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Manuel Valls en cinq phrases choc

Publié: 1 avril 2014 par gandibleux dans Actualités, Europe, Monde
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Le Monde.fr | 01.04.2014 à 11h57 • Mis à jour le 01.04.2014 à 14h46 |Par Alexandre Léchenet

La passation de pouvoir entre Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls devrait être rapide. Le nouveau gouvernement sera dévoilé mercredi matin.

Nommé le 31 mars premier ministre par François Hollande, Manuel Valls a cultivé, tout au long de son parcours politique, sa position d’iconoclaste au sein du Parti socialiste.

« On pourrait trouver un meilleur nom pour le PS »

En 2009, il multiplie les critiques envers un parti malade de son « antisarkozysme obsessionnel »quand le PS subit encore les contrecoups du congrès de Reims. Martine Aubry, première secrétaire, lui demande dans une lettre envoyée en juillet 2009 de cesser ses critiques ou de quitter le parti.

Il répond dans une tribune publiée par le Financial Timesle 20 juillet 2009, suggérant de changer le nom du parti : « Mon but essentiel est de promouvoir une modernisation radicale de l’idéologie du Parti socialiste, pour lequel nous pourrions trouver un meilleur nom. »

« Tu me mets quelques Blancs, quelques Whites, quelques Blancos… »

Manuel Valls est alors député de l’Essonne et maire d’Evry. Suivi par les caméras de Direct 8 sur une brocante à Evry en juin 2009, il murmure à Christian Gravel, son conseiller, qui s’occupe maintenant de la communication de l’Elysée, que la population n’est pas assez diversifiée à son goûts.

« Oui, nous devrons déverrouiller les 35 heures »

Devenu candidat à la primaire en l’absence de Dominique Strauss-Kahn, Manuel Valls commence sa campagne par une déclaration choc sur le déverrouillage des 35 heures, le 2 janvier 2011. Une manière d’assumer son positionnement social-démocrate et de tacler Martine Aubry, autre candidate à la primaire.

Six mois plus tard, il s’attaque à un autre « tabou » à gauche et propose une hausse de la TVA. « Oui, la TVA sociale est une mesure de gauche », déclare-t-il en octobre 2011 dans Les Echos. Son score à la primaire est faible (5,65 %), mais lui permet de devenir un des hommes forts de la campagne de François Hollande, puis ministre de l’intérieur dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

« Les Roms ont vocation à retourner dans leur pays et à s’intégrer là-bas »

Manuel Valls divise le gouvernement sur la question des Roms. « Ces populations ont des modes de vie différents des nôtres », déclare-t-il ainsi le 25 septembre 2013. Cécile Duflot, ministre écologiste, l’accuse alors de mettre « en danger le pacte républicain ». Quelques semaines plus tard, alors que la famille Dibrani est expulsée, provoquant l’émoi de nombreuses personnes à gauche, Manuel Valls ne varie pas et affirme ne pas être touché par les critiques : « Les étrangers, même en famille, même avec des enfants scolarisés, dès lors qu’ils n’ont plus droit au séjour, doivent quitter le territoire. Il n’y a pas deux politiques possibles. Celle que nous menons, respectueuse des droits, est une politique de gauche » déclare-t-il dansLe JDD.

« Si, demain, on me proposait d’autres responsabilités, je les assumerais, bien évidemment. J’ai toujours pensé que j’avais la capacité d’assumer les plus hautes responsabilités de mon pays »

Dans un entretien à La Provence le 31 mai 2013, alors que Jean-Marc Ayrault est en difficulté, Manuel Valls ne cache pas ses ambitions. Il est plus populaire que François Hollande et Jean-Marc Ayrault depuis août 2012 et son nom revient régulièrement pour devenir premier ministre. En novembre 2013, il pensait enfin y arriver, mais le premier ministre avait sauvé son poste en proposant une « remise à plat » de la fiscalité. M. Valls y parviendra finalement en avril 2014.

