Articles Tagués ‘Facebook’

AP Photo/Matt Rourke

C’est probablement un type de publicité dont le réseau de Mark Zuckerberg se serait bien passé. Aux côtés des réclames pour les chaussures ou pour la chirurgie esthétique, un autre genre d’annonceur, qui fait débat, a fait son apparition sur les « profils » Facebook : les détaillants d’armes à feu.

Les publications d’entreprises proposant des armes à la vente, parfois de façon illégale (parce que le vendeur n’est pas agréé, parce que le type d’arme proposé n’est pas autorisé, ou encore que le site vendeur n’effectue pas les vérifications d’identité obligatoires avant de valider la vente), pullulent sur le site. Au point que le réseau social a accepté, mercredi 5 mars, de supprimer les publications non conformes avec les lois en vigueur.

Cette décision fait suite à une demande formelle du procureur de New York, Eric Schneiderman, à des pressions de l’association Mayors Against Illegal Guns, appuyée par l’ancien maire de New York Michael Bloomberg, et à une campagne menée par une association de mères américaines.

La même politique sera appliquée sur le réseau de partage de photos Instagram, propriété de Facebook, a fait savoir ce dernier.

Le président de la National Rifle Association (lobby des armes) de New York a exprimé des réserves quant à cette nouvelle politique, qui revient selon lui à limiter les droits garantis par le Premier amendement sur la liberté d’expression.

Selon les nouvelles règles établies par Facebook, un marchand d’armes peut faire de la publicité sur le réseau, mais ne peut pas, par exemple, proposer des armes à la vente dans un Etat, comme celui de New York, qui a une législation très restrictive sur le sujet. De la même façon, un marchand basé dans un Etat à la législation restrictive ne pourra pas proposer d’arme à la vente ailleurs.

Exemple (légal) d’un groupe vitrine pour un marchand d’armes sur Facebook

 

Les pages faisant de la publicité pour les armes seront en outre inaccessibles aux utilisateurs mineurs, une interdiction assez facile à contourner, l’âge à l’inscription étant purement déclaratif.

Le challenge est, de l’aveu même des porte-parole de Facebook, complexe, entre la volonté des utilisateurs de s’exprimer et la reconnaissance des potentiels effets négatifs de cette expression dans des régions aux règles différentes.

Concrètement, la surveillance se fera, soit par l’intermédiaire d’un signalement des utilisateurs (sur Facebook), soit via la détection de mots-clés suspects dans les « hashtags » (Instagram surtout). Dans les deux cas, les personnes concernées feront l’objet d’un message d’avertissement.

Malgré ces nouvelles règles, le réseau social reste assez permissif sur le sujet : aucune arme, légale ou non, ne peut être vendue sur Google Plus, eBay ou encore Craigslist.

Audrey Fournier

(source)

 

Que se passe-t-il lorsque vous écrivez un statut Facebook ou que vous commencez à commenter sous une photo Facebook d’un ami, mais qu’après un peu ou beaucoup de réflexion vous décidez de ne pas publier ce message ?

De votre côté, rien ou presque : vous supprimez le texte, vous fermez l’onglet et vous passez à autre chose. Du côté de Facebook, en revanche, tout ce que vous avez écrit, mais que vous avez finalement choisi de ne pas rendre public, peut être sauvegardé quelque part et employé à toutes fins utiles par les équipes du réseau social, révèle un article de Slate du 12 décembre.

Cet article s’appuie sur une étude (à consulter ci-dessous) consacrée au phénomène d’autocensure sur Facebook.

Ce travail, réalisé grâce aux données de 3,9 millions de comptes en langue anglaise, enregistrées pendant dix-sept jours de juillet 2012, a été effectué par deux personnes travaillant directement chez Facebook (Sauvik Das, étudiant et ancien stagiaire d’été, et Adam Kramer, un analyste de données chez Facebook).

