des quartiers, ndlr.]. Cette stratégie défensive démontre bien que le champ d’action prioritaire du Hezbollah est le Liban et que l’implication dans le conflit syrien est au second plan.

Liban: 27 morts et 352 blessés dans un double attentat à Tripoli

Source: AFP© reuters.

Au moins 27 personnes ont été tuées, dont plusieurs enfants, et 352 blessées vendredi dans un double attentat à la voiture piégée qui a secoué Tripoli, la grande ville du nord du Liban, selon le ministre de la Santé, Ali Hassan Khalil.

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Le Premier ministre libanais sortant Najib Mikati © reuters.

Ces explosions surviennent une semaine après un attentat à la voiture piégée qui a fait 27 morts à Roueiss, dans la banlieue sud de Beyrouth, un fief du puissant mouvement chiite Hezbollah, un allié du régime syrien libanais auprès duquel il combat les rebelles en Syrie.

« Il y a jusqu’à présent 27 martyrs et 352 blessés dans les hôpitaux », a dit à la télévision le ministre libanais, précisant qu’il ne s’agissait pas d’un bilan définitif. Un précédent bilan faisait état de 19 morts et de dizaines de blessés à la suite du double attentat dans la grande ville portuaire à majorité sunnite.

Les télévisions locales ont montré des corps sans vie, de nombreux véhicules en flammes, des hommes transportant dans leurs bras des blessés et des devantures d’immeubles totalement détruites.

A Tripoli, la première explosion s’est produite dans le centre, près de la maison du Premier ministre sortant, Najib Mikati, qui ne se trouvait pas dans la ville, selon les services de M. Mikati.

La deuxième a eu lieu près du port, non loin du domicile de l’ancien chef de la police Achraf Rifi, selon une source de sécurité.

Les déflagrations ont eu lieu à proximité de deux mosquées, le jour de la prière hebdomadaire pour les musulmans.

La capitale du nord du Liban est régulièrement le théâtre d’affrontements entre les sunnites, qui soutiennent en majorité la rébellion syrienne, et les alaouites, plutôt favorables au régime de Bachar al-Assad.

Mercredi, le chef de l’armée libanaise, le général Jean Kahwaji, a affirmé que ses troupes étaient désormais en « guerre totale » contre le « terrorisme », affirmant qu’elles poursuivaient depuis des mois une cellule « qui prépare des voitures piégées », dont une avait explosé le 15 août dans le fief du Hezbollah.

Le Liban est profondément divisé sur le conflit en Syrie voisine, qui a exacerbé les dissensions confessionnelles.

Les sunnites sont en majorité partisans de la rébellion qui veut renverser le régime, tandis que les chiites, emmenés par le Hezbollah, sont en majorité en faveur du président Assad.

« Bachar al-Assad est effondré »

Source: Belga© afp.

Le chef de l’opposition syrienne Ahmad Jarba a déclaré que le président Bachar al-Assad était « effondré » et que la Syrie était en fait gouvernée par son allié iranien, dans un entretien paru dimanche.

M. Jarba a en outre affirmé que les combattants de l’opposition contrôlaient désormais près de la moitié du territoire syrien et que les prochains mois seraient « décisifs ».

« Bachar est un assassin et un criminel et je crois qu’il n’existe plus (politiquement), car il est effondré », a déclaré M. Jarba à al-Hayat, un journal à capitaux saoudiens.

Le chef de l’opposition a de plus répété son refus « que Bachar ou quelqu’un de son clan » prenne part à une solution politique au conflit syrien. « Nous voulons qu’il soit puni pour les crimes de guerre qu’il a commis contre le peuple syrien ».

De toute manière, Assad « ne gouverne pas en ce moment la Syrie, les véritables dirigeants sont les gardiens de la Révolution iraniens (…) et les combattants du Hezbollah » chiite libanais soutenu par Téhéran, a affirmé M. Jarba.

« Avant nous combattions une armée du régime, affaiblie et découragée, sujette à de nombreuses défections. Aujourd’hui nous combattons une armée possédant les armes les plus sophistiquées et conduite par les gardiens de la Révolution, le Hezbollah et les Houthis (rebelles chiites du Yémen) », a expliqué M. Jarba.

Accord sur l’envoi « urgent » d’aide à la rébellion syrienne

Source: AFPJohn Kerry, secrétaire d’Etat américain. © epa.

Les principaux pays soutenant l’opposition syrienne ont annoncé samedi à Doha avoir décidé « une aide urgente en matériel et en équipements » à la rébellion afin de lui permettre de faire face aux « attaques brutales du régime ».

Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères. © reuters.

Réunis à Doha, les onze pays amis de la Syrie, dont les Etats-Unis, la France ou la Grande-Bretagne, ont annoncé avoir décidé « une aide urgente en matériel et en équipements » à la rébellion afin de lui permettre de faire face aux « attaques brutales du régime ».

Ils ont précisé que chaque pays fournirait une aide à la rébellion « à sa manière », contournant ainsi l’épineuse question de l’aide militaire directe que plusieurs pays occidentaux refusent de fournir. Jusqu’à présent, le gros de l’aide militaire provient de l’Arabie saoudite et du Qatar.