 

 

 

Le Monde.fr | 28.03.2014 à 11h11 • Mis à jour le 28.03.2014 à 12h11 | Propos recueillis par Abel Mestre et Caroline Monnot

Marine Le Pen dans les locaux de France Télévisions, le 23 mars.

Marine Le Pen veut parachever la stratégie dite de « dédiabolisation » de son mouvement. Pour cela, la présidente du FN a besoin d’un « bilan » politique à mettre en avant. Ainsi, elle dresse une feuille de route pour ses futurs maires et conseillers municipaux et place la barre très haut : ils devront être vertueux, respectueux de l’opposition et « tenir leurs promesses ».

Quel bilan tirez-vous du premier tour des municipales ?

Marine Le Pen : Un bilan très positif. Nous avons rempli nos objectifs : plus de 500 listes, et nous aurons plus de 1 000 conseillers municipaux à l’issue du second tour. Nous avions envisagé plus de quinze villes gagnables, nous en avons effectivement une quinzaine.

Il y a une grande leçon dans ce scrutin : la nécessité de l’implantation. D’autant plus que l’implantation se fait par cercles concentriques et on l’a démontré dans le bassin minier. D’une ville où l’implantation est faite, ce sont quinze ou vingt villes qui peuvent, la fois suivante, avoir des candidats.

Votre positionnement « ni droite ni gauche » n’est-il pas une impasse qui vous empêche de passer des alliances ?

Pas du tout. C’est ce qu’attendent les Français. Dans notre électorat, il y a des déçus de l’UMP et des déçus du PS. Nous sommes à l’année zéro d’un grand mouvement patriote, ni de droite ni de gauche, qui fonde son opposition avec la classe politique actuelle sur la défense de la nation, le rejet de l’ultralibéralisme, de l’européisme, capable de transcender les vieux clivages pour poser les vraies questions : est-on dans une vision nationale ou postnationale ? J’espère que cela apparaîtra de manière claire lors des élections européennes.

  • Marine Le Pen: « le FN est le premier parti de France » – 07/10

    Interrogée par BFMTV sur les appels de la gauche à « faire barrage au FN » en votant UMP au second tour, Marine Le Pen a déclaré: « s’ils (le PS et l’UMP) sont contraints de faire un front soit-disant républicain pour faire battre le FN, ça veut donc bien dire que seuls ils ne peuvent pas le faire battre, et que donc le FN est d’ores et déjà le premier parti de France ».

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Pour vous, le FN pourra prendre le pouvoir seul ?

On passe par une tripolarisation de la vie politique française. Or, sauf à passer à une VIe République, la Ve va imposer à nouveau une bipolarisation, c’est la logique des institutions. Cela se fera entre l’UMPS d’un côté et le Front national-Rassemblement Bleu Marine de l’autre.

Est-ce l’étiquette FN ou vos idées qui empêchent des militants UMP de vous rejoindre ?

Non, le seul plafond de verre que l’on a encore, et qui est en train de sauter, est de ne pas pouvoir montrer ce que l’on est capable de faire. C’est-à-dire, un bilan. C’est ce qui nous manque. C’est important. Je n’entends pas refuser cet obstacle. C’est grâce à ce bilan que l’on passera à un stade supérieur.

Contribution externe Publié le dimanche 23 mars 2014 à 18h04 – Mis à jour le lundi 24 mars 2014 à 12h36

 

Une opinion de Philippe Hambye, sociolinguiste, UCL (Centre VALIBEL, Institut Langage &Communication).

La semaine de « la langue française en fête » qui s’achève a été l’occasion de célébrer la richesse du français, mais aussi de rappeler combien sa maîtrise constitue une ressource importante. A cet égard, au sein des universités, les problèmes de maîtrise de la langue apparaissent depuis plusieurs années comme une des embûches dans la transition de l’enseignement secondaire vers le supérieur.

Mais de quoi parle-t-on quand il est question de maîtrise du français ? Dans l’esprit de la plupart des gens, « bien écrire » – puisque c’est le plus souvent à l’écrit que la question se pose – c’est écrire « sans fautes ». Plus généralement, c’est la méconnaissance des règles du français qui est pointée du doigt, en particulier lorsqu’on évoque, par exemple, le taux important d’échecs scolaires parmi les élèves issus de l’immigration, supposément bilingues ou non francophones.