Si les intentions des auteurs ne sont pas explicitement formulées, leur méthodologie est claire :

« Pour mesurer l’autocensure, nous avons utilisé les données de deux interfaces de la version Web de Facebook : le champ de texte dédié aux statuts, et celui dédié aux commentaires. (…) Le contenu était enregistré quand au moins 5 lettres étaient tapées dans l’un de ces champs. Nous l’avons considéré comme ‘autocensuré’ lorsque l’utilisateur ne l’avait toujours pas posté dix minutes après avoir commencé à taper son texte. (…) Ces analyses ont été faites de manière anonyme, de manière à ce que les chercheurs ne puissent pas avoir accès aux textes écrits par un compte spécifique. Par ailleurs, le contenu des messages autocensurés n’ont pas été enregistrés sur les serveurs de Facebook : seulement le fait qu’un contenu ait été écrit [sans qu’on puisse savoir ce qu’est ce contenu]. »

Sans surprise, les résultats de l’étude montrent que le phénomène d’autocensure est très fréquent : « 71 % des profils étudiés ont autocensuré leurs messages au moins une fois en dix-sept jours. Nous présumons fortement que les 29 % restants n’ont tout simplement pas eu l’occasion de s’autocensurer, étant donné la brève période pendant laquelle a duré notre observation. »

DES MESSAGES FANTÔMES QUI EN DISENT LONG

Mais comme le souligne Slate, les implications d’une telle étude sont plus importantes qu’il n’y paraît. Il s’agit d’abord, pour Facebook, de mesurer la confiance des utilisateurs de sa plateforme : Facebook aurait tout à gagner que le phénomène d’autocensure soit limité au minimum, pour que plus de messages soient postés et qu’au bout du compte chacun y passe plus de temps.

Dans ce contexte, l’identification claire des lecteurs potentiels d’un message ou d’un commentaire est déterminante. L’étude sous-entend fortement que l’interface de Facebook devrait, afin de limiter l’autocensure, pouvoir répondre plus clairement à la question des utilisateurs : « Mais, au fait, qui va pouvoir lire ce que je suis en train d’écrire ? »

(source)

Cette expérimentation réalisée au sein de Facebook montre par ailleurs qu’il est possible aux ingénieurs d’avoir accès à tout ce qu’on écrit sur la plateforme, et même aux « brouillons » de nos statuts et de nos commentaires – soit de nos dialogues avec nos contacts Facebook.

Les informations que Facebook peut tirer de ces messages fantômes, qui n’existent qu’entre vous et l’interface de Facebook, sont multiples. Par exemple, savoir qu’un utilisateur est actif sur son site même si son profil n’affiche que peu de statuts.

Le fait de ne pas publier un message peut également être très riche en termes demétadonnées. Sans savoir le contenu précis des messages autocensurés, Facebook peut déjà, par exemple, être capable de déterminer que vous avez très envie de parler à telle ou telle personne (ou à tel groupe, ou à telle page), même si vous n’osez pas publier votre message.

Et si les équipes de Facebook se mettent à éplucher les contenus autocensurés (l’étude sous-entend qu’il est techniquement possible de le faire), elles pourront avoir éventuellement accès à des données de nature à enrichir les informations liées à votre profil.

Les blagues à propos de YouPorn, d’Adopte un mec, de Justin Bieber ou de votre patron que vous n’avez pas osé laisser sur les profils de vos collègues indiquent, néanmoins, que vous connaissez bien ces noms ou ces marques, et qu’ils peuvent faire partie de vos centres d’intérêts.

« Les utilisateurs de Facebook ne s’attendent pas à ce que leurs messages non publiés puissent être collectés », note Slate, en renvoyant sur la charte de confidentialité de Facebook liées aux « Informations reçues, et leur utilisation », qui ne mentionne que les données bel et bien « partagées » par les utilisateurs.

Les équipes de Facebook, sollicitées sur le sujet, ont toutefois répondu à Slate que le fait de ne pas publier un message était une « interaction » comme une autre.

