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La Portugaise de 36 ans a été nommée entraîneur de Clermont, en 2e division française.

Nommée entraîneur de Clermont (2e division française), la Portugaise Helena Costa, 36 ans, devient la première femme entraîneur d’un club professionnel de football masculin en France.

« C’est une première en France. Et à ma connaissance c’est une première en Europe. Le seul cas comparable est celui de l’Italie où Carolina Morace avait pris un club de série C (Viterbese/3e niveau) en Italie », en 1999, a indiqué Brigitte Henriques, secrétaire générale de la Fédération française de football (FFF). Helena Costa succédera à Régis Brouard, entraîneur chevronné, qui quitte le club.

Clermont, présidé par Claude Michy, 65 ans, organisateur d’événements sportifs, a décidé de tenter ce pari, l’officialisant par un communiqué sans insister sur le sexe du nouvel entraîneur. « Le Clermont Foot 63 a choisi son nouvel entraîneur en la personne de Helena Costa, Portugaise de 36 ans. Helena Costa est passée par la formation de Benfica, ainsi que par le commandement des équipes féminines de Odivelas, puis des sélections du Qatar et de l’Iran, en plus de sa collaboration avec le Celtic Football Club en tant que recruteur », a indiqué le club.

Clermont souligne toutefois que «  cette nomination doit permettre de rentrer dans une nouvelle ère  ». Certains ne manqueront pas d’accuser Clermont d’un coup marketing, les résultats du club auvergnat (actuellement 14e de la 2e division et assuré du maintien) seront désormais scrutés à la loupe et des sponsors s’intéresseront sans nul doute à l’aventure.

 

 

Dirigeantes et arbitres

Les femmes sont de plus en plus présentes dans le milieu du football professionnel masculin.

Ainsi, l’ancienne nageuse olympique Patricia Amorim a présidé le club du Flamengo, considéré comme le plus grand club du Brésil ; Rosella Sensi avait succédé à son père à la tête de l’AS Rome ou encore Maria Teresa Rivero, grand-mère de 53 petits enfants, a longtemps dirigé le Rayo Vallecano en Espagne.

Par ailleurs, la Fifa permet depuis longtemps que les femmes arbitrent des rencontres masculines et Nelly Viennot en France ou Maria Luisa Villa en Espagne ont souvent dirigé des rencontres professionnelles

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Un surligneur pour femmes crée la polémique

© Stabilo.

La marque de surligneurs Stabilo s’est attiré les foudres du public en lançant un marqueur réservé aux femmes.

« Stabilo Boss était un surligneur d’hommes dans un monde d’hommes », indique la marque de surligneurs dans un communiqué. « Aujourd’hui, évolution des moeurs et parité obligent, les femmes accèdent aujourd’hui au pouvoir ». Et Stabilo affirme vouloir les aider dans leur « conquête ».

C’est la raison pour laquelle ils ont lancé le surligneur Néon, « qui s’affranchit des codes masculins et revendique un style délibérément féminin », expliquent-ils. À savoir « une silhouette élancée et fluide, des courbes adoucies, un toucher velours, une palette fluo et un pinceau biseauté ». Sans oublier que le produit est mis en vente dans un filet en résille pour faire plus « femme ».

Une campagne marketing destinée, vous l’aurez compris, à relancer leur produit mais qui n’aura pas eu l’effet escompté, que du contraire. L’annonce de la commercialisation de ce « stabilo pour femmes » a suscité une vive indignation sur les réseaux sociaux. De no

mbreux commentaires mêlant moqueries, colère et accusant la marque de « sexisme », envahissent désormais la toile.

Face à la polémique grandissante, la marque Stabilo a été contrainte de présenter des excuses hautes en couleur: « Aujourd’hui, Stabilo en a vu de toutes les couleurs. Nous n’aurions pas imaginer qu’un surligneur puisse déclencher de telles réactions », peut-on lire sur leur compte Twitter.

 

Les femmes, premières victimes des révolutions arabes

Les femmes, premières victimes des révolutions arabes
© Khaled Desouki/AFP

La Thomson Reuters Fondation publie son classement sur le droit des femmes dans les pays arabes. En queue de classement, l’Égypte, où, comme dans les autre pays du Printemps arabe, la condition des femmes s’est détériorée depuis la Révolution.

Les Printemps arabes ont fait tomber des dictatures. Mais pour les femmes, ils ont apporté de nouveaux dictats. Dans une étude publiée mardi, la Thomson Reuters Fondation établit un classement d’experts sur les droits de la femme dans les 22 pays de la Ligue arabe.