Or, des recherches suggèrent que les difficultés des scripteurs faibles sont moins liées à une méconnaissance des règles propres à une langue donnée, qu’à un mésusage de ces règles : par exemple, le problème n’est pas tant que les étudiants manquent de vocabulaire ou ne connaissent pas le sens des mots, mais bien qu’ils ne tiennent pas compte du sens précis des mots qu’ils lisent ou utilisent dans leurs textes.

En d’autres termes, ceux qui ont des difficultés à l’écrit n’exploitent pas adéquatement les outils linguistiques dont ils disposent de manière à recevoir ou à transmettre efficacement un message, dans le rapport isolé avec un texte (ce qui semble en revanche nettement plus accessible pour eux dans le dialogue avec un enseignant). Lire et écrire pour communiquer efficacement suppose d’adopter une posture particulière par rapport au texte, qui consiste à l’appréhender de façon distanciée, pour en analyser la structure, le fonctionnement et déterminer ainsi le message précis que ce texte véhicule.

C’est cette posture analytique et réflexive qui fait défaut chez certains étudiants et qui les empêche, par exemple, tant de saisir les consignes d’une question d’examen que d’y répondre adéquatement. Force est de constater que notre enseignement ne parvient pas à faire acquérir cette posture par les étudiants qui n’y ont pas déjà été accoutumés dans le cadre familial.

Sans doute parce que dans leur formation initiale, les enseignants ne sont pas eux-mêmes été sensibilisés à ces enjeux, qui restent en général implicites : ce rapport particulier au langage fait partie des savoir-faire dont on hérite plus qu’on ne les apprend.

En outre, les activités scolaires visant à développer de façon systématique les compétences d’analyse du langage des élèves (ex. transformer des phrases actives à la voix passive) déconnectent souvent ces compétences de leur fin ultime (bien communiquer), et contribuent dès lors à en faire des exercices de pure manipulation formelle dénués de pertinence pour les élèves.

Il semble pourtant crucial d’apprendre aux élèves à interroger la façon dont est produit le sens des discours auxquels ils sont confrontés ou qu’ils écrivent, en les invitant à se poser en priorité certaines questions (mon texte exprime-t-il mes idées de façon juste, précise, lisible, etc. ?) plutôt que d’autres (le vocabulaire est-il varié ? Le style est-il soutenu et fait-il sérieux ?).

C’est cet objectif que poursuivent des dispositifs pédagogiques mis en place à l’UCL – parmi lesquels le site internet REFLEX (http://sites.uclouvain.be/reflex/), que nous avons mis au point avec Stéphanie Kleinen et Isabelle Motte.

Il s’agit cependant d’initiatives isolées qui gagneraient à être intégrées dans une réflexion sur les moyens d’aider les étudiants du secondaire comme du supérieur à mieux exploiter leurs connaissances sur la langue, de manière à les mettre au service de la communication et de l’échange d’idées.

 

LE MONDE | 26.11.2013 à 13h35 • Mis à jour le 04.12.2013 à 20h32 | Par Gaëlle

Scène de prostitution à Nice, en mars 2013.

L’’Asemblée nationale a adopté, mercredi 4 décembre, par 268 voix contre 138, la proposition de loi de lutte contre le système prostitutionnel, qui instaure une contravention de 1 500 euros contre les clients de prostituées, et une amende de 3 750 euros en cas de récidive.

 

La loi abolit également le délit de racolage et instaure un “parcours de sortie de la prostitution”. De nombreux députés étaient absents ou se sont abstenus, mais la mobilisation a été bonne au groupe socialiste, puisque 238 députés sur 292 ont soutenu le texte. Cinq d’entre eux, dont Jean-Marie Le Guen, ont voté contre. Le Front de gauche a voté pour.

