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Coupe des Confédérations: le Brésil donne une leçon à l’Espagne (3-0)

Source: Belga© photo news.

C’est un petit séisme sur la planète football: l’Espagne hégémonique s’est fait écraser en finale de la Coupe des Confédérations dimanche au Maracana par le Brésil (3-0), qui a remporté ainsi la compétition pour la troisième fois de suite et pris surtout date pour le Mondial 2014.

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Un doublé de Fred (2e et 47e) et un but du jeune prodige Neymar (44e) ont permis aux Brésiliens de conforter leur statut de favori pour ce Mondial à domicile et de stopper la série record d’invincibilité de l’Espagne (29 matches de compétition), qui n’a toujours pas réussi à remporter la Coupe des Confédérations.

Jamais le vainqueur de la « Coupe des Conf' » n’a gagné la Coupe du monde qui s’ensuit. Mais cette superstition était bien éloignée des quelque 73.000 coeurs brésiliens massés dans le mythique stade de Rio de Janeiro, qui ont connu une fête dépassant leurs plus folles espérances.

Car dépassée, l’Espagne, qui aura donc échoué dans la quête de son Grand Chelem, l’a été comme jamais, et son statut de double championne d’Europe et de championne du monde en titre vacille désormais sérieusement sous les trois buts brésiliens. Les trois coups brésiliens avant d’entrer en scène pour « son » Mondial ?

Mais y a-t-il eu seulement un match?
Le Brésil s’était révolté en prenant la rue lors de massives manifestations, et le gaz lacrymogène venu picoter les narines des spectateurs, utilisé par les forces de l’ordre aux abords du stade contre des protestataires, le rappelait. Son équipe nationale du Brésil s’est mise à l’unisson, au gré d’une révolte dirigée, elle, contre l’empire espagnol. Renversante!

Le scénario fut un calvaire pour la Roja, qui a encaissé des buts dès l’entame, en fin de première période et au début de la seconde, et qui a même raté un penalty, tiré à côté par Sergio Ramos (55e)! Et un carton rouge pour Piqué (68e)! Et le public qui se met à scander le nom de la chanteuse vedette Shakira, la compagne de ce dernier, présente au stade! Et les « olé » du Maracana chambreur!

Enfer espagnol, car ou donc paradis brésilien. « Le Brésil doit se faire respecter à la maison », avait prévenu le sélectionneur Luiz Felipe Scolari. Pour l’Espagne, c’était une maison de correction! Le onze-type de Luiz Felipe Scolari est arrivé au faîte de sa forme pour le jour J. Enfin, le jour J sera bien une finale au Maracana, mais le 13 juillet 2014 pour la Coupe du monde, l’objectif prioritaire de la Seleçao.

« Golaço de Neymar »
« C’est un match qu’on pourra analyser, dont on pourra retirer des paramètres qui nous seront utiles pour la Coupe du monde », avait avancé « Felipao ». C’est prometteur!

En attendant, ce dimanche, tous les voyants étaient au vert et jaune. Neymar a inscrit un nouveau « golaçao » et a confirmé son ascension avant le grand saut au Barça, Fred a marqué un doublé et rejoint Torres en tête du classement des buteurs (5 réalisations), la paire Paulinho-Luiz Gustavo a totalement annihilé Xavi et considérablement gêné Iniesta, et la défense brésilienne a rendu le secteur offensif espagnol tout simplement inoffensif.

Tout s’est très vite dessiné. Les Brésiliens ont l’habitude de mettre, d’emblée, une pression d’enfer. Dès la 2e minute, coup de maître de Fred, au sortir d’un cafouillage et d’un tacle à terre juste devant Casillas. Dans un style très Fred! Et cette pression a fait dérailler la machine collective de la Roja. Ses rouages avaient déjà montré des signes de rouille lors de ses deux derniers matches, contre le Nigeria, finalement balayé (3-0), et surtout l’Italie en demi-finale (0-0 a.p., 7-6 t.a.b.).

Une usure pointée par Vicente Del Bosque. « Nous n’arrivons pas au meilleur moment, physiquement, parce que la saison a été très longue », avait dit samedi le sélectionneur.

Seul Iniesta avait encore du ressort: le Barcelonais aimantait tous les ballons offensifs et insufflait un minimum de vie dans le jeu espagnol. Son accélération assortie d’un frappe lointaine, détournée en corner par Julio Cesar (20e), faisait office d’aveu d’impuissance, comme ce tir sans conviction (58e).