CLASSEMENT THOMSON REUTERS FONDATION

Les droits des femmes dans les pays arabes:

22. Egypte
21. Irak
20. Arabie Saoudite
19. Syrie
18. Yémen
17. Soudan
16. Liban
15. Territoires palestiniens
14. Somalie
13. Djibouti
12. Bahreïn
11. Mauritanie
10. Emirats arabes unis
9. Lybie
8. Maroc
7. Algérie
6. Tunisie
5. Qatar
4. Jordanie
3. Koweït
2. Oman
1. Comores

 

En tête de classement, les Comores, archipel de l’océan Indien, où les femmes occupent 20 % des postes ministériels, où la contraception est largement acceptée, et où les femmes sont le plus souvent les bénéficiaires des biens du foyer après un divorce ou une séparation.

L’Égypte arrive en queue de peloton, juste après l’Arabie saoudite où les Saoudiennes n’ont pas le droit de conduire et doivent demander l’autorisation de se déplacer ou de travailler à une « autorité masculine ».

L’Égypte, championne du harcèlement
Être une femme en Égypte et ne pas avoir subi de harcèlement sexuelrelève du miracle : 99,3 % des Égyptiennes ont été victimes d’un abus au moins une fois dans leur vie, selon un sondage publié en 2013 par une commission de l’ONU. Un chiffre qui fait froid dans le dos et qui contribue à faire de l’Égypte le pire des pays arabes où vivre en tant que femme.
« L’acceptation sociale du harcèlement quotidien touche chaque femme en Égypte, en dehors de toute considération d’âge, de catégorie socio-professionnelle, de statut social, marital, quelle que soit leur manière de s’habiller ou de se comporter », constate Noora Flinkman, chargée de communication de HarassMap, un groupe d’activistes au Caire qui fait campagne contre le harcèlement.
L’Égypte se distingue dans toutes les catégories : harcèlement sexuel, mutilations génitales, violences morales, mariages forcés, lois discriminatoires, trafic humains, taux d’alphabétisation… 91 % des femmes – sur un total de 27,2 millions – y sont mutilées selon l’Unicef ; seul Dijbouti fait pire avec 93 %.
La dictature religieuse
 
En Égypte, comme dans les autres pays des Révolutions arabes, le tournant post-dictatorial a porté un sérieux coup aux droits des femmes. Elles avaient pourtant été parmi les premières à se mobiliser, manifestant pour la fin des dictatures, pour plus de libertés, plus de droits. Pour elles, la démocratie ne pouvait naître que de l’égalité entre les sexes.
Mais trois ans après, elles sont les premières à en subir les conséquences et les dictats religieux ont remplacé les dictatures politiques. La montée de l’islamisme et le maintien du patriarcat comme principe structurant de leur société ont été un frein sévère à l’amélioration de leurs droits. D’après le classement de Thomson Reuters Fondation, trois des cinq pays ayant participé aux printemps arabes – Égypte, Syrie et Yémen – font partie des cinq pays les moins bien classés. La Libye arrive 9e du classement et la Tunisie 6e.
En Égypte, l’arrivée au pouvoir des Frères Musulmans et l’élection de l’islamiste Mohamed Morsi a légèrement amélioré la représentation des femmes en politique, mais elle n’a, dans l’ensemble, fait qu’aggraver leur condition. « On a dégagé Moubarak de son palais présidentiel mais on doit toujours dégager le dictateur qui habite nos esprits et nos chambres à coucher », a déclaré l’éditorialiste égyptienne Mona Eltahawy dans le rapport. En juin dernier, lors des manifestations anti-Morsi, 91 femmes étaient encore abusées en public sur la place Tahrir au Caire, selon Human Rights Watch(HRW).
 
Les Tunisiennes peinent à maintenir leurs acquis
Les Tunisiennes aussi se sentent menacées, alors que la Tunisie était l’un des états les plus progressistes du monde arabe. En 1956, le Code du statut personnel (CSP) proclamait « le principe de l’égalité de l’homme et de la femme » sur le plan de la citoyenneté, interdisant la polygamie et la répudiation et autorisant le divorce et l’avortement, 19 ans avant la loi Veil en France.
Mais les islamistes d’Ennahda, au pouvoir depuis 2011, prônent le retour des valeurs traditionnalistes. Le rapport avance même que, si 27% des députés sont des femmes, la polygamie bien qu’illégale s’y répandrait. Par ailleurs, les lois sur l’héritage ont tendance à favoriser les hommes. L’enquête note également que les abus domestiques et viols conjugaux sont  rarement punis. « Bien qu’elles soient les victimes, les femmes se sentent souvent honteuses et ont tendance à se rendre responsable des viols et violences domestiques dont elles font les frais », regrette Christine German, de l’Initiative Munathara, un forum de débats indépendants.
Une affaire de femmes ?
Les plus optimistes notent cependant que les révolutions arabes ont permis de démocratiser la question du droit des femmes qui était jusqu’alors réservée à une élite.  « Les droits des femmes n’étaient débattus que par la crème de la crème des femmes de la société égyptienne. Mais avec la Révolution, ces questions sont descendues dans la rue et ont été discutées par des femmes ordinaires ou illettrées », explique Nihad Abul Komsan, directrice du centre égyptien pour le droit des femmes. Ce n’est pas rien dans un pays où 37 % d’entre elles sont analphabètes, selon Reuters Fondation. Reste que le droit des femmes n’est pas juste une affaire de femmes.  