 

 

En revanche, alors que le groupe avait dans un premier temps annoncé une abstention, l’’UMP a massivement voté contre avec 101 députés. 42 autres députés se sont abstenus et 45 n’’étaient pas présents. Seuls 10 ont voté pour, dont l’’un des principaux promoteurs du texte, Guy Geoffroy et la candidate à la mairie de Paris, Nathalie Koscuisko-Morizet.

 

L’UMP a mis en garde contre les risques liés, selon elle, à l’’abolition du délit de racolage, et à un possible “appel d’’air” lié à l’octroi de titres temporaires de séjour aux migrantes qui arrêteraient de se prostituer. Les Verts se sont en majorité opposés au texte – 12 contre, 4 pour, 1 abstention – pour d’’autres raisons : ils redoutent une dégradation sur le terrain pour les prostituées contraintes à davantage de clandestinité. La proposition a rassemblé peu de voix chez les radicaux et à l’UDI, qui a dénonce l’impréparation du texte.

 

Avant d’entrer en vigueur, le texte devra cependant franchir l’étape du Sénat qui devrait l’examiner d’ici à fin juin. Vingt sénateurs de tous bords, dont Laurence Rossignol (PS), Chantal Jouanno (UDI) et Jean-Vincent Placé (Europe Ecologie-Les Verts), ont d’ailleurs réclamé « un examen de ce texte à court terme par par la Chambre haute ».

 

  • Combien de personnes sont concernées par la prostitution ?

 

C’est le grand flou. Le nombre de prostituées est évalué entre 20 000 et 40 000. Le chiffre est contesté par le Syndicat du travail sexuel (Strass), qui relève qu’en Allemagne, il s’élève à 400 000. Les chiffres officiels français sont estimés à partir du nombre d’interpellations pour racolage et de victimes identifiées dans les affaires de proxénétisme. Ils intègrent une évaluation du nombre de prostituées passant leurs annonces sur Internet. Mais celle-ci est, de l’avis même des services de police, peu fiable, car cette activité, cachée et mobile, est très difficile à quantifier. Quelque 10 000 annonces différentes ont été comptabilisées sur une journée. Environ 15 % des prostitués seraient des hommes. Entre 12 % et 18 % des hommes auraient déjà payé pour du sexe.

 

  • Quelles mesures contre l’organisation de la prostitution ?

 

La proposition de loi prévoit que lorsque les sites Internet hébergés à l’étranger contreviennent à la loi française sur le proxénétisme et la traite, les fournisseurs d’accès devront empêcher l’accès à leurs services. Une mesure qui pose à la fois des questions de légitimité (sur le filtrage d’Internet) et de faisabilité.

 

  • Quelles mesures en faveur des prostituées ?

 

Le délit de racolage public, qu’il soit actif ou passif, est abrogé. Selon l’Inspection générale des affaires sociales, cette disposition a accru la précarité des prostituées en les contraignant à se prostituer dans des zones éloignées. La police, en revanche, l’estimait utile pour lutter contre les troubles sur la voie publique, ainsi que pour prendre contact avec les prostituées et recueillir des renseignements sur leurs éventuels proxénètes.

 

Cependant, le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, a estimé, jeudi 14 novembre, devant la commission spéciale de l’Assemblée, qu’au vu des statistiques, ce délit n’avait pas eu de rôle significatif dans la lutte contre la traite.

 

Un fonds pour la prévention de la prostitution et l’accompagnement social et professionnel des personnes prostituées est créé. Ses recettes seront constituées de crédits d’Etat, des recettes provenant d’affaires de proxénétisme démantelées et d’un prélèvement sur les amendes prévues pour les clients.

 

Un « parcours de sortie de la prostitution » est proposé aux femmes qui en font la demande auprès d’associations agréées (fixées par décret). Ces personnes bénéficieront d’une remise totale ou partielle d’impôts, de places en centres d’hébergement, etc. L’objectif est de toucher plusieurs milliers de personnes par an. Le budget « en rapport avec cet effort » s’élèvera de 10 millions à 20 millions d’euros par an, selon la ministre des droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem.

