Articles Tagués ‘Allemagne’

L'Allemagne ouvre la voie à la double nationalité pour les jeunes Turcs

L’Allemagne devrait permettre aux jeunes nés sur son sol de parents étrangers d’acquérir la double nationalité, en vertu de l’accord de gouvernement conclu entre conservateurs et sociaux-démocrates mercredi, une mesure destinée avant tout aux enfants d’immigrés turcs.

Promesse de campagne phare du Parti social-démocrate (SPD), l’introduction de la double nationalité dans un pays historiquement marqué par le principe du « droit du sang » a longtemps été rejetée par les conservateurs d’Angela Merkel.

Ils ont fini par céder en grande partie pendant les cinq semaines de négociations en vue de former un gouvernement de « grande coalition », qui se sont terminées mercredi à l’aube après un marathon de 17 heures.

Aux termes de l’accord, les personnes de parents étrangers qui sont nées et ont grandi en Allemagne pourront avoir deux passeports : l’allemand et celui de leurs parents.

En revanche, les personnes nées à l’étranger pourront être naturalisées, mais en renonçant à leur nationalité de naissance.

Par exemple, un jeune de 19 ans né en Allemagne de parents turcs pourra avoir la double nationalité, mais son père, en Allemagne depuis 20, 30 ans, voire plus, n’y aura pas droit, sauf s’il renonce à son passeport turc.

Le SPD, qui a bénéficié de la majeure partie du « vote turc » aux élections, souhaitait initialement adopter un principe général de droit à la double nationalité.

« C’est un signal clair » que nous avons lancé, s’est félicitée la chancelière Angela Merkel, tout en reconnaissant que cette décision n’avait « pas été facile » à prendre. « Nous disons ainsi que nous voulons ces jeunes. Ils font partie de notre société », a-t-elle ajouté.

L’Allemagne compte la plus grosse communauté turque hors de Turquie, avec quelque trois millions de personnes, dont un grand nombre sont nées en Allemagne.

De son côté, le dirigeant du SPD, Sigmar Gabriel, a souligné qu' »un tabou » avait été « brisé ». Les conservateurs ont fait preuve d' »un sacré courage » car leur position initiale était « diamétralement opposée » à l’accord trouvé, a-t-il insisté.

La Communauté turque en Allemagne (TGD), une des instances représentatives, s’est toutefois déclarée « très déçue » par cet accord qui ne change rien à la situation de la première génération de Turcs venus faire tourner les usines allemandes à partir de la fin des années 50.

« Les parents et grands-parents ont beaucoup fait pour ce pays. Cela aurait été une reconnaissance de leurs prestations », a regretté le président de la TGD, Kenan Kolat.

La mesure devrait mettre un terme au principe de « l’obligation de choix » (Optionspflicht) en vigueur depuis une réforme du code de la nationalité en 2000 qui, pour la première fois, avait introduit une dose de « droit du sol » en Allemagne.

Jusqu’à présent, les jeunes nés après le 1er janvier 2000, de parents étrangers mais vivant depuis au moins huit ans en Allemagne avec un permis de séjour illimité, disposent automatiquement de la double nationalité.

Mais entre leurs 21e et 23e anniversaires, ils doivent choisir et rendre l’un des deux passeports.

La loi entrée en vigueur en 2000 prévoit en outre que les enfants nés entre 1990 et 1999 peuvent demander la double nationalité, puis doivent eux aussi se décider avant leurs 23 ans.

Selon l’Office des statistiques, quelque 30.000 jeunes vont chaque année devoir se décider.

Dans un pays qui a longtemps refusé de se considérer comme une terre d’immigration bien qu’il compte 10,7 millions d’immigrés, l’accord conclu entre le SPD et les Unions chrétiennes CDU et CSU vise essentiellement les jeunes Turcs de la deuxième, voire de la troisième génération, surnommés les « Deutschtürken ».

Les citoyens de l’Union européenne et de la Suisse peuvent en effet obtenir la double nationalité après huit ans en Allemagne.

La double nationalité est également tolérée lorsqu’un citoyen ne peut pas perdre sa nationalité de naissance, comme quand il est iranien, marocain ou algérien -sauf cas exceptionnels-, par exemple.

Un politique allemand lance l’idée d’une expo sur le « Trésor nazi »

Source: Belga© getty.