 

Conduire nuirait aux ovaires, selon un dignitaire saoudien

Source: AFP© afp.

Un dignitaire conservateur en Arabie saoudite a affirmé que les femmes qui conduisaient risquaient d’avoir des enfants anormaux en raison de la pression que cette activité entraîne sur leurs ovaires, alors que des militantes se préparent à défier l’interdiction de conduire le 26 octobre.

© reuters.
© ap.

« La médecine a étudié cette question (…) la conduite affecte les ovaires et pousse le bassin vers le haut », a déclaré cheikh Saleh Al-Luhaydan au site saoudien Sabq. « C’est pourquoi nous trouvons que la plupart des femmes qui conduisent des voitures de façon continue ont des enfants qui souffrent de troubles cliniques », a ajouté le religieux, membre du comité des ulémas et ancien président du conseil supérieur de la magistrature.

Les propos du religieux, qui interviennent alors que des militantes ont appelé les femmes à prendre le volant le 26 octobre dans le royaume, seul pays au monde où les femmes n’ont pas le droit de conduire, ont provoqué une tempête de protestations et de commentaires ironiques sur les réseaux sociaux.

« Imbéciles. L’homme a conquis l’espace et vous continuez à interdire à la femme de conduire », a affirmé un homme sur Twitter, alors qu’une Saoudienne se demandait « si le fait de monter à dos de chameau affecte également les ovaires ». Cheikh Luhaydan a affirmé en outre que dans les autres pays arabes, 33% des femmes qui conduisent ont été à l’origine d’accidents, contre 9% seulement des hommes.

Interdiction pour des raisons « morales et sociales »
Il a ajouté qu’il y avait clairement « dans le Coran et la sunna (tradition du prophète Mahomet) des preuves que la conduite des femmes est interdite pour des raisons morales et sociales ». Les militantes à l’origine de la campagne du 26 octobre affirment que le fait de conduire ne contrevient pas à la charia, la loi islamique invoquée dans les milieux conservateurs partisans de cette interdiction. Elles ont mis en ligne une pétition pour réclamer l’autorisation de conduire, qui avait recueilli dimanche plus de 11.900 signatures. Mais le site a été bloqué dimanche matin dans le royaume, a affirmé à l’AFP Nassima al-Sada, l’une des militantes.

L’Arabie saoudite, royaume ultra-conservateur, applique une version rigoriste de l’islam. Les femmes doivent sortir voilées et ne peuvent pas voyager sans être accompagnées d’un membre masculin de leur famille. Des militantes avaient lancé en juin 2011 une campagne pour braver l’interdiction de conduire. Depuis, plusieurs d’entre elles ont pris le volant et certaines ont été forcées par la police à signer un engagement à ne plus récidiver, selon des militantes. Le roi Abdallah, un prudent réformateur, a accordé le droit de vote aux femmes à partir des prochaines élections municipales en 2015.

Egypte: les femmes sous la terreur des violences sexuelles

Publié: 8 juillet 2013 par estellavaras dans Actualités
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M.L Publié le lundi 08 juillet 2013 à 13h43- lalibre

 

International Human Rights Watch dénonce la « culture d’impunité » qui règne et regrette le « désintérêt du gouvernement » à l’égard de cette « épidémie de violence sexuelle ».

 

91 : c’est le nombre d’agressions commises en 4 jours en Egypte depuis la reprise des manifestations contre le président Morsi. Un chiffre inquiétant rapporté le 3 juillet par l’ONG Human Rights Watch sur la base d’informations recueillies par des associations locales luttant contre ce phénomène, devenu récurrent en marge des manifestations en Egypte. Le communiqué de HRW fait état de 5 attaques contre des femmes le 28 juin, 46 le dimanche 30 juin, 17 le 1er juillet et 23 le 2 juillet.

 

Le scénario le plus souvent décrit par les victimes est celui d’un groupe de jeunes hommes « qui repère une femme, l’encercle, la sépare de ses amis », avant de l’agresser, de lui arracher ses vêtements ou de la violer. Dans plusieurs cas, ces attaques, dont certaines ont duré près d’une heure, ont conduit à des hospitalisations.

L’ONG rapporte également des cas, d’une violence inouïe, de femmes « battues avec des chaînes métalliques, des bâtons, des chaises, et attaquées avec des couteaux ».