Mise à jour, le 17 décembre à 19 h 30. Les équipes de Facebook France ont tenu à réagir à cet article avec la déclaration suivante : « Les ingénieurs « data » de Facebook travaillent à comprendre la manière dont les gens utilisent notre plateforme afin d’améliorer l’expérience que nous leur proposons. Nous avons récemment conduit une étude pour comprendre à quelle fréquence les gens ne publient pas un texte après l’avoir commencé. Il est important de noter que l’étude en question n’analyse absolument pas le contenu des textes mais uniquement le comportement qui consiste à écrire un texte sans le publier. L’étude ne comporte que des informations anonymes et agrégées. » 

Le décolleté de Fernanda fait l’unanimité… sauf en Iran

© afp.

© afp.
© reuters.
© afp.

Fernanda Lima a illuminé la cérémonie du tirage au sort de sa beauté. La somptueuse top-model brésilienne a fait l’unanimité auprès des téléspectateurs et des internautes. Voilà quelques commentaires que l’on peut lire sur Twitter.

« La vraie star de ce tirage au sort de la Coupe du monde, c’est Fernanda Lima » …!

« En définitive, le plus chanceux sera celui qui tire la présentatrice, Fernanda Lima »
.

« Fernanda Lima, présentatrice brésilienne c’est une frappe nucléaire! Elle fait des dégâts! »

Vêtue d’une robe pailletée couleur peau et munie d’un décolleté ravageur, la demoiselle de 36 ans a enflammé la toile. Plus de 10 tweets par seconde auraient été envoyés pour commenter la plastique avantageuse de Fernanda.

Les Iraniens choqués par le décolleté de Fernanda
En revanche, la robe moulante de la charmante animatrice a suscité un véritable tollé… en Iran. Son décolleté plongeant a contraint la télévision iranienne à annuler la diffusion du tirage au sort.

Au départ, il était prévu que les courbes de Fernanda soient floutées lors des premières minutes de la cérémonie. Mais vu les difficultés techniques rencontrées, la retransmission a tout simplement été abandonnée.

Il n’en fallait pas moins pour provoquer la colère des téléspectateurs iraniens. Certains ont même pris d’assaut sa page Facebook pour la pointer du doigt et l’assaillir de commentaires assassins, comme l’indique Le Point. D’autres n’ont pas hésité à la traiter de  « prostituée ».

© ap.
© reuters.

Le réseau social fait face à une polémique après avoir modifié ses règles de modération concernant les contenus violents.

Facebook reconnaît son erreur. Le réseau social, sous le feu des critiques après avoir refusé de supprimer une vidéo montrant une femme se faisant décapiter par un homme masqué, a finalement effacé ce fichier. Mais ce n’est pas pour autant que toutes les vidéos violentes seront censurées du réseau social.

La polémique est née à la suite d’un article publié lundi par la BBC, alertée par l’un de ses lecteurs du refus du réseau social de censurer une vidéo sanglante. Intitulée «Défi: est-ce que quelqu’un arrivera à regarder cette vidéo?», elle montrait un homme masqué décapitant une jeune femme.

Interrogée par la chaîne anglaise, Facebook a d’abord refusé d’agir, expliquant que cette vidéo respectait ses nouvelles conditions d’utilisation. «Facebook a toujours été un endroit où les gens partagent leurs expériences, surtout quand ils sont concernés par des événements graves, comme des atteintes aux droits de l’homme, des actes de terrorisme ou d’autres actes violents. Les gens partagent des vidéos de ces événements pour les condamner», s’était justifié mardi le site américain. Ses règles d’utilisation interdisent seulement «les photos et vidéos faisant l’apologie de la violence». Il s’agit par exemple d’autoriser les publications d’images choquantes dans le cadre d’un évènement grave, un cas de figure qui s’est déjà présenté lors des attentats de Boston, a précisé Facebook au Figaro.