Et quand la machine se remettait en marche, elle butait sur une défense brésilienne en état de grâce. « J’ai marqué un but mais David Luiz l’a annulé », pourrait ainsi dire Pedro après le sauvetage de l’arrière central (41e) en paraphrasant le mot célèbre de Pelé sur l’arrêt du gardien anglais Gordon Banks au Mondial 1970. Et le Maracana de scander « David Luiz! David Luiz! », un privilège rare pour un défenseur. Avant de chavirer de bonheur au coup de sifflet final. Et de prendre rendez-vous pour le 13 juillet 2014.

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 l’Espagne s’impose face à l’Italie et s’offre sa finale face au Brésil

Source: Belga© reuters.Il fallu aller jusqu’au bout des tirs au but (7-6) pour voir l’Espagne venir à bout de l’Italie en demi-finale de la Coupe des Confédérations. Les deux équipes n’ont pu se départager après le temps réglementaire et la prolongation, jeudi à Fortaleza, restant sur un 0 à 0.

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L’Espagne, championne du monde et d’Europe en titre, rejoint ainsi le Brésil en finale. Les Brésiliens s’étaient imposés 2 buts à 1 face à l’Uruguay.

Le duel entre Espagnols et Italiens, qui restaient eux sur un 4 à 0 en finale du dernier Euro, s’est joué lors de la séance des tirs au but remportée par l’Espagnol. Après un sans-faute des deux côtés, c’est Bonucci qui a manqué son envoi permettant ensuite à Navas de donner la victoire à l’Espagne 7 tirs au but à 6.

L’Espagne, double championne d’Europe et championne du monde, décroche la première finale de Coupe des Confédérations de son histoire après avoir échoué en demi-finales en 2009. Elle affrontera le Brésil qui en est le double tenant du titre (pour trois victoires finales au total dans la compétition).

La finale et le match pour la 3e place se joueront dimanche.

 

Le Brésil en finale de la Coupe des Confédérations

Source: Belga© afp.Le Brésil, double tenant du titre, s’est qualifié pour la finale de la Coupe des Confédérations organisée sur son sol en battant l’Uruguay en demi-finale (2-1), mercredi à Belo Horizonte

Fred avait ouvert la marque pour la Seleçao à la 41e minute sur un service de Neymar. Diego Forlán avait alors manqué la conversion d’un penalty pour l’Uruguay qui a fini par égaliser dès la reprise par Edinson Cavani (48e). C’est Paulinho en fin de match qui a offert la victoire au Brésil (86e).

La Seleçao disputera la finale au Maracana de Rio de Janeiro, dimanche à 00h00, contre le vainqueur de la demi-finale Espagne-Italie, programmée jeudi à Fortaleza (21h00).

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Sexe, mensonges et strip poker: la nuit agitée de la Roja

25/06/13 – 11h07Piqué: « C’est un mensonge. » © epa.Un nuage est venu assombrir l’horizon ensoleillé de la sélection espagnole dans la coupe des Confédérations organisée au Brésil (3 victoires en 3 matches). Globoesporte parle d’une fête alcoolisée et d’un strip poker avec cinq prostituées pour certains joueurs de la Roja. L’argent dérobé dans les chambres de plusieurs joueurs de Vicente Del Bosque a été constaté au lendemain de cette nuit agitée.

Rien n’est encore officiel mais les noms de Piqué, Casillas, Iniesta et Cazorla sont avancés dans la presse brésilienne. © afp.

Selon Globoesporte, plusieurs joueurs de laRoja ont organisé une fête dans leur hôtel après le succès contre l’Uruguay (1-2) le lundi 17 juin dernier. Un groupe de pagode(type de samba) a même été invité pour l’occasion.

Strip poker
D’après Globoesporte, qui s’appuie sur les témoignages d’employés et membres de la sécurité de l’hôtel Golden Tulip Recife Palace, cinq prostituées auraient rejoint les joueurs espagnols dans leurs chambres. Cinq joueurs de la Roja et un membre du staff technique seraient visés.

Leurs identités n’ont pas encore été dévoilées officiellement mais les noms de Piqué, Casillas, Ramos et Cazorla sont avancés. Un strip poker aurait même été organisé au sein de l’établissement au rythme de samba, bières et caipirinhas.

Piqué: « Un mensonge »
Pour rappel, le mardi 18 juin, les chambres de six joueurs de la formation ibérique ont été visitées. On parle même d’un vol allant jusqu’à 1000 euros pour l’un d’entre eux.