 

 

 

Le phénomène n’est pas nouveau.  « Le harcèlement sexuel, c’est un cancer égyptien »,  affirmait lundi dernier, sur BFMTV, Shahinaz Abdel Salam, blogueuse et militante égyptienne.  Déjà lors des manifestations contre le président Moubarak en 2012, de nombreux cas de violences contre les femmes avaient été recensés. Parmi les victimes figuraient de nombreuses journalistes. On se souvient de Caroline Sinz, violée en novembre 2011 alors qu’elle couvrait les manifestations pour France 3, de Lara Logan, journaliste de la chaîne américaine CBS, ou encore de l’éditorialiste égypto-américaine Mona Al-Tahtawy, victime d’une agression sexuelle de la part des forces de police. Ces cas sont « ordinaires » dans l’Égypte de l’après-printemps arabe, avait déclaré Sonia Dridi. Si bien que Reporters Sans Frontière (RSF) avait appelé les rédactions à « tenir compte et cesser momentanément d’envoyer des femmes journalistes en reportage en Egypte ».

 

Certains mettent en cause des groupes de voyous profitant du fait que la police a renoncé à être présente sur Tahrir pour commettre des agressions. Des activistes estiment que ces actes visent à dissuader les femmes de participer aux rassemblements contre le pouvoir et incriminent le désintérêt du gouvernement pour la question des femmes.

 

 

 

Une « culture d’impunité »

 

 

 

La Haut-Commissaire aux droits de l’Homme des Nations Unies, Navi Pillay, a appelé début juillet au respect des libertés fondamentales en Egypte. Avec une vigilance particulière à l’égard des violences sexuelles contre les femmes. Elle demande « de sérieuses mesures pour arrêter et enquêter sur les effarantes violences sexuelles -qui semblent parfois organisées- contre les manifestantes ».  Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a lui aussi exprimé son inquiétude face aux agressions sexuelles commises à l’encontre des femmes qui participent en Egypte aux manifestations.

 

 

 

« J’espère vraiment que, tout en trouvant une réponse pacifique à la crise actuelle, ils (les Egyptiens) puissent accorder plus d’attention aux manifestantes puisque nous avons vu de nombreux cas d’agressions sexuelles au cours des manifestations », a affirmé M. Ban lors d’une conférence de presse à Reykjavik.

 

 

 

Mais rien ne semble être mis en place pour enrayer ce fléau. Human Rights Watch dénonce la « culture d’impunité » qui règne et regrette le « désintérêt du gouvernement » à l’égard de cette « épidémie de violence sexuelle ».

 

 

 

 

 

 

 

Face à ce  laxisme, citoyens et citoyennes égyptiens se mobilisent. Des groupes se sont mis en place au Caire depuis plusieurs mois pour recenser les agressions sexuelles et protéger les femmes lors des manifestations. Des comptes Twitter d’organisations de défense des femmes, comme OpAntiSH (Opération contre les agressions et le harcèlement sexuel, créé fin 2012) ou Tahrir Bodyguards, permettent aux femmes sur place de se tenir au courant et recensent les lieux à éviter.

Le Monde.fr avec AFP |Mis à jour le 10.05.2013 à 17h17

 

 

Des femmes ont pu prier vendredi 10 mai devant le mur des Lamentations à Jérusalem, dans un climat de tension, grâce à une nouvelle loi les y autorisant.

Le combat pour l’égalité entre hommes et femmes en Israël a pris un tournant « historique » et symbolique ce vendredi, avec la prière de militantes féministes devant le mur des Lamentations à Jérusalem, lieu le plus sacré du judaïsme, qui leur était jusqu’à présent interdit.

 

La police a contenu plusieurs milliers de manifestants ultraorthodoxes, des juifs pratiquants très conservateurs, qui tentaient d’empêcher un groupe d’environ quatre cents personnes de l’association Femmes du Mur de prier au mur des Lamentations. La police a interpellé trois ultraorthodoxes pour « désordres publics ».

 

Ce vendredi, jour de prière mensuelle, rassemblait pour la première fois les Femmes du Mur depuis la décision de justice les autorisant à prier avec des objets normalement réservés aux hommes.

Pour contester cette décision, qui va à l’encontre de leurs traditions, les ultraorthodoxes ont cherché à empêcher les militantes d’accéder au mur des Lamentations. Parmi les contestataires, de très jeunes femmes étudiant dans des écoles religieuses, rapporte le Jérusalem Post.

CRACHATS ET JETS DE PIERRE

Dès 6 h 45 ce matin (5 h 45, heure de Paris), le Mur a été envahi par les ultraorthodoxes pour empêcher les militantes d’en approcher, rapporte le quotidien Haaretz. Les policiers ont été contraints de former une chaîne humaine pour empêcher les affrontements. Barrière que les manifestants ont tenté de forcer.