Un changement discret

En mai, Facebook avait pourtant décidé d’interdire complètement les contenus violents sur son site, à la suite d’une plainte de l’association de protection de l’enfance Family Online Safety Institute, qui s’inquiétait que des enfants puissent voir des images choquantes par inadvertance. «Je suis très mécontent que ces vidéos soient de retour, et ce sans avertissement», a commenté Stephen Balkam, président de l’association, dans une interview accordée à la BBC. David Cameron, premier ministre anglais, a lui-même exprimé sa surprise sur Twitter:

«Facebook est irresponsable de poster des vidéos de décapitation, surtout sans avertissement. Il doit s’expliquer de ses actions auprès des parents inquiets»

Des messages d’avertissement

Face à cette nouvelle polémique, Facebook a finalement réagi en deux temps. La vidéo de la décapitation a d’abord été accompagnée d’un message d’avertissement en gros caractère: «ATTENTION! Cette vidéo contient des images extrêmement violentes qui peuvent choquer». Puis, Facebook l’a carrément supprimé, expliquant qu’il allait renforcer sa surveillance des contenus violents. «Lorsque des internautes nous signalerons l’existence d’un contenu violent, nous allons regarder en détail pourquoi cette vidéo ou cette photo a été postée. Nous allons également déterminer si la personne ayant mis en ligne ce contenu le partage de manière responsable, par exemple en indiquant que le contenu ne doit pas être regardé en dessous d’un certain âge», détaille le site américain.

En d’autres termes, les contenus violents mis en ligne dans le but d’informer et d’interpeller l’opinion publique ne seront pas supprimés, mais Facebook pourra les accompagner de messages d’avertissement. Tout partage de vidéos violentes «dans le but de satisfaire des plaisirs sadiques» sera lui censuré. «À partir de là, nous avons réexaminé des photos et vidéos qui nous avaient été récemment signalées. Il nous est apparu que [la vidéo de la décapitation] glorifie la violence de manière irresponsable. Pour cette raison, nous l’avons retirée».

Si Facebook autorise certains contenus violents, il n’en est pas de même pour des images a prioribien moins choquantes. Le réseau social consacre par exemple beaucoup d’efforts à appliquer son interdiction de la nudité. Dans ce cadre, il interdit strictement la pornographie ou, par exemple, une photo d’une femme allaitant son bébé. Le réseau social autorise néanmoins la nudité dans le cadre d’une oeuvre d’art. Il est par exemple autorisé de poster sur Facebook l’Origine du Monde, un tableau qui avait pourtant valu à un utilisateur une exclusion temporaire du réseau social en 2011.

La lettre d’un grand-père contre l’homophobie de sa fille envers son petit-fils

3/10/13 – 10h59© Capture d’écran.

Une lettre écrite par un grand-père reniant sa fille car elle rejette son fils gay a été partagée plus de 4.000 fois sur la page Facebook de FCKH8, une marque californienne se battant pour les droits des homosexuels.

En voici la traduction:

« Chère Christine,

En tant que fille, tu me déçois. Tu as raison quand tu dis que nous avons une « honte dans la famille », mais tu te trompes de personne.

Mettre Chad à la porte simplement car il t’a annoncé être gay, c’est ça la vraie « abomination ». Un parent reniant son enfant, c’est ça qui est « contre nature ».

La seule chose intelligente que je t’ai entendu dire sur tout ça, c’est que tu n’as « pas élevé ton fils pour qu’il soit gay ». Bien sûr que non. Il est né comme ça et il ne l’a pas choisi, pas plus que le fait d’être gaucher. Toi en revanche, tu as fait le choix d’être blessante, étroite  d’esprit et rétrograde.

Alors, puisque nous en sommes à renier nos enfants, je pense que je vais profiter de l’occasion pour te dire au revoir. J’ai maintenant un petit fils fabuleux (comme disent les homosexuels) à élever, et je n’ai pas de temps à perdre avec une fille sans-coeur et garce (il emploie ici l’expression « b-word », le mot qui commence par « b », soit « bitch », ndlr).