« C’est un mensonge », rétorque aujourd’hui Gérard Piqué dans la presse espagnole. « Je suppose que cette affaire a été montée de toutes pièces parce qu’ils n’acceptaient pas qu’un vol ait été commis dans cet hôtel. »

Des images compromettantes pour la Roja
Raul Jimenez (chef de sécurité de la délégation espagnole) et Eduardo Barbosa (gérant de l’hôtel) ont démenti cette information rapportée par Globoesporte.

Seulement voilà, la situation s’est compliquée quand Raul Jimenez a quitté Rio de Janeiro pour revenir à Recife. C’est qu’une caméra de surveillance de l’hôtel avait enregistré certaines images compromettantes pour la Roja.

Affaire à suivre…

 

Le Brésil fait la loi à la maison face a l’Italie (2-4)

 

Source: Belga© afp.

Dans une rencontre intense et devant son public, le Brésil a pris la mesure de l’Italie (2-4). La Squadra Azzura devrait logiquement affronter l’Espagne en demi-finale. Dans l’autre match de la soirée, le Mexique s’est imposé contre le Japon. Pour l’honneur…

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Les deux équipes étaient déjà qualifiées après les deux premières journées et lorgnaient la tête du groupe pour ne croiser, si possible, qu’en finale les champions du monde et d’Europe espagnols.

Ce sera sans doute pour l’Italie, la joue encore rouge de la claque reçue en finale de l’Euro 2012 (4-0), quand le Brésil affrontera selon toute vraisemblance l’Uruguay.

Pour ce grand classique, entre les deux nations les plus titrées en Coupe du monde (5 fois pour la Seleçao, 4 pour la Nazionale), les deux sélectionneurs ont proposé de beaux collectifs, desquels se détachaient toutefois les deux stars qui ont, encore une fois, répondu présent.

Neymar au premier chef: il a inscrit son troisième but en trois matches d’un coup franc somptueux, qu’il avait lui-même obtenu (55e). Après sa demi-volée du droit contre le Japon (3-0) et sa volée du gauche face au Mexique (2-0), il offrait ainsi une nouvelle facette de sa qualité technique, aussi spectaculaire que décisive.

Ce n’était cependant pas le Neymar vu contre le Mexique. Dans le jeu, hormis quelques accélérations au milieu de terrain, il était cette fois plus discret, moins incisif; un peu émoussé peut-être. Il était d’ailleurs remplacé dès la 66e, par Bernard.

Doublé de Fred
Les coéquipiers de Neymar autour de lui compensaient largement, entre un Hulk très travailleur et un Fred qui trouvait enfin l’ouverture après deux matches à sec, par un doublé.

Alerté par Marcelo, il résistait à Chiellini et faisait mouche en force (67e), avant de reprendre un ballon repoussé par Buffon consécutif à un tir du même Marcelo (89e).

Le capitaine italien était décidément malheureux puisqu’il avait déjà offert de cette manière l’ouverture du score à Dante (45e+1), fou de joie, lui le natif de Salvador. La deuxième star sur le terrain, c’était Balotelli.

L’avant-centre italien a grandement pesé sur la défense brésilienne. Il a magnifiquement lancé sur la droite, d’un aile de pigeon, Giaccherini qui égalisait en croisant bien sa frappe (51e), et son coup franc serait allé en pleine lucarne sans l’intervention de Julio Cesar (61e).

Les Brésiliens contrôlaient la partie et proposaient le plus de mouvement, de vitesse. Les Italiens, eux, ne sont montés d’un cran qu’après le 2-1 de Neymar.

Ils ne se créaient cependant guère d’occasions autres que sur corners, entre la réduction du score de Chiellini (71e, 3-2) et la barre trouvée par Maggio (79e).

Si le faible enjeu empêchait que le match ne s’inscrive dans la filiation de la finale du Mondial 1970 (4-1 pour la bande à Pelé) ou de la rencontre du 2e tour du Mondial-1982, avec les Azzurri de Rossi qui éliminaient la Seleçao de Socrates et Zico (3-2), le score et l’intensité en avaient le parfum. 

Equipes titulaires

Italie: Buffon (cap.) – Abate, Bonucci, Chiellini, De Sciglio – Montolivo, Aquilani – Candreva, Marchisio, Diamanti – Balotelli.
Sélectionneur: Cesare Prandelli.
Brésil: Julio Cesar – Dani Alves, Thiago Silva (cap.), David Luiz, Marcelo – Hernanes, Luis Gustavo – Hulk, Oscar, Neymar – Fred.
Sélectionneur: Luiz Felipe Scolari.