Selon des témoignages rapportés par le Jerusalem Post, les femmes venues prier ont été reçues sous les crachats, les jets de « déchets », de « café » et frappées « avec des objets lourds » par des ultraorthodoxes.

Haaretz raconte qu’à la fin de la prière, les femmes, escortées par la police, ont reçu des pierres à la sortie du Mur. Leurs bus ont également été caillassés.

UN RÉCENT JUGEMENT LES AUTORISE À PRIER LIBREMENT

Pendant plus de vingt ans, les Femmes du Mur ont demandé l’autorisation de prier comme elles l’entendaient sur ce site, à haute voix, en portant le châle de prière, des phylactères et la kippa, et en lisant la Torah, ce qui était jusque-là réservé aux hommes.

La halacha, la loi juive, impose des différences entre hommes et femmes. Les premiers disposent d’un espace deux fois plus important pour prier que les secondes. Les femmes n’ont pas non plus le droit d’arborer un tallith (châle de prière), de tenir en main une Torah, encore moins de lire et prier à haute voix, et bien sûr de souffler dans un shofar (corne de bélier utilisée lors de cérémonies religieuses juives).

En avril, un tribunal a jugé que le comportement de ces femmes qui priaient comme elles l’entendaient ne causait aucun désordre et que c’était en revanche ceux qui les attaquaient qui posaient problème. Il a alors décidé que les Femmes du Mur pourraient prier sur le site selon leurs rites.

UNE PROTESTATION INSTRUMENTALISÉE PAR DES RABBINS ?

Un mouvement religieux non orthodoxe a saisi, vendredi, le ministère de la justice, demandant qu’une enquête soit réalisée pour savoir quel rôle certains rabbins ont pu jouer dans l’orchestration des événements.

Dans la semaine, des rabbins avaient incité de jeunes femmes étudiant dans des écoles religieuses à participer au rassemblement contre les Femmes du Mur. Mais les associations accusent aussi le rabbin du Mur d’avoir particpé au mouvement.

« Le rabbin du Mur et son équipe ont été très impliqués dans la manifestation, a confié Gilad Kariv, directeur exécutif du Mouvement israélien pour la réforme et pour un judaïsme progressif au journal Haaretz. Nous souhaitons porter cette question auprès du ministre de la justice pour qu’il enquête sur le sujet. »

Shmuel Rabinovitch, le rabbin du Mur, s’est défendu de telles accusations. « J’ai demandé aux rabbins et aux membres de la Knesset de ne pas venir. Je suis désemparé face à ce qu’il s’est passé. Je ne le souhaitais pas, je ne m’y attendais pas et j’espère que cela ne se reproduira pas. » Jeudi, Shmual Rabinovitch avait appelé au calme à la veille de la journée de prière.

« Nous avons fait une prière historique même si cela a été pénible », s’est réjouie de son côté la porte-parole des Femmes du Mur, Shira Pruce. « Nous sommes extrêmement fières et contentes que nos femmes aient prié en toute liberté et en paix », a-t-elle déclaré en saluant le rôle de la police. Cette association militait pour que l’accès au mur des Lamentations soit assuré à tous, y compris le courant libéral du judaïsme, très minoritaire en Israël, qui assure aux femmes une place égale à celle des hommes.

AFP

Mis en ligne le 29/05/2013

Une militante pour les droits des femmes, Sharada Sathe, a qualifié cette proposition d' »aberrante ».

La municipalité de Bombay s’est attiré mercredi les foudres de commentateurs et d’associations de femmes après qu’un de ses membres a annoncé vouloir retirer des vitrines de magasins les mannequins présentant de la lingerie, afin de lutter contre les crimes sexuels.

« Je pense que les mannequins, en particulier les vêtements deux pièces (bikinis), ont un impact sur le taux de crimes contre les femmes dans l’Etat (du Maharahstra, dont Bombay est la capitale). Un tel affichage affecte l’état d’esprit des hommes », a assuré un membre de la municipalité de Bombay (BMC), Ritu Tawade.

Cette proposition, annoncée mardi à la chaîne de télévision NDTV et qui doit encore être approuvée par le chef de cette administration, a aussitôt été tournée en ridicule.

Dans les vitrines des magasins ou sur les marchés, les mannequins portant des bikinis ou des sous-vêtements sont très fréquents à Bombay, la capitale financière de l’Inde qui abrite la dynamique industrie cinématographique de Bollywood.

Une militante pour les droits des femmes, Sharada Sathe, a qualifié cette proposition d' »aberrante »: « les mannequins sont en exposition dans tant de pays. Penser (commettre un crime sexuel) est une chose qui se passe dans la tête et ne vient pas de l’extérieur », a-t-elle estimé, interrogée par l’AFP.