Un responsable politique allemand a lancé samedi l’idée d’exposer une partie des oeuvres du « trésor nazi » découvert à Munich et qui comprend des chefs d’oeuvre de Chagall, Munch, Dix ou Matisse, dont certains proviendraient de la spoliation de juifs sous le Troisième Reich.

© getty.
© getty.
© afp.

Le ministre de la Justice de Bavière, Winfried Bausback, a estimé dans le journal « Die Welt am Sonntag » qu’un « accord à l’amiable » pourrait être trouvé avec Cornelius Gurlitt, l’octogénaire fils d’un collectionneur d’art, chez qui plus de 1.400 oeuvres d’art ont été découvertes.

« On pourrait par exemple, et ce au moins pour une partie des oeuvres, réfléchir à quelque chose comme une fondation qui permettrait que les oeuvres d’art qui sont manifestement d’un très grand intérêt historico-artistique puissent être rendues accessibles au public », a-t-il expliqué dans le journal à paraître dimanche et dont des extraits ont été diffusés samedi.

Sur un total de 1.406 oeuvres retrouvées (peintures, esquisses, dessins notamment) dans l’appartement de M. Gurlitt, 970 doivent être examinées par des experts et 380 sont considérées comme appartenant à « l’art dégénéré », concept désignant dans le jargon nazi tout ce qui ne rentrait pas dans la définition restrictive de l’art du Troisième Reich.

Le président du Congrès juif mondial Ronald Lauder a insisté sur la responsabilité morale de l’Allemagne pour que les particuliers ou les musées victimes des pillages nazis récupèrent leur bien. Cornelius Gurlitt s’est dit décidé à se battre pour garder « ses » toiles. « Volontairement, je ne rendrai rien, non, non », a-t-il déclaré cette semaine au magazine « Der Spiegel ». Il fait l’objet d’une enquête judiciaire pour fraude fiscale et recel.

 

 

Législatives allemandes : le parti de Merkel frôle la majorité absolue

 

 
© AFP

Selon les premières estimations, Angela Merkel remporte largement les législatives et raterait de peu la majorité absolue au Parlement. Son allié libéral, le FPD, en revanche, ne devrait pas réunir assez de voix pour rester au Parlement.

Sans surprise, le parti conservateur CDU d’Angela Merkel sort largement en tête des élections législatives avec plus de 42 % des voix, selon les premières estimations à la fermeture des bureaux de vote. Il s’agit du meilleur score du parti depuis la réunification allemande. C’est un « super résultat », a salué la chancelière, qui promet « quatre nouvelles années de succès ».

 

 

La CDU et son allié bavaroise, la CSU, frôlent la majorité des sièges au Bundestag. Un tel cas de figure aurait été historique. Aucun parti allemand n’ayant obtenu de majorité absolue à la chambre basse du parlement depuis le chancelier chrétien-démocrate Konrad Adenauer en 1957.

Le SPD crédité de 26,5% des voix

En revanche, pour la première fois de son histoire, son allié libéral, le FPD, aurait récolté moins des 5 % des suffrages nécessaires pour rester au Parlement. Un résultat médiocre qui pourrait contraindre Angela Merkel à faire alliance avec l’opposition sociale-démocrate (SPD), créditée de près de 26,5 % des voix.

Cette perspective de coalition ne réjouit pas tous les partisans pro-Merkel : « C’est bien que la CDU atteigne son score historiquement le plus fort, mais je ne suis pas entièrement satisfait parce que le FDP, qui a fait un bon boulot, se retrouve en dehors du Parlement « , regrette ainsi Eike, un jeune Allemand de 30 ans, interrogé par FRANCE 24.

« Si la coalition [de Merkel] se fait plutôt avec le SPD, on peut s’attendre à une politique plus sociale, davantage tournée vers la question des femmes ou le cumul des emplois », avait commenté, plus tôt, Gauthier Rybinski, envoyé spécial de FRANCE 24 à Berlin.

Le parti anti-euro AfD récolte moins de 5%

Le parti anti-euro « Alternative pour l’Allemagne » (AfD) qui militait pour un « démantèlement ordonné » du pays de la zone euro – un programme qui inquiétait l’UE –  récolterait 4,9% des voix, ce qui les excluerait également d’entrée au Bundestag.