Si tu retrouves ton coeur, appelle-nous.

Papa »

Une idée coquine pour toutes les femmes dont le copain est fan de GTA V

© Photo publique Facebook.

Voilà une idée coquine qui va ravir les femmes dont le copain ne quitte plus sa console de jeu depuis la sortie de Grand Theft Auto V, le 17 septembre dernier. Le site internet de vente en ligne d’objets sexuels Coquin-Malin propose d’envoyer un sex-toy aux femmes frustrées sexuellement depuis la sortie de GTA V.

« La sortie officielle du jeu GTA V signe l’arrêt des parties de jambes en l’air pour laisser place à des nuits blanches et au linge entassé au pied du lit », indique le site.

« Votre mec passe son temps sur sa console ou son PC à parcourir les rues de Los Santos avec une voiture volée et à faire des braquages pour épater une traînée avec de gros nichons qui est maquillée comme un sapin de Noël. Il vous délaisse en passant des heures à tripoter les boutons de sa manette alors que vous préféreriez largement que ce soit votre corps de déesse et de femme fatale qu’il touche avec passion. »

La solution est toute trouvée! Le site demande aux femmes sexuellement frustrées à cause de GTA de lui envoyer une photo d’elles avec la pochette du jeu. « Bien évidemment, vous devez nous montrer à quel point vous êtes tristes et dans un état de manque avancé. » On ne parle pas de photos pornos mais de clichés « malicieux ».

Elles recevront un petit sex-toy en cadeau. Histoire de passer le temps pendant que Chéri s’excite devant son écran…

Femen Belgique s’arrête: « Ce n’était pas une démocratie, mais une autocratie. »

 

BELGIQUE Le mouvement féministe déclare être en désaccord total avec le « top », l’Ukraine.
L’information est tombée hier en fin d’après-midi. Les Femen de Belgique, connues pour leurs manifestations seins nus dans tout le pays, cessent leurs activités, ont-elles annoncé mardi sur leur page Facebook. « Nous avons pris unanimement cette décision à la suite d’un désaccord concernant l’organisation internationale du mouvement », a confirmé Margo Fruitier, la leader du mouvement féministe belge composé d’un peu plus d’une dizaine d’activistes.

« Nous ne revenons pas sur l’idéologie du mouvement, mais bien sur la manière dont fonctionne ce groupe à l’échelle internationale. Nous n’avions rien à dire, tout était dicté par quelques personnes au niveau ukrainien. Ce n’était pas une démocratie, mais une autocratie », a-t-elle ainsi déclaré. Nous ne regrettons rien, nous avons mené toutes nos actions sincèrement », pouvait-on lire sur la page Facebook officielle du mouvement.

Pour rappel, les Femen belges ont mené leur première action, « topless jihad » devant une mosquée de Bruxelles. C’était le 4 avril 2013, elles n’étaient alors que cinq membres. D’autres féministes ont ensuite rejoint le mouvement, dont l’historique est marqué par plusieurs actions « coup de poing ».

Ainsi, le 24 avril dernier, les Femen de Belgique avaient par exemple accueilli Monseigneur Léonard à l’ULB à coups d’eau bénite et de slogans « stop homophobia ». Deux mois plus tard, le 25 juin, trois activistes du groupe montaient, seins nus, sur la voiture du premier ministre tunisien Ali Larayedh, en visite à Bruxelles, en réaction à la condamnation par un tribunal tunisien début juin de trois Femen européennes (deux Françaises et une Allemande). Plus récemment, les Femen belges ont manifesté devant l’ambassade d’Ukraine à Bruxelles en criant différents slogans tels que « Nos seins, nos armes » ou encore « Pacific fighter ». La récente polémique autour de Victor Svyatski, qui aurait fondé le mouvement, et le récent départ de la militante tunisienne Amina Sboui ne seraient pas directement à l’origine de l’extinction de Femen Belgique, assure Margo Fruitier. « Il s’agit bien d’un désaccord quant à l’organisation internationale et à la communication au sein du mouvement », insiste-t-elle.