Des responsable au sein de la BMC n’étaient pas joignables dans l’immédiat. La proposition de M. Tawade a aussi déclenché l’hilarité et les critiques sur Twitter: « Je n’ai jamais été excité par un mannequin. Mais peut-être nos administrateurs de la BMC… ? », s’est ainsi moqué un ancien journaliste et homme politique, Pritish Nandy.

Le viol collectif d’une étudiante dans un autobus à New Delhi en décembre dernier, suivi de sa mort, a profondément choqué le pays et déclenché un débat sur la façon dont les femmes étaient traitées dans ce pays encore largement dominé par les hommes.

Poussé par l’opinion publique, le parlement a adopté une nouvelle loi punissant plus sévèrement les auteurs de crimes sexuels.

AFP

Mis en ligne le 17/05/2013 sur le site de lalibre.be

C’est désormais officiel…

Une femme ne peut pas se présenter à la présidentielle du 14 juin en Iran, a affirmé un membre de l’organe de supervision des élections, douchant les espoirs d’une trentaine de candidates, a rapporté vendredi une agence de presse. « La loi interdit aux femmes d’accéder à la présidence », a déclaré l’ayatollah Mohammad Yazdi, religieux conservateur et ancien chef de la Justice, dans des propos rapportés par l’agence Mehr.

Il n’a cependant pas précisé s’il s’agissait de son interprétation ou de celle du Conseil des gardiens de la Constitution, chargé entre autres de valider les candidatures, dont il est l’un des membres les plus importants. Le processus de validation permet au régime de Téhéran de s’assurer que les candidats sont fidèles aux principes de la République islamique.

Depuis la révolution islamique de 1979, ce processus a rejeté toutes les candidates à la présidentielle. Les femmes ont cependant été autorisées à se présenter aux élections législatives. La liste finale des candidats retenus pour l’élection du 14 juin devrait être annoncée en début de semaine prochaine. Près de 700 personnes, dont 30 femmes, ont enregistré leur candidature la semaine dernière.

L’une des conditions d’éligibilité à la présidentielle est d’être, selon la constitution iranienne, un « rejal », terme qui en persan peut signifier une figure politique, homme ou femme. En 2009, Abbasali Kadkhodai, porte-parole du conseil des gardiens, avait déclaré que le conseil n’avait jamais donné une définition claire du terme « rejal » et que rien n’empêchait une femme de se présenter à la présidentielle, assurant que toutes les candidatures rejetées jusqu’alors l’avaient été parce que les femmes concernées n’avaient pas les compétences requises.

Femen Bla Bla

Publié: 6 mai 2013 par estellavaras dans Analyse
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Jacqueline Galant

Mis en ligne le 03/05/2013 sur le site de lalibre.be

Une opinion de Jacqueline Galant, Députée fédérale MR et Présidente des Femmes réformatrices.

Dorénavant, le très fidèle monseigneur Léonard a au moins un point commun avec les turpides Dominique Strauss-Kahn et Silvio Berlusconi. Chacun d’entre eux a été pris à partie et agressé, à des degrés divers, par des représentantes des Femen. Plus personne ne l’ignore : le mouvement contestataire Femen a vu le jour en Ukraine en 2008, sur les ruines de la Révolution orange. A l’heure de Youtube et des réseaux sociaux, ces « sextrémistes » qui défendent le droit des femmes les seins nus ne pouvaient que devenir populaires et s’internationaliser à marche forcée. Et cette internationalisation a été de pair avec une théâtralisation croissante des actions des Femen.

Happenings drôles pour les uns, pathétiques pour les autres. Hystériques, souvent. « Hystérique », l’adjectif est lâché. Cet adjectif névrotique et machiste qui colle à la peau de la psychologie freudienne, de la misogynie crasse et de chaque femme si peu qu’elle élève la voix. Force est de le constater : si l’on sait facilement répondre à la question « qui sont les Femen ? », le « que veulent-elles ? » reste en revanche des plus flous. Une chose est sûre : les Femen cherchent les journalistes, les internautes, les photographes, les caméras et tous les vecteurs qui leur permettront de s’exhiber, le torse nu et peinturluré de slogans abscons où s’entrechoquent, selon l’humeur du jour, la dénonciation des différents instruments qui avilissent la femme : la crise économique, l’industrie du sexe, les religions, le machisme, la prostitution, le capitalisme, etc. A la carte, on se sert.

Peu importe le manque de fond tant qu’il y a la forme. Ou plutôt les formes. Avez-vous remarqué ? Hasard ou coïncidence, ce sont toutes de très jolies silhouettes, jeunes, des corps fermes sans vergetures et de préférence minces. Dans le monde des Femen, l’obésité, la laideur, la maternité ou encore la vieillesse ne semblent pas exister. Elles luttent contre le corps-objet et la femme-objet, mais au final, ne confirment-elles pas le modèle « taille mannequin » et les stéréotypes dans chacun des pays où elles manifestent?