Les participants ont souligné dans un communiqué à l’issue de leur réunion que « toute aide militaire sera canalisée » par le Haut conseil militaire syrien relevant de l’Armée syrienne libre (ASL), principale faction de l’opposition armée, afin qu’elle ne tombe pas entre les mains des groupes extrémistes.

Le chef de la diplomatie du Qatar, soutenant activement l’opposition, cheikh Hamad ben Jassem Al Thani, a en outre affirmé que les participants à la réunion avaient pris « des décisions secrètes » pour modifier l’équilibre des forces sur le terrain.

Cheikh Hamad a indiqué que neuf des pays participants étaient d’accord sur l’apport d’aide militaire à l’ASL, ne précisant pas quels étaient les deux Etats réservés sur la question.

Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague avait déclaré avant la réunion que son pays n’avait « pas pris la décision » d’armer la rébellion syrienne.

Laurent Fabius a annoncé que Paris avait envoyé des traitements anti gaz sarin « qui peuvent protéger un millier de personnes ».

Les Amis de la Syrie vont « chacun à sa façon (…) augmenter la portée et l’ampleur de leur assistance à l’opposition politique et militaire », a déclaré le secrétaire d’Etat John Kerry, sans préciser si son pays allait fournir des armes à la rébellion.

Mais il a estimé que les rebelles avaient besoin d’un soutien accru « afin de se rendre à Genève » et de renverser « le déséquilibre sur le terrain », où le régime a récemment enregistré des progrès.

Il a souligné que son pays continuait d’appuyer une solution pacifique et la tenue de la conférence internationale Genève 2 visant à trouver une solution politique au conflit qui a fait en plus de deux ans quelque 93.000 morts selon l’ONU.

Les Etats-Unis soutiennent « la mise en place d’un gouvernement de transition » prévue par l’accord de Genève « qui serait choisi par consentement mutuel par le régime d’Assad et l’opposition », a-t-il dit.

« Bachar al-Assad n’aura aucun rôle dans un gouvernement de transition », ont souligné les Amis de la Syrie.

De son côté, cheikh Hamad a estimé qu’un règlement politique « ne peut être réalisé qu’en établissant un équilibre sur le terrain pour que le régime accepte de négocier ».

La rébellion syrienne avait indiqué fonder beaucoup d’espoirs sur cette réunion.

Selon une source diplomatique occidentale, le chef d’état-major de l’ASL, le général Sélim Idriss, avait présenté « une liste de demandes sur les armes ».

Le porte-parole de l’ASL, Louaï Moqdad, avait annoncé vendredi que l’ASL avait reçu récemment de l’étranger des armes « modernes » susceptibles de « changer le cours de la bataille », notamment des armes anti-aériennes et anti-chars.

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La rébellion réclame des armes lourdes pour protéger les zones civiles de la puissance de feu du régime, qui tente actuellement de reconquérir des poches rebelles à Damas et Alep (nord), après avoir repris début juin avec l’aide du Hezbollah libanais la localité de Qousseir, bastion rebelle stratégique.

Les Amis de la Syrie ont dénoncé « l’intervention des milices du Hezbollah et des combattants d’Iran et d’Irak, qui aident le régime à réprimer le peuple syrien ».

Ils ont exigé « que ces combattants quittent la Syrie immédiatement » et appelé le Hezbollah et l’Iran à « prendre des mesures pour arrêter les tensions confessionnelles ».

Ils ont invité « l’Irak et le Liban à protéger activement leurs frontières » pour prévenir l’entrée de « combattants et équipements » qui accentueraient la tension dans la région.

Samedi, trois enfants ont été tués dans l’est de Damas, pilonné pour le quatrième jour consécutif par l’armée syrienne, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

 

 

Hassan Nasrallah, le secrétaire général du Hezbollah à la chaîne de télévision du Hezbollah al-Manar, 9 mai 2013. PHOTO : AFP / HO / AL-MANAR"

Courrier International

 

Le chef du Hezbollah libanais, allié chiite du régime de Damas, réagit par la surenchère verbale aux récents bombardements israéliens dans la banlieue de Damas.

 

« Hassan Nasrallah se dit prêt à recevoir de nouvelles armes syriennes », titre le journal libanais As-Safir en reprenant le discours du secrétaire général du Hezbollah, allié libanais du régime de Damas, diffusé hier 9 mai.

« Tel-Aviv a voulu entraver le Hezbollah, l’Iran et le régime syrien en lançant des raids aériens sur [la banlieue de] Damas », analyse le journal à propos des bombardements israéliens qui auraient visé, au cours du week-end dernier, des armes que le régime comptait transférer au Hezbollah libanais.

« Pendant moins d’une semaine, Tel-Aviv pensait être la plus forte », poursuit le journal. « Sauf que le secrétaire général du Hezbollah a dessiné une nouvelle équation stratégique, en parlant de nouvelles armes, en disant que le Hezbollah était prêt à les utiliser et en annonçant l’extension du front du Liban vers le plateau du Golan » sur la frontière israélo-syrienne, ainsi que de « l’engagement du Hezbollah aux côtés de la résistance populaire syrienne cherchant à libérer ce territoire » occupé par Israël.