« C’est vraiment dommage que l’AfD échoue si près du but », déplore Mathias, 60 ans, qui a suivi les résultat au célèbre café politique de Berlin, le « Standige Vertretung ». « Ce parti aurait pu faire avancer les choses au regard de la situation économique en Europe. Je crains que cette question [la crise européenne] ne soit pas abordée de manière courageuse par la nouvelle coalition. »

Les Verts, qui avaient chuté dans les sondages ces dernières semaines, feraient un score très loin de leurs attentes, à 8%, en net recul par rapport à leur record des législatives en 2009 (10,7%). La gauche radicale Die Linke baisse également, et passerait à 8% contre 11,9% des voix en 2009.
source: france 24

Le Monde.fr | 19.09.2013 à 10h10 • Mis à jour le 19.09.2013 à 14h42 |

C’est un député de Die Linke, le parti de la gauche radicale, qui avait soulevé le lièvre en posant la question au ministère de l’économie. Et l’aveu est tombé mercredi 18 septembre. Oui, l’Allemagne a bien exporté vers la Syrie des produits chimiques susceptibles d’entrer dans la fabrication du sarin. Les composés exportés – notamment douze tonnes de fluorure de sodium, de l’acide fluorhydrique et 90 tonnes d’hydrogène fluoré – sont à « double usage », civil et militaire, selon la classification européenne et sont soumis à des autorisations spéciales d’exportation.

Le ministère de l’économie précise que ces exportations vers la Syrie ont été effectuées en 2002-2003 (40 tonnes) puis en 2005-2006 (97 t) pour un montant total de 174 000 euros et qu’elles étaient exclusivement à usage civil. Les dates sont importantes politiquement : elles indiquent que les exportations ont obtenu le feu vert tant du gouvernement de Gerhard Schröder (1998-2005) que du premier gouvernement d’Angela Merkel (2005-2009). Le ministère a même précisé que ces autorisations avaient été données après que les services secrets ont indiqué que « l’usage civil était plausible ».

MME MERKEL A PRIS LA DÉFENSE DE SES PRÉDÉCESSEURS

Mercredi, la chancelière est restée très prudente sur le sujet : « D’après tous les éléments dont je dispose, ils [ces composés] ont été utilisés à des fins civiles », a-t-elle déclaré. Fait étonnant en pleine campagne électorale, Mme Merkel a pris la défense de ses prédécesseurs en indiquant que le gouvernement de Gerhard Schröder avait « très précisément vérifié » à quel usage ces exportations étaient destinées.

Le député de Die Linke Jan van Akten n’a pas caché son scepticisme : « On savait que la Syrie entretenait un programme d’armes chimiques » et il ne fallait pas, selon lui, y exporter ces produits chimiques. « On aurait aussi bien pu livrer de l’uranium à la Corée du Nord« , a-t-il ajouté, sarcastique. Son collègue Gregor Gysi, chef de file de Die Linke pour la campagne, est allé plus loin : « L’Allemagne est à l’évidence en partie coupable de la mort de plus de 1 400 enfants, femmes et hommes [lors du bombardement chimique sur la Ghouta, en banlieue de Damas, le 21 août].« 

ALLEMAGNE:La xénophobie ne fait plus recette

Au lieu de mener campagne contre les étrangers, la CDU d’Angela Merkel plaide pour une “culture d’accueil”. Un changement de ton non dépourvu de visées électoralistes.
Un dessin de Falco, CubaUn dessin de Falco, Cuba

Au début du mois d’août, les révélations [du magazine Der Spiegel] selon lesquelles le chancelier Kohl [1982-1998] avait envisagé en 1982 de renvoyer chez eux la moitié des Turcs d’Allemagne ont suscité la stupeur dans l’opinion publique. Jusqu’à ce qu’on se souvienne que de telles idées étaient à l’époque dans l’air du temps et représentaient un thème de campagne très payant pour les chrétiens-démocrates (CDU-CSU) [contribuant à l’arrivée d’Helmut Kohl lui-même au pouvoir].