 

Une autorisation provisoire de séjour de six mois sera délivrée aux migrantes qui s’engagent dans le parcours de sortie de la prostitution. Jusqu’à présent, seules celles qui dénonçaient leur proxénète y avaient droit. Elles bénéficieront de l’allocation temporaire d’attente (336 euros par mois).

 

  • Quelles mesures contre les clients ?

 

L’achat de services sexuels, considéré comme une violence, devient hors la loi. Une peine de prison pour les clients récidivistes avait d’abord été envisagée, avant d’être écartée.

 

S’ils sont pris en flagrant délit, les clients risqueront une amende de 1 500 euros, doublée en cas de récidive. Une peine complémentaire est créée, les stages de « sensibilisation aux conditions d’exercice de la prostitution ». L’objectif est de dissuader les réseaux de traite de s’installer en France et de faire évoluer les comportements.

 

  • Qui est pour, qui est contre ?

 

De nombreuses associations féministes (Osez le féminisme, l’Assemblée des femmes, le Collectif féministe contre le viol…), le mouvement du Nid, qui est présent sur le terrain et soutient la reconversion de prostituées, et la Fondation Scelles font campagne en faveur de la loi. Ils sont rassemblés dans le collectif Abolition 2012.

 

En revanche, le planning familial, le Strass, Act Up et plusieurs associations de soutien aux prostituées (Médecins du monde à Paris et à Nantes, Cabiria à Lyon, Grisélidis à Toulouse, les Amis du bus des femmes à Paris) sont opposés à la pénalisation des clients. Ils estiment que les prostituées de rue seront encore plus poussées dans la clandestinité.

 

Les forces de l’ordre, de leur côté, regrettent la suppression du délit de racolage et estiment que l’infraction de recours à la prostitution sera difficile à mettre en évidence, comme M. Valls lui-même l’a affirmé devant les parlementaires.

 

Nouvelle suspension d’un candidat d’extrême droite pour racisme

Source: Belga© afp.

Un candidat du parti d’extrême droite FN aux municipales de 2014 en France a été suspendu pour racisme, a annoncé jeudi sa formation qui avait déjà écarté en octobre pour la même raison une autre postulante.

© legislatives2012.ouest-france.fr.

Jean-François de Brugière devait figurer en deuxième place sur une liste à Saumur dans le centre-ouest de la France. Il a été suspendu pour avoir soutenu une adolescente qui avait comparé la ministre de la Justice, Christiane Taubira, originaire de Guyane, à une « guenon », a précisé la fédération locale du FN.

L’ex-candidat avait transmis une lettre au journal Courrier de l’Ouest, reproduite sur le site internet de ce quotidien, dans laquelle il écrit notamment: « Les Français sont des millions à n’avoir rien trouvé à redire aux paroles de cette gamine de 11 ans à Angers… pas plus que de Tintin se baladant en Afrique ».

Fin octobre, cette adolescente, membre d’un groupe manifestant à Angers (ouest) contre le mariage homosexuel instauré par la ministre de la Justice, l’avait comparée à « une guenon ».

« Nous condamnons fermement les injures qui ont été tenues à l’endroit de la Garde des Sceaux », a expliqué le Front National, engagé depuis des mois sous la houlette de sa présidente, Marine Le Pen, dans une entreprise de dédiabolisation du parti afin de convaincre de sa légitimité à gouverner.

A la mi-octobre, le FN avait déjà suspendu dans le nord de la France une candidate aux municipales prévues en mars, Anne-Sophie Leclere, pour avoir tenu des propos jugés racistes visant également Christiane Taubira.

Fin de cavale pour le tireur présumé de Libération et de la Défense

L’ADN de l’homme placé en garde à vue mercredi soir en région parisienne correspond à celui du tireur de Libération et de la Défense. Il s’agit d’Abdelhakim Dekhar, condamné en 1998 dans l’affaire Rey-Maupin.

C’est la fin d’une traque qui aura duré cinq jours. L’ADN du suspect placé en garde à vue mercredi soir correspond bien à celui du tireur à l’origine des attaques de BFMTV, de Libération et de la Défense. L’homme soupçonné d’avoir semé la panique dans Paris s’appelle Abdelhakim Dekhar, il avait déjà été condamné à quatre ans de prison dans l’affaire Rey-Maupin.

