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Fin de cavale pour le tireur présumé de Libération et de la Défense

L’ADN de l’homme placé en garde à vue mercredi soir en région parisienne correspond à celui du tireur de Libération et de la Défense. Il s’agit d’Abdelhakim Dekhar, condamné en 1998 dans l’affaire Rey-Maupin.

C’est la fin d’une traque qui aura duré cinq jours. L’ADN du suspect placé en garde à vue mercredi soir correspond bien à celui du tireur à l’origine des attaques de BFMTV, de Libération et de la Défense. L’homme soupçonné d’avoir semé la panique dans Paris s’appelle Abdelhakim Dekhar, il avait déjà été condamné à quatre ans de prison dans l’affaire Rey-Maupin.

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, qui a confirmé l’identité du tireur présumé, a souligné le travail « formidable de la police » et rendu hommage à « leur professionalisme et à leur rapidité », lors d’une conférence de presse au siège de la police judiciaire à Paris dans la nuit de jeudi à vendredi.

Tentative de suicide

Le suspect avait été repéré vers 19 heures dans un véhicule stationné dans un parking souterrain de Bois-Colombes, en région parisienne. Il avait été retrouvé dans un état semi-comateux après avoir, semble-t-il, ingéré des médicaments. Un geste « qui peut laisser penser à une tentative de suicide », a expliqué Manuel Valls.

On ne sait toujours rien des motivations d’Abdelhakim Dekhar. Le suspect n’est pas en mesure d’être entendu. « Il a été soigné, il sera sans doute sur pied très rapidement pour que l’enquête puisse se poursuivre et évidemment qu’il soit interrogé », a précisé le ministre de l’Intérieur.

L’interpellation du suspect s’est faite grâce à un témoignage recueilli par la police de Courbevoie. Un homme qui a affirmé avoir hébergé Abdelhakim Dekhar a contacté le commissariat. Le suspect lui aurait confié qu’il « avait fait une connerie » en évoquant l’affaire, a précisé une source proche de l’enquête.

L’affaire Rey-Maupin 

Abdelhakim Dekhar avait participé à l’équipée sanglante de Florence Rey (19 ans) et Audry Maupin (23 ans), qui avait fait cinq morts dont trois policiers en 1994 dans Paris. Surnommé « Toumi » à l’époque de l’affaire, il avait été condamné à quatre ans d’emprisonnement – exactement la durée de sa détention provisoire – pour avoir acheté le fusil à  pompe utilisé lors de la fusillade.

Un seul homme

Le ministre français de l’Intérieur avait annoncé, mardi 19 novembre, que les enquêteurs chargés de retrouver le tireur avaient effectué « tout un travail sur (son) ADN ».

Les empreintes génétiques ont permis aux enquêteurs d’acquérir la certitude qu’un même homme est l’auteur de l’attaque de lundi à Libération, où un assistant photographe a été grièvement blessé, des tirs qui ont suivi, sans faire de victime, à La Défense, ainsi que de la prise d’otage d’un automobiliste dans la foulée.

« L’hypothèse d’un auteur unique est donc confirmée », avait déclaré à l’AFP mercredi matin le procureur de Nanterre, Robert Gelli.

Cette arrestation est le résultat de l’appel à témoin lancé par les enquêteurs de la brigade criminelle de la police judiciaire parisienne, après publication, mardi, d’une photo issue d’une caméra de vidéosurveillance de la RATP.

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