 

Coupe des Confédérations: le Brésil et l’Italie qualifiés pour les demi-finales

Source: Belga© reuters.

Le Brésil et l’Italie se sont qualifiés pour les demi-finales de la Coupe des Confédérations, en battant respectivement le Mexique (2-0) à Fortaleza et le Japon (4-3) à Recife lors de la 2e journée du groupe A.

Avec six points, Brésiliens et Italiens, qui s’affronteront samedi à Salvador lors de la dernière journée avec pour enjeu la première place du groupe, ne peuvent plus être rejoints par les Mexicains et les Japonais, qui comptent zéro point et sont déjà éliminés.

Le Brésil et Neymar enchaînent en battant le Mexique (2-0)

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Le Brésil, en dominant le Mexique (2-0) mercredi à Fortaleza, a quasiment assuré sa qualification pour les demi-finales de la Coupe des Confédérations, grâce à un but et une passe décisive de Neymar.

Le billet qualificatif dépendait de l’autre match du groupe dans la foulée, Italie-Japon, tout comme l’élimination du Mexique.

Les Brésiliens ont mis une pression d’enfer sur leurs adversaires dès l’entame et assiégé leurs cages, la concrétisant par l’ouverture du score de la 9e minute par Neymar.

Centre dévié de Dani Alves et reprise de volée du gauche du jeune prodige: encore un « golaço » (beau but) du N.10 de la Seleçao, après sa demi-volée du droit ouvrant la voie au 3-0 contre le Japon samedi.

Et en fin de match, petit festival côté gauche pour effacer deux défenseurs et passe ajustée pour Jô qui n’avait qu’à finir le travail (90e+3).

Sur le gazon, avec sa panoplie de feintes, vitesse, justesse technique, gestes de classe, Neymar s’est démultiplié et a souvent contraint les Mexicains à sortir les cisailles. .

Neymar imite la danse d’un enfant HAÏTIEN!

18/06/13 – 12h18© (capture d’écran).

Neymar a réussi son entrée lors de la coupe des Confédérations. Face au Japon, le joueur du Barça a trompé Eiji Kawashima d’une splendide volée. La nouvelle pépite du football brésilien a régalé son public grâce à une nouvelle chorégraphie.

Les talents de danseur de Neymar ne sont plus à démontrer. Contre le Japon (victoire 3-0), le nouveau joueur du FC Barcelone (57 millions d’euros) a marqué un splendide but.Comme Ai Se Eu Te Pego
Le joyau du football brésilien a célébré son but d’une petite danse. Tous les médias se sont penchés sur la question suivante (comme ce fut le cas avec le désormais Ai Se Eu Te Pegode Michel Telo): mais où Neymar a-t-il trouvé cette chorégraphie?

Buzz
Selon les premières informations, le natif de Mogi das Cruzes a imité une danse d’un petit enfant haitien. Une vidéo que Neymar a d’abord vu sur internet. A son insu, ce dernier est en train de faire un tabac sur la toile. Le titre de la chanson reste encore un mystère.

Vidéo:

L’Espagne bat l’Uruguay (2-1)

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L’Espagne n’a eu besoin que d’une demi-heure pour s’imposer contre l’Uruguay (2-1), pour son entrée en lice dans la Coupe des Confédérations dimanche, affichant une totale maîtrise et une gestion de ses efforts dans la chaleur tropicale de Recife, dans le Nordeste brésilien.

La Roja prend ainsi les commandes du groupe B, avant le deuxième match lundi entre Tahiti et le Nigeria, qui devrait lutter avec l’Uruguay en vue du deuxième billet qualificatif pour les demi-finales. « Le football est mondialisé, il n’y a plus beaucoup de différence », avait dit sans rire Vicente Del Bosque, samedi. Son homologue Oscar Tabarez avait au contraire assumé l’opposition de styles et son propre penchant pour le jeu défensif et l’endurance, ce qu’il nomme « l’intensité ». Le second eut raison. A son corps défendant! Le suspense n’aura pas duré longtemps. La Roja s’est vite détachée au score, d’une demi-volée de Pedro déviée par Lugano (20e) puis d’un second but, signé Soldado, alerté par Fabregas et oublié par la lourde charnière centrale Lugano-Godin (32e).