Pendant plusieurs décennies, les conservateurs savaient parfaitement qu’attiser les ressentiments contre les immigrés, les demandeurs d’asile ou les musulmans permettait de mobiliser l’aile la plus conservatrice du parti et de l’attirer vers les urnes. Certes, les chrétiens-démocrates se sont constamment défendus de vouloir faire campagne contre les étrangers. Reste que la xénophobie a toujours trouvé le moyen d’être de la partie : que ce soit par l’expulsion illégale – et soigneusement mise en scène – d’un délinquant multirécidiviste d’origine turque, par le lancement d’une pétition contre la double nationalité ou par une habile resucée de La barque est pleine*. La plupart du temps, les sociaux-démocrates (SPD) ne se sont d’ailleurs pas privés de rejoindre le chœur des conservateurs, sachant que ce refrain n’était pas pour déplaire à leur base.

Tensions à Berlin

Cette année, les choses semblent pourtant différentes. Les immigrés sont tout à coup les bienvenus en Allemagne, surtout lorsqu’ils arrivent bardés de diplômes. Même les chrétiens-démocrates reconnaissent aujourd’hui que les musulmans contribuent à la diversité culturelle et religieuse du pays ainsi qu’à sa prospérité. Les demandeurs d’asile ne sont plus tenus pour suspects depuis que tant de civils syriens, d’alliés afghans des Occidentaux ou de chrétiens d’Irak viennent chercher refuge en Allemagne. Sans parler du nouveau pape – autorité spirituelle reconnue par de nombreux électeurs catholiques allemands –, qui, par sa visite à Lampedusa, a dénoncé de manière spectaculaire l’indifférence de l’Europe face au drame quotidien des réfugiés en Méditerranée.

Ce changement de ton est également sensible dans la campagne. Dans son programme, la CDU-CSU prône une “culture d’accueil” et l’ouverture de centres d’accueil dans les mairies. Elle célèbre l’Allemagne comme un “grand pays d’intégration”. Les vieux discours xénophobes ont disparu des tavernes, même si la crise n’attire pas que des ingénieurs grecs et espagnols dans le pays, mais aussi une main-d’œuvre sans qualification de Bulgarie et de Roumanie et un nombre de demandeurs d’asile en nette augmentation.

La vie des migrants en Allemagne n’a pourtant pas radicalement changé. L’actualité récente dans le quartier de Berlin-Hellersdorf [dans l’est de la capitale] – où l’hébergement de demandeurs d’asile dans une ancienne école a déclenché une polémique il y a plusieurs semaines – témoigne des difficultés à mettre en place cette “culture d’accueil”. Leur arrivée dans les lieux a été mal préparée, les riverains ont été prévenus trop tard et personne ne s’est soucié de leurs inquiétudes. Les autorités n’ont tiré aucune leçon des drames des années 1990 [à Hoyerswerda, Solingen, Mölln, etc., où des étrangers ont péri sous le coup de violences xénophobes].

Diplômés et électeurs

Les dirigeants de la CDU et du SPD – les uns comme les autres – regardent, impuissants, les riverains se transformer en porte-voix de groupes xénophobes ruinant l’image cosmopolite de Berlin. La “honte nazie” (comme l’écrit le tabloïd Bild) ne se limite toutefois pas aux cités d’Hellersdorf : dans le quartier huppé de Reinickendorf, les habitants n’hésitent pas à mandater leurs avocats pour bannir les enfants des demandeurs d’asile de leurs bacs à sable.

Les politiques hésitent encore à en faire un thème de campagne et à muscler leur discours comme la droite populiste d’hier. Mais les vieux réflexes sont toujours là. Par exemple lorsque le ministre de l’Intérieur, Hans-Peter Friedrich (CSU), se dit “alarmé” face à l’afflux croissant de demandeurs d’asile.

Un retour à la rhétorique xénophobe des années 1980 et 1990 est néanmoins peu probable. D’une part, les politiques savent que ces idées ne sont pas compatibles avec une époque où la concurrence pour la main-d’œuvre qualifiée se joue à l’échelle internationale ; d’autre part, les partis ciblent davantage les électeurs d’origine étrangère. Ces derniers représentent 5,8 millions de personnes, soit 10 % de l’électorat, ce qui en fait un groupe déterminant. Les partis n’ont pas manqué d’en tenir compte. Quatre pour cent de tous les candidats au Bundestag [pour les élections législatives du 22 septembre] sont issus de l’immigration. Seule la CSU fait exception.