Se mettre nue dans la rue pour consacrer le féminisme, après tout pourquoi pas ? Mais pour y dire quoi ? Et à qui ? Pour être vues mais pas entendues ? Quel est leur combat ? Féministes ou pas, les nouvelles amazones aux seins nus ? Les avis sur la question divergent Soyons de bon compte et reconnaissons-leur au moins qu’elles n’ont rien à voir avec les organisations « normales » qu’elles traitent d’ailleurs avec condescendance de « féminisme classique, vieille femme malade, coincée dans le monde des conférences et des livres [ ] Femen incarne l’image d’une femme nouvelle : belle, active et totalement libre [ ] » pour reprendre Anna Hutsol, idéologue doctrinaire du mouvement.

Les tenantes d’un féminisme plus classique et de longue lutte qui ont obtenu des droits essentiels pour les femmes en matière de mœurs, de respect du corps ou de droit du travail apprécieront le tacle. Toujours est-il qu’au-delà de l’auto-proclamation de leur existence, le discours Femen reste très laconique. Connaît-on leurs revendications ? Non. N’en déplaise à madame Hutsol, une accumulation de slogans ne suffit pas à établir un corpus idéologique. Les Femen sont-elles exportables aux quatre coins du monde ? Difficile à croire

Le vrai problème c’est que le féminisme, c’est avant tout un combat pour chaque femme, pour le respect de toutes les femmes, de leurs choix et de leurs modes de vie. La situation des femmes en Belgique et ailleurs en Europe n’a rien à voir avec la situation de la femme ukrainienne. La doctrine communiste a été remplacée par la dogma de l’Eglise orthodoxe et ses rigidités idéologiques. Dans l’imaginaire stéréotypé, la femme ukrainienne est filiforme, blonde et souvent prostituée aguichant les touristes occidentaux. La vérité est toute autre : plafond de verre, écart salarial écrasant, société fièrement phallocrate, violence, faible taux de participation politique des femmes (8 % seulement de représentation féminine au Parlement). Alors oui, dans ce pays ravagé par le sexisme décomplexé et qui s’est transformé en lupanar géant le temps d’un Euro 2012, on peut davantage comprendre et justifier les actions « coup-de-poing » des Femen.

Mais la situation des femmes en Belgique, en France, en Italie, même si elle est toujours perfectible, est-elle comparable à celle de la femme ukrainienne ? Choquer pour le plaisir de choquer peut-il constituer en soi un message politique viable ? Peut-on légitimement s’attaquer de la même manière aux discours du Patriarche russe Kirill estimant que le féminisme est dangereux et que les femmes sont faites pour rester à la maison et à ceux du Primat de Belgique ou des imams parisiens ?

La religion. Le mot est lâché. Le dernier cheval de bataille des Femen. Religion orthodoxe, catholique, musulmane, patriarche et archevêque, sans distinctions, sont victimes de leurs borborygmes mammaires. Cette lutte contre les religions et ses méfaits supposés semble provoquer chez les Femen une créativité à toute épreuve qui se confond parfois avec des phénomènes de foire : tronçonnage de croix orthodoxes, opérations « topless Djihad » devant les mosquées et des croyants indignés, interruptions d’offices religieux aux cris lapidaires de « Crise de la Foi, no more pope ou le féminisme et la religion ne sont pas deux choses qui peuvent coexister ».

Que les religions du Livre n’aient jamais été de grands vecteurs d’émancipation féminine ni des avant-gardistes en matière de mœurs ou de recherche médicale, tout le monde le sait. Mais de là à traiter les croyants de créatures asservies et de pantins, il y a une nuance ! Attaquer monseigneur Léonard, venu courageusement débattre du blasphème dans un temple franc-maçonnique comme l’ULB relève de la caricature grotesque. Et, au final, se retourne contre les auteurs qui, en prétendant dénoncer son homophobie, donnent une image plutôt sympathique du Primat de Belgique face à un auditoire qui, sinon, ne lui aurait probablement jamais été acquis.

Ne nous y trompons pas. Les Femen, du moins dans notre pays, c’est un phénomène médiatique et rien de plus. Ce ne sont pas elles, les féministes actives. Les féministes sont souvent des femmes de l’ombre. Elles accomplissent des petits miracles dans les centres d’aide, dans les structures médicales, dans les quartiers difficiles et paupérisés, dans les écoles de devoirs, aux côtés d’une jeunesse désœuvrée et de mères célibataires souvent déboussolées. Les féministes peuvent être des philosophes ou des écrivains. Elles sont aussi présentes à l’université, dans les centres d’études et les think tanks. Elles sont enfin à l’œuvre dans le monde politique, comme mandataires locales, députées ou ministres, où elles font et votent les lois qui changeront durablement et inévitablement la vie de leurs concitoyennes et de leurs compatriotes.