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, qui a confirmé l’identité du tireur présumé, a souligné le travail « formidable de la police » et rendu hommage à « leur professionalisme et à leur rapidité », lors d’une conférence de presse au siège de la police judiciaire à Paris dans la nuit de jeudi à vendredi.

Tentative de suicide

Le suspect avait été repéré vers 19 heures dans un véhicule stationné dans un parking souterrain de Bois-Colombes, en région parisienne. Il avait été retrouvé dans un état semi-comateux après avoir, semble-t-il, ingéré des médicaments. Un geste « qui peut laisser penser à une tentative de suicide », a expliqué Manuel Valls.

On ne sait toujours rien des motivations d’Abdelhakim Dekhar. Le suspect n’est pas en mesure d’être entendu. « Il a été soigné, il sera sans doute sur pied très rapidement pour que l’enquête puisse se poursuivre et évidemment qu’il soit interrogé », a précisé le ministre de l’Intérieur.

L’interpellation du suspect s’est faite grâce à un témoignage recueilli par la police de Courbevoie. Un homme qui a affirmé avoir hébergé Abdelhakim Dekhar a contacté le commissariat. Le suspect lui aurait confié qu’il « avait fait une connerie » en évoquant l’affaire, a précisé une source proche de l’enquête.

L’affaire Rey-Maupin 

Abdelhakim Dekhar avait participé à l’équipée sanglante de Florence Rey (19 ans) et Audry Maupin (23 ans), qui avait fait cinq morts dont trois policiers en 1994 dans Paris. Surnommé « Toumi » à l’époque de l’affaire, il avait été condamné à quatre ans d’emprisonnement – exactement la durée de sa détention provisoire – pour avoir acheté le fusil à  pompe utilisé lors de la fusillade.

Un seul homme

Le ministre français de l’Intérieur avait annoncé, mardi 19 novembre, que les enquêteurs chargés de retrouver le tireur avaient effectué « tout un travail sur (son) ADN ».

Les empreintes génétiques ont permis aux enquêteurs d’acquérir la certitude qu’un même homme est l’auteur de l’attaque de lundi à Libération, où un assistant photographe a été grièvement blessé, des tirs qui ont suivi, sans faire de victime, à La Défense, ainsi que de la prise d’otage d’un automobiliste dans la foulée.

« L’hypothèse d’un auteur unique est donc confirmée », avait déclaré à l’AFP mercredi matin le procureur de Nanterre, Robert Gelli.

Cette arrestation est le résultat de l’appel à témoin lancé par les enquêteurs de la brigade criminelle de la police judiciaire parisienne, après publication, mardi, d’une photo issue d’une caméra de vidéosurveillance de la RATP.

L’ONU condamne les « attaques racistes » contre Christiane Taubira

L'ONU condamne les "attaques racistes" contre Christiane Taubira
© AFP

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme a fermement condamné, vendredi à Genève, les « attaques racistes » dont a fait l’objet la ministre française de la Justice, Christiane Taubira

« Nous condamnons les attaques racistes dont fait l’objet depuis plusieurs semaines la ministre française de la Justice, Christiane Taubira, et notamment la couverture d’un hebdomadaire d’extrême droite « Minute » publié mercredi 13 novembre avec la photo de la ministre accompagnée de la légende : ‘Maligne comme un singe, Taubira retrouve la banane' », a déclaré vendredi 16 novembre un porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme, lors d’un briefing à Genève.

Selon ce porte-parole, « l’intention raciste qui se cache derrière ce jeu de mots ne fait aucun doute, et ce malgré les protestations du magazine », qui affirme n’avoir utilisé que deux expressions françaises, « dont la seconde est familièrement utilisée pour décrire une personne en bonne forme ».