La xénophobie ne paie plus dans les campagnes électorales, du moins pour les partis établis. La CDU, la CSU et le SPD n’ont plus qu’à faire les yeux doux aux migrants et à laisser à la droite radicale et populiste ce vieux champ de manœuvre politique.

Note :* Film de 1981 sur un groupe de réfugiés tentant d’obtenir le droit d’asile en Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale.
source:courrier international

Pourquoi le football allemand, avec sa Bundesliga, a-t-il tout compris !

Borussia Dortmund Allemagne
La reconstruction du football allemand après le Mondial 98

 

Commençons ici par évoquer l’équipe nationale, en regardant dans le rétroviseur. Le 4 juillet 1998, la Nationalmannschaft est en crise après sa piteuse élimination en quart de finale de la Coupe du monde face à la Croatie (0-3). Pour se relever de cet échec cuisant, l’Allemagne va alors tout miser sur la formation, exactement comme l’a alors fait la France un peu plus tôt, et qui triomphe cette année-là en finale face au Brésil. En dix ans, les dirigeants de la ligue professionnelle allemande investissent près de 700 millions d’euros dans la formation de jeunes joueurs. Résultat, « on voit qu’aujourd’hui, avec une nouvelle génération de joueurs comme Thomas Müller ou Mesut Özil, ils ont réussi à faire émerger des footballeurs de talents », commente Philippe Diallo, directeur général de l’Union des clubs professionnels de football (UCPF) en France, 

 

Le levier ultra-moderne de la Coupe du monde 2006

 

A l’heure actuelle, l’Allemagne reste le pays qui aura su le mieux tirer profit de la dynamique économique émanant de l’organisation d’une grande compétition internationale. Pour le Mondial 2006, dix stades sur les douze retenus sortent de terre ou sont reconstruits et mis aux normes cinq étoiles de la FIFA, affichant des capacités de 50.000 places ou plus. Grâce à des financements exclusivement privés, Munich, Hambourg et Gelsenkirchen (Schalke 04) se voient ainsi dotées d’une nouvelle enceinte ultra-moderne, fonctionnelle, où la vision pour le public est excellente depuis n’importe quel endroit dans le stade.

allianz arena bayern munich

L’Allianz Arena à Munich, 71.000 places, inaugurée en 2005 

En comparaison, seuls trois stades en France dépassent la barre des 50.000 places: le Stade de France (80.000), le Stade Vélodrome (67.000 après la fin de sa rénovation, en 2014) et le Grand Stade Lille Métropole (50.000).

Des publics fidèles et « éduqués »

Les stades rénovés et agrandis pour la Coupe 2006 n’auront fait qu’accentuer la tendance depuis le début des années 2000: les affluences allemandes sont les plus élevées d’Europe. Et il n’y a pas photo. Pour la saison 2011-2012 (derniers chiffres connus), la Bundesliga a enregistré 45.116 spectateurs en moyenne par match! Un nombre à des années-lumière de la Ligue 1 et sa moyenne qui dépasse tout juste les 19.000 (pour l’exercice 2012-2013). Pour calmer tout le monde, le Borussia Dortmund affiche lui une moyenne hallucinante de… 80.552 à domicile, soit guichets fermés toute la saison. Parmi les dix meilleures affluences mondiales, ce n’est donc pas un hasard si l’on retrouve cinq clubs allemands:
Par ailleurs, en plus d’être fidèles, les supporteurs des clubs allemands sont de vrais passionnés, et font preuve d’une ferveur souvent injustement méconnue dans le reste du continent. L’impressionnant « mur » du Signal Iduna Park (ex-Westfalenstadion) de Dortmund en est là un parfait témoignage: un kop de 24.000 personnes chantant pendant 90 minutes dans la Südtribüne, plus grande tribune debout d’Europe:

borussia dortmund

Les hooligans? S’ils ont pollué et polluent encore parfois les matches dans les petites divisions, ont été éradiqué au niveau professionnel. Dès 1992, au même titre que la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, l’Allemagne avait pris ce fléau très au sérieux, en se dotant notamment d’une cellule policière chargée de collecter des informations sur les supporteurs violents.