Ce sont aussi toutes les femmes qui, tous les jours, jonglent avec les obstacles de la vie et le délicat équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Ces sont elles, les féministes actives. Et n’en déplaise aux Femen, elle n’ont pas attendu que quatre Ukrainiennes engagées viennent leurs donner le « La » du Féminisme militant!

Entre actions et déclarations controversées, le mouvement Femen énerve de plus en plus de groupes féministes. A trop faire de raccourcis, sa vision du monde arabe est simpliste, voire raciste, estime l’éditorialiste.

Deux membres des Femen tentent de brûler un drapeau salafiste devant la Grande Mosquée de Paris le 3 avril 2013 - AFP.

Deux membres des Femen tentent de brûler un drapeau salafiste devant la Grande Mosquée de Paris le 3 avril 2013 – AFP.

Les tactiques et le langage du groupe féministe Femen provoquent à nouveau un débat agité. Né en Ukraine, ce mouvement, qui manifeste seins nus pour faire connaître les droits des femmes, a lancé le 4 avril la « journée internationale du djihad seins nus ». Cette journée d’action était une réaction aux menaces reçues par Amina Tyler, une militante tunisienne, pour avoir posté des photos d’elle seins nus sur Facebook.

Avec des slogans comme « La nudité, c’est la liberté » et des déclarations du type : « Les manifestations seins nus sont l’étendard de la résistance des femmes, le symbole du fait que la femme obtient ses droits par son propre corps », Femen proclame que le fait d’enlever ses vêtements en public est le meilleur moyen de faire prendre conscience des droits des femmes et que tous les autres sont insuffisants et, de toute façon, voués à l’échec. Le groupe considère donc les pays d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient et les communautés originaires de ces pays vivant en Europe comme loin d’être à la hauteur en matière de droit des femmes.

Un discours qui alimente le racisme

Femen souhaite « transformer la subordination sexuelle féminine en agression et ainsi commencer la vraie guerre », uniquement en montrant des seins nus. Afficher son corps dénudé peut être une forme légitime de protestation en dernier recours – c’est un moyen fréquemment utilisé hors d’Europe. Cependant, l’usage qu’en font les Femen alimente le racisme et le discours orientaliste sur les femmes et les hommes d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. En déclarant, par exemple : « En tant que société, nous n’avons pas été capables d’éradiquer notre mentalité arabe envers les femmes », Femen présente celles d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient comme voilées et opprimées par leurs hommes et les oppose ainsi aux femmes éclairées et libérées de l’Occident, qui vivent dans une société développée et supérieure où elles ont la « liberté » d’enlever leurs vêtements.

Nous savons que ce n’est pas vrai. Toutes les femmes non occidentales ne sont pas opprimées (et toutes les femmes opprimées ne sont pas non occidentales) et tous les hommes non occidentaux ne sont pas des oppresseurs. Les Européennes, Etasuniennes, Canadiennes, Australiennes et Néo-Zélandaises ne vivent pas dans un paradis féministe. Il existe aussi des mouvements dynamiques pour les droits des femmes en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Le féminisme appartient à toutes les femmes, partout.

« Féminisme colonial »

Ses partisans avanceront peut-être que Femen a de bonnes intentions, mais les bonnes intentions sont loin de suffire. Il existe depuis longtemps un certain féminisme colonial, dans lequel des personnes extérieures pleines de « bonnes intentions » font appel à des notions racialisées pour « sauver les femmes de là-bas ». Ce genre de chose est extrêmement néfaste, par exemple quand les communautés visées réagissent à ce défi extérieur en s’accrochant à des notions statiques de « culture » et de « tradition ». Les droits des femmes deviennent un champ de bataille et les féministes de ces communautés se retrouvent souvent coincées entre le désir de rejeter les idées racistes et la volonté de remettre en cause le comportement des hommes non occidentaux.

Femen persiste dans ses tactiques et son langage, et refuse de s’attaquer à son racisme flagrant. Quand on se fait critiquer par ceux « pour » qui on se bat, on devrait s’interroger sur ses actions. A en juger par ses dernières déclarations, Femen ne montre aucun signe de réflexion sur ses actions ou sur une éventuelle prise en compte des critiques des militantes pour les droits des femmes d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Le groupe cherche seulement à s’agrandir. Pour paraphraser Gayatri Spivak [auteure et théoricienne de la littérature], ce ne sont pas les femmes blanches qui sauveront les femmes non blanches des hommes non blancs. Les féministes de l’étranger devraient soutenir le travail des femmes des communautés concernées et non aggraver le problème. La solidarité des féministes du monde entier est essentielle, mais ce n’est pas en agissant ainsi qu’on y parviendra. Un véritable allié ne se sert pas du racisme pour lutter contre le patriarcat.