Dès l’entame, les occasions espagnoles s’étaient succédé toutes les cinq minutes, avec notamment le poteau trouvé par Fabregas (10e). L’Espagne, huée par le public sud-américain, matérialisait cette domination, et le rythme chutait tout à coup, malgré une petite réaction d’orgueil des Uruguayens. Le seconde période se déroulait sur un terrain de match amical, comme si les deux équipes se satisfaisaient de ce 2-0, et dans un stade qui ne se réveillait plus que sporadiquement.

Suarez sur coup franc
Tout suspense s’était définitivement assoupi… jusqu’à la réduction du score sur coup franc direct par Suarez (88e), qui ne s’était jusqu’alors procuré aucune occasion, tout comme Forlan, entré pour les vingt dernières minutes. C’est un autre suspense que Vicente Del Bosque avait étiré jusqu’à l’heure précédant le coup d’envoi, celui concernant les deux postes-clefs que sont le gardien et l’avant-centre. Et dans les cages, le choix de « Don Vicente » s’est porté sur Casillas, capitaine de tous les triomphes (Championnats d’Europe 2008 et 2012, Mondial 2010) écarté des terrains en 2013 en raison d’une blessure puis d’une forme de punition que lui avait infligée son entraîneur au Real Madrid, José Mourinho, avec lequel les relations étaient orageuses.

« Ces derniers temps, Iker a connu un coup d’arrêt dans sa carrière, mais je ne pense pas que cela puisse le handicaper s’il devait jouer le match de demain », avait avancé Del Bosque samedi, tout en refusant de révéler son choix. Sans doute un crève-coeur pour Valdes, irréprochable pendant son intérim. « San Iker » était-il vraiment là? La question s’est posée tellement le portier est resté au chômage technique, avec comme seules interventions une sortie au pied (23e), la réception d’une tête de Cavani prolongeant un coup franc de Suarez (30e) et une sortie au poing (90e+3).

Le choix de Del Bosque quant à l’attaquant de pointe s’est porté pour Soldado, auteur d’une saison roborative en club (30 buts toutes compétitions confondues pour Valence). L’avant-centre, éternel second couteau en sélection, était en balance avec Torres et Villa, le premier en crise de confiance chez la Roja depuis 2010, le second en perte de vitesse au Barça. Soldado a été trop court sur des centres de Jordi Alba (5e) et de Pedro (50e) et a tiré sans conviction (80e), mais a forcément marqué des points en marquant un but.

Pirlo et Balotelli font la différence pour la Squadra

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Andrea Pirlo a fêté sa centième sélection avec l’équipe d’Italie en ouvrant le score contre le Mexique (2-1) dans le mythique stade Maracana de Rio de Janeiro, dimanche dans la Coupe des Confédérations.

« Jouer dans un tel stade est le rêve que pourrait avoir n’importe quel gamin », avait-il avancé samedi en conférence de presse. « J’ai la chance de pouvoir y jouer ma centième sélection, ça me fait très plaisir, mais j’espère aussi que le match nous sourira ».

Et c’est ce qui est advenu avec le but de la victoire inscrit par Balotelli (78e). Mais auparavant, Pirlo avait ouvert la voie en marquant son 13e but pour la Nazionale d’un somptueux coup franc dans la lucarne mexicaine (27e). Il s’est montré dangereux sur deux autres coups francs (54e, 59e), un exercice dans lequel il a excellé cette saison avec cinq buts inscrits ainsi dans le Championnat d’Italie avec la Juventus.

A 34 ans, le barbu chevelu a de beaux restes. Il l’avait démontré lors d’un Euro magistral l’année dernière, tout juste assombri par une éclipse totale en finale, un peu au diapason de son équipe, corrigée 4-0 par l’Espagne. Un an plus tard, et son deuxième titre consécutif de champion d’Italie conquis avec la Juve en poche, le Turinois a gardé son éternelle allure, au petit trot, avec ses coups d’oeil avant d’obtenir le
ballon, à la manière d’un Xavi.

Ce milieu posté devant la défense ne s’est jamais illustré dans les tâches, justement, défensives. Dimanche, il était flanqué de Montolivo et De Rossi, assignés à ces tâches, histoire de laisser « l’Architecte » libre de bâtir le jeu. Sans sortir un match ébouriffant, il a distribué le jeu et adressé quelques passes lumineuses, à l’image de celle décalant Abate à droite (43e). Et le placide milieu est aussi parfois sorti de sa réserve, lorsqu’il est fauché par Guardado en pleine surface et n’obtient pas le penalty réclamé (18e) ou quand il s’engage dans une discussion vive  avec l’arbitre (76e).