Dès lors, une question se pose. Quid pour l’avenir ? « Nous continuerons à nous battre dans un mouvement qui sera le nôtre et qui se développera d’abord en Belgique, certifie la leader. Nous n’y avons pas encore songé davantage à ce stade-ci, mais il est certain que nous continuerons à opérer selon le modus operandi qui est le nôtre aujourd’hui, à savoir de façon imprévue et en fonction de l’actualité. Garder le principe du topless ? C’est très probable, il n’y a pas que les Femen qui opèrent sur le terrain seins nus ». Wait and see, comme on dit.

 

source: lalibre.be

 

Le pape François fait le buzz avec un « selfie »

© afp.Le pape François a rompu une fois de plus le protocole pontifical en apparaissant, visiblement à son aise, sur une photo « selfie » (autoportrait) avec un groupe d’adolescents en visite au Vatican.

© ap.

La photo, publiée sur la page Facebook de l’un des jeunes, qui l’utilise comme sa photo de profil, faisait samedi le tour des réseaux sociaux.

Cette même semaine, l’Oxford English Dictionary a inclu le mot « selfie » pour désigner les autoportraits pris à bout de bras avec un smartphone.

Les jeunes faisaient partie d’un groupe paroissial du nord de l’Italie qui a rencontré mercredi le pape et l’ont ensuite approché pour prendre des photos.

Pas de marketing
« Il n’y a pas de marketing derrière ces actions. Le pape aime bien être avec les gens, alors que son prédécesseur aimait être avec des livres », a déclaré Beppe Severgnini, éditorialiste du quotidien Corriere della Sera.

Le pape, 76 ans, premier pontife venu de l’Amérique latine, a maintes fois rompu avec les traditions du Vatican depuis son élection en mars, y compris en décrochant régulièrement le téléphone pour appeler les gens ordinaires qui lui écrivent.

La photo de groupe avec le pape a suscité des réactions multiples sur Twitter.

 

«Slane Girl», ou le récit d’un lynchage sexiste

Les photos d’une jeune fille pratiquant une fellation sur deux jeunes hommes lors d’un concert ont fait le tour du web, entraînant dans leur sillon une nuée d’insultes à caractère sexiste.

« Slane Girl », c’est l’histoire du battement d’aile d’un papillon qui a provoqué un ouragan. À la différence près que le papillon est ici une fellation pratiquée en public, et que l’ouragan a eu lieu sur les médias sociaux. Petit retour en arrière. Le samedi 17 août, Eminem donne un concert au château de Slane, en Irlande. Durant ce concert, une jeune fille pratique une fellation sur deux jeunes hommes. Manque de chance, l’omniprésence des smartphones étant ce qu’elle est, quelqu’un n’a pas manqué de dégainer pour immortaliser ce moment et poster ces photos sur internet. Ce qui aurait dû rester une anecdote connue seulement d’une poignée de participants au concert est alors devenu un phénomène mondial, qui a fait le tour du web. Ces photos ont été partagées sur les réseaux sociaux par des milliers d’internautes sous le hashtag #SlaneGirl. Un « succès » à l’arrière-goût de voyeurisme malsain qui n’a rien d’étonnant, et des réactions d’internautes qui en disent long sur la perception des rapports hommes/femmes.