Un calendrier bien pensé

Quand les Anglais jouent le lendemain de Noël ou le jour de l’An, les footballeurs allemands se prennent eux un bon mois et demi de vacances. En fait, ils sont plutôt mis au repos forcé par la fédération, conditions climatiques oblige. En effet, à cause de la rudesse des hivers germaniques, la Bundesliga s’arrête chaque saison six semaines, généralement entre le 15 décembre et le 20 janvier. Plusieurs avantages à cela: aucun match n’est ainsi reporté; les pelouses sont préservées au plus froid de l’hiver; les joueurs soufflent un bon coup avant de réattaquer pied au plancher une « nouvelle » saison mi-janvier; et le calendrier est, de fait, moins chargé: le championnat allemand compte 18 clubs, ce qui représente quatre matches en moins dans l’année. De la fatigue accumulée enlevée, qui permet par exemple de faire meilleure bonne en Coupe d’Europe. Le Bayern et le Borussia viennent l’illustrer à merveille cette saison. Et l’on s’interroge aujourd’hui sérieusement en France au retour de ce fameux championnat à 18 clubs, afin d’accroître la compétitivité de la Ligue 1.

Des droits TV équitables

Contrairement aux autres championnats européens où les gros s’accaparent presque l’intégralité des revenus liés aux droits télévisés, la Bundesliga sait partager les richesses. « Ces droits télé qui, certes, s’appuient principalement sur les chaînes payantes, mais qui ne se privent pas pour autant de larges fenêtres en clair, explique Christophe Bouchet, ancien dirigeant de l’OM, sur Le HuffPost. Ainsi, alors que nous avons sacrifié ‘Téléfoot’ (en France) au début des années 2000, les Allemands ont préservé comme un patrimoine national l’émission sœur diffusée le samedi après-midi. ». Lors de la saison 2011-2012, 14 des 18 clubs engagés ont ainsi généré des profits à hauteur de 55 millions d’euros après impôts, aussi grâce aux recettes fortes de la billetterie (liées aux fortes affluences, voir plus haut) et aux « naming » toujours plus nombreux des enceintes. Conséquence: si le Bayern s’offre des stars (Guardiola la saison prochaine, peut-être Neymar, ajoutés aux Robben, Ribéry), les plus petits clubs peuvent, avec cet argent bien redistribué et géré, se payer des Van der Vaart (Hambourg) ou des Huntelaar (Schalke 04).

source :www.huffingtonpost.fr

Des armes trouvées chez les Femen

Source: AFP© epa.

La police ukrainienne a affirmé mardi avoir découvert des armes au siège du groupe Femen, connu pour des manifestations seins nus, les féministes dénonçant une « provocation » de la part des autorités.

La police a indiqué dans un communiqué avoir reçu un message anonyme affirmant qu’un engin explosif avait été déposé dans le bâtiment situé au 21 rue Mikhaïlovskaïa où se trouve le bureau des Femen.

« Au cours de l’inspection des lieux, les forces de l’ordre ont saisi des objets ressemblant à un pistolet et à une grenade qui vont être soumis à expertise », selon la police.

Selon Anna Goutsol, la chef de la branche ukrainienne du mouvement, la police a affirmé avoir découvert un fusil, une grenade et des portraits du président russe Vladimir Poutine et du patriarche orthodoxe russe Kirill.

« Nous n’avons jamais eu d’armes »
« C’est une provocation. Nous n’avons jamais eu d’armes », a déclaré Mme Goutsol à l’AFP en estimant que des armes avaient pu être introduites dans le bureau en l’absence des militantes.

Trois militantes de Femen qui s’apprêtaient à manifester contre la visite en Ukraine du président russe Vladimir Poutine fin juillet avaient été interpellées à Kiev et Mme Goutsol avait été agressée. Elles avaient accusé les service spéciaux russes et ukrainiens d’être derrière l’incident.

Le mouvement Femen, fondé en Ukraine et dont le siège est désormais à Paris, mène depuis plusieurs années des actions dans le monde entier pour dénoncer le sexisme et les discriminations à l’encontre des femmes : ses membres surgissent soudainement, seins nus, le corps couvert d’inscriptions, pour attirer l’attention.

Le groupe dénonce en outre l’homophobie, la collusion entre l’État et l’Église, les régimes autoritaires et les fraudes aux élections. Il s’en était pris au président Poutine, en avril à Hanovre (Allemagne).