« Abus totalement inacceptables »

Le Haut-Commissariat dénonce aussi les autres attaques dont Christiane Taubira a été victime ces dernières semaines. Ces « abus totalement inacceptables perpétrés à l’encontre d’une responsable politique connue, en raison de sa couleur de peau, sont une manifestation claire de la montée du racisme, de la xénophobie et de l’intolérance à l’encontre des minorités ethniques ou religieuses et des migrants dans de nombreux pays européens », indique le Haut-Commissariat.

L’agence de l’ONU rappelle encore les recommandations adressées à la France par le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale, qui lui demande d’utiliser tous les moyens possibles pour contrer une vague croissante de racisme et de xénophobie. Le Haut-Commissariat avait déjà condamné en juillet dernier les attaques racistes similaires contre la ministre italienne de l’Intégration,Cécile Kyenge.

Quelques semaines plus tôt, Christiane Taubira avait été comparée à une guenon par une ex-candidate du Front national aux municipales – exclue depuis par son parti – et par une fillette faisant partie d’un groupe opposé au mariage gay.

Découverte de la première peinture à fresque connue de l’époque maya

Source: Belga© afp.

Des archéologues guatémaltèques et espagnols ont découvert au nord du Guatemala, près de la frontière mexicaine, la première peinture murale « à fresque » connue à ce jour de l’époque maya, datant du 8e siècle, a annoncé vendredi l’un des experts.

© belga.

« A ce jour, il s’agit de la première peinture murale » maya réalisée avec la technique picturale dite « à fresque » (a fresco) qui consiste à peindre sur un enduit avant qu’il ne soit sec, a expliqué à l’AFP l’Espagnole Cristina Vidal, directrice scientifique du site archéologique La Blanca où la peinture a été découverte. Les ruines de ce site, qui hébergent un palais maya, se trouvent dans le département de Petén (nord), près de la frontière avec le Mexique et Belize.

« Il s’agit d’une peinture à fresque comparable aux fresques italiennes de la Renaissance, et non d’une peinture +à sec+ comme on les trouve habituellement dans toutes les peintures murales mayas connues jusqu’ici », a expliqué Mme Vidal.

Des experts des universités espagnoles et de l’école polytechnique de Valence, ainsi que de l’université de San Carlos du Guatemala, travaillent à la réhabilitation du site archéologique La Blanca depuis 2004.

La fresque murale, qui se trouve dans une partie d’un palais maya construit à la période classique tardive (600-900 après J-C), raconte un « événement historique avec une présentation d’offrandes à un personnage spécial », a ajouté la spécialiste.

La fresque montre une scène avec de nombreux personnages masculins, féminins, des enfants et des serviteurs, avec un bandeau de hiéroglyphes.

Un alpiniste trouve un trésor sur un glacier du Mont-Blanc

Source: Belga© afp.

Un jeune alpiniste français a découvert pour plusieurs dizaines de milliers d’euros de pierres précieuses sur un glacier du Mont-Blanc, provenant probablement du crash d’un avion indien vieux d’un demi-siècle, a-t-on appris jeudi auprès de la gendarmerie.

Les pierres précieuses, des émeraudes, saphirs et rubis, ont été remises à la gendarmerie de Bourg-Saint-Maurice (centre-est) début septembre.

Leur valeur a été évaluée entre 130.000 et 246.000 euros par un joaillier local. Le jeune alpiniste, qui souhaite garder l’anonymat, les a découvertes alors qu’il évoluait sur le glacier des Bossons.

Il a aperçu une boîte métallique qui gisait sur le glacier. A l’intérieur, se trouvaient de petits sachets, dont certains portaient la mention « Made in India », contenant les pierres précieuses.

« C’est un jeune homme honnête qui a très vite compris que ça appartenait à quelqu’un qui était mort sur le glacier », a expliqué le chef d’escadron Sylvain Merly, commandant de la compagnie de gendarmerie d’Albertville.

Deux avions indiens se sont écrasés sur le Mont-Blanc en 1950 et 1966. Depuis lors, les alpinistes découvrent régulièrement des morceaux de carlingue, des valises ou même des restes humains.