La salope et les héros

Twitter et facebook ont été noyés sous une déferlante de réactions insultant la jeune fille. De #SlaneGirl elle est rapidement devenue #SlaneSlut (la salope de Slane). Et à en croire les messages qui sont postés chaque minute sous ces hastags, nombreux sont ceux qui considèrent avoir le droit de juger cette jeune fille. Cette histoire combine deux phénomènes peu glorieux voire carrément inquiétants : le cyber bullying et le slut-shaming. Le cyber-bulliyng est l’acharnement contre un individu qui devient la cible de moquerie et d’injures. Les cas les plus graves poussent parfois les victimes au suicide. Début aout, une jeune anglaise de 14 ans s’est pendue dans sa chambre après avoir été harcelée par des utilisateurs du site Ask.fm. Ce phénomène est mondial : selon l’association End Cyber Bullying , 9 % des adolescents déclarent avoir été victimes d’insultes sur internet entre juillet 2010 et juillet 2011. En Belgique, un rapport de la Commission Européenne rapporte que34,3 % des adolescents ont été la cible de cyber bullying en 2009.

En plus de cet acharnement facile que permet l’anonymat d’un écran, la jeune fille a été victime de moqueries directement liées à son identité féminine. Car ce n’est pas l’acte de la fellation qui est critiqué dans les commentaires injurieux. Ni même le fait que celle-ci ait eu lieu en public. Ce qui est critiqué, ce qui est montré du doigt, c’est la jeune fille. Mais pour pratiquer une fellation, il faut être (au moins) deux, et les partenaires de la jeune femme ont aussi eu droit à leur hashthag. Pas d’insultes ni de moqueries à leur égard : si la fille est une #Slut, les jeunes hommes sont eux, des #Heroes. La fellation (n’élargissons pas à la sexualité même si cela est tentant) serait donc encore considérée par de nombreuses personnes comme une honte pour les femmes, et un accomplissement pour les hommes. Une conception de la sexualité et des rôles hommes/femmes que l’on retrouve dans la pratique du Slut-Shaming . Ce concept assez répandu sur Internet consiste à rabaisser et à culpabiliser une femme à cause de son comportement sexuel. Sous couvert d’humour, cela entretient l’idée que des filles sexuellement actives sont des salopes.

Ce double traitement aux acteurs d’une même histoire n’a toutefois pas fait l’unanimité sur la toile. Sous le hashtag #SlaneGirlSolidarity, de nombreux messages défendent la jeune fille et dénoncent cette vision à deux vitesses. Un soutien qui est plutôt bienvenu : traumatisée par la vague de haine à son encontre, Slane Girl a dû être hospitalisée lundi dernier.

Quand Facebook collabore avec les autorités belges

Source: Belga© photo news.

Les autorités belges ont demandé, au cours du premier semestre, à 150 reprises à Facebook de transmettre des informations sur des utilisateurs, indique mardi le réseau social dans son premier « rapport international des demandes gouvernementales ».

Les 150 demandes des autorités belges ont concerné 169 profils. Le bureau de communication 7N60, au nom de Facebook, précise que ces demandes avaient trait à des internautes en Belgique.

Facebook a accédé dans de nombreux cas à ces demandes. Dans 70% des cas, au moins une partie de l’information demandée a été transmise. « Nous examinons chaque demande avec le plus grand soin et nous exigeons une description détaillée des motifs juridiques et factuels sur lesquels est basée la demande », explique Facebook.

150 demandes liées à des affaires criminelles
La grande majorité de ces demandes sont liées à des affaires criminelles, telles que des vols ou des kidnappings. « Lorsque nous sommes tenus par la loi d’accéder à une demande, nous ne révélons en règle générale que les informations de base d’un utilisateur, comme le nom par exemple », ajoute le réseau social.

La Belgique a fait appel à de nombreuses reprises à Facebook, contrairement aux Pays-Bas par exemple, avec seulement 11 demandes.

Ce sont les Etats-Unis qui ont introduit le plus de demandes (11.000 à 12.000) suivis par l’Inde (3.245) et le Royaume-Uni (1.975). Au total, 71 pays sont mentionnés dans le rapport, qui ont introduit plus de 25.000 demandes concernant environ 38.000 comptes d’utilisateurs.

Facebook explique avoir publié ce rapport, qui sera suivi d’autres, dans un souci de transparence et de confiance.