La photo de  Mario Götze qui dérange déjà le Bayern Munich

Mario Götze (avec Mathias Sammer) présenté à la presse allemande. © epa.Ce cliché a provoqué la colère d’Adidas, actionnaire à hauteur de 9,1% du Bayern Munich. Pas besoin de vous faire un dessin…

Mario Götze, transféré pour 37 millions d’euros au Bayern Munich, a été présenté à la presse hier. L’ancien joueur du Borussia Dortmund n’a pas marqué des points pour sa première apparition dans la salle de presse de l’actuel champion d’Europe.

Enorme logo Nike
Le milieu de terrain allemand s’est affiché avec un énorme logo Nike alors que le club bavarois est sponsorisé par Adidas. La marque aux trois bandes est actionnaire du Bayern Munich à hauteur de 9,1%.

Adidas: « Une telle chose pas permise »
Chez Adidas, la pilule est difficile à avaler: « Les photos de la conférence de presse nous ont surpris très négativement. Contractuellement, une telle chose n’est pas permise. Nous avons d’ores et déjà demandé des comptes au Bayern », a précisé un porte-parole d’Adidas.

 

Triplé historique pour le Bayern Munich

Source: Belga© ap.Le Bayern Munich, avec Daniel Van Buyten aligné toute la rencontre, a remporté la Coupe d’Allemagne de football en battant 3-2 Stuttgart en finale, samedi, au stade Olympique de Berlin. Déjà champion d’Allemagne et vainqueur de la Ligue des Champions, les Bavarois réalisent ainsi un trophée historique.

© getty.
© afp.
© ap.
© getty.

Maxim (9e) et Harnik (22e) avaient eu la balle du 0-1 pour Stuttgart, mais le premier a manqué de précision et le second a buté sur un excellent Neuer. Les Bavarois ont débloqué la situation sur un penalty transformé par Müller (37e).

Dès la reprise, Gomez, servi par Lahm, doublait le score (48e). L’attaquant réalisait ensuite le doublé, en convertissant un centre en retrait de Müller (60e). Alors qu’on pensait la rencontre pliée, Stuttgart avait un sursaut d’orgueil. Harnik trompait Neuer d’une tête décroisée (71e) avant de relancer complètement la rencontre à 10 minutes (3-2, 80e).

Malgré le pressing final de Stuttgart, le score ne bougeait plus. Le Bayern s’offre sa 16e Coupe d’Allemagne, un record, et réalise, pour la première fois de son histoire, le triplé Ligue des Champions-Championnat-Coupe nationale. Seuls l’Ajax, le PSV, le Celtic, Manchester United, Barcelone et l’Inter Milan avaient réussi cet exploit.

Le Bayern succède au palmarès à Dortmund, qui l’avait écrasé en finale l’an dernier (5-2).

Daniel Van Buyten ajoute ce trophée à son palmarès qui comprend déjà une Ligue des Champions (2013), trois championnats (2008, 2010 et 2013), deux autres Coupes nationales (2008 et 2010) et une Coupe de la Ligue (2007).

© afp.

Tous les droits réservés.

« Accord préliminaire conclu pour Lewandowski au Bayern »

Source: Belga© afp.

Le Borussia Dortmund et le Bayern Munich sont parvenus à un accord préliminaire sur le transfert de l’attaquant polonais Robert Lewandowski vers le club bavarois, a déclaré lundi l’agent du joueur, Cezary Kucharski.

© ap.
© afp.

« Il y a un accord préliminaire entre les clubs », a déclaré M. Kucharski à la télévision commerciale polonaise Polsat News.

« A Dortmund, on est pleinement conscient de la volonté de Robert. Il n’y a plus que la question d’un accord (définitif) entre les clubs » à régler, a-t-il précisé.

« Robert est très bien au Borussia. On le voit à son jeu. Il a de bons coéquipiers, un bon entraîneur et des supporteurs, tout ce qui est nécessaire pour bien jouer au football. Mais il a aussi envie de s’essayer dans un contexte nouveau, dans un club différent », a expliqué M. Kucharski.

Samedi, l’entraîneur du Bayern Munich Jupp Heynckes a laissé entendre que l’attaquant polonais de 24 ans allait rejoindre son équipe la saison prochaine.

Lewandowski est fortement pressenti au Bayern, vainqueur samedi de la Ligue des champions contre Dortmund (2-1), mais son arrivée n’a pas été officiellement confirmée.