Dans le cas des pierres précieuses, « si on ne retrouve pas le propriétaire, un article de loi prévoit que ça pourrait revenir au jeune alpiniste », a expliqué le commandant Merly. Les pierres ont été mises sous scellés et remises au parquet d’Albertville.

Les autorités françaises devraient désormais prendre contact avec les autorités indiennes afin de retrouver le propriétaire ou ses héritiers.

Discours de François Hollande lors de la 68e assemblée générale de l'ONU, le 24 septembre à New York.
Discours de François Hollande lors de la 68e assemblée générale de l’ONU, le 24 septembre à New York. | AFP/TIMOTHY CLARY

Ses conseillers, à la veille de l’ouverture de la 68e assemblée générale de l’ONU, avaient prévenu : il ne fallait pas en attendre de « scoop », ni de déclaration fracassante. Ni de sa part ni de celle des autres, d’ailleurs. C’est pourtant sur une ligne résolument offensive que s’est exprimé François Hollande, mardi 24 septembre, à la tribune des Nations unies, dans un discours dont le fil directeur fut« l’honneur de l’ONU d’agir là où les droits fondamentaux sont bafoués ». Une ligne qu’il a déclinée en tous points, et d’abord sur le dossier syrien.

« MESURES COERCITIVES »

« La solution est politique », a-t-il bien sûr précisé. Passé en quelques semaines d’un rôle moteur, dans un scénario de frappes conjointes franco-américaines, à celui de grand absent des discussions entre la Russie et les Etats-Unis, M. Hollande a néanmoins argué des « blocages du conseil de sécurité » pour tenterde se repositionner dans un registre plus ferme. Prenant notamment soin derappeler, afin d’atténuer le sentiment d’isolement laissé par la dernière séquence diplomatique, que la « pression » exercée au premier chef par la France et les Etats-Unis avait « produit de premiers résultats : une négociation est engagée pour la vérification » des stocks d’armes chimiques du régime de Damas.

Le chef de l’Etat a maintenu « trois exigences » concernant la résolution en cours de négociation : que celle-ci « ouvre clairement la possibilité pour le conseil de sécurité de se saisir à tout moment de cette question des armes chimiques », qu’elle « puisse prévoir des mesures coercitives, c’est-à-dire sous chapitre VII, en cas de non respect des engagements par le régime syrien », et enfin, « que ceux qui ont commis ces crimes soient tenus pour responsables devant la justice ».

LE CHOIX D’UN DIALOGUE « DIRECT ET FRANC »

Ecarté du cœur des tractations sur la Syrie, le président français, qui rencontrait quelques instants plus tard le président iranien, Hassan Rohani, a ainsi semblécontre-attaquer, en endossant sur de nombreux autres terrains la posture du lanceur d’alerte : « Le pire risque, c’est l’inaction, a-t-il martelé. La pire décision, c’est de ne pas en prendre. Le pire danger, c’est de ne pas le voir. La responsabilité de l’ONU, c’est d’agir. » Se posant en réformateur de l’institution, le chef de l’Etat a ainsi proposé « qu’un code de bonne conduite puisse être défini entre membres permanents du Conseil de sécurité et qu’en cas de crime de masse ils puissent renoncer collectivement à leur droit de veto. »

Il a par ailleurs revendiqué son choix d’un dialogue « direct et franc » avec l’Iran, tout en affirmant : « autant je suis pour le dialogue, autant je reste ferme sur la question majeure de la prolifération nucléaire ».

S’appuyant sur l’exemple du Mali, qu’il avait brandi l’an passé à l’ONU et qu’il a mis à son crédit pour assurer que « des victoires sont possibles contre le terrorisme », il a ainsi lancé un nouveau « cri d’alerte » sur la République centrafricaine, exhortant l’ONU à confier un mandat à une force africaine, avant l’élargir son propos à la question de l’aide au développement et du réchauffement climatique. Entre succès de l’opération malienne et impuissance face à la crise syrienne, c’était bien le message qu’entendait délivrer François Hollande, pour sa deuxième intervention à la tribune des Nations unies : « La France prend toujours et sur tous les sujets ses responsabilités. »

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