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Le Monde.fr avec AFP | 16.09.2014 à 08h25 • Mis à jour le 16.09.2014 à 09h26

Le virus Ebola ayant fait plus de 2 400 morts en Afrique de l'Ouest, les Etats-Unis vont présenter un plan d'action centre le virus mardi 16 septembre.

Le 2 septembre, Médecins sans frontières, en première ligne contre le virus Eboladans les grandes capitales comme dans les villages de l’Ouest africain, poussait un cri d’alerte devant les Nations Unies. Devant l’insuffisance de la réponse internationale contre l’épidémie, le docteur Joanne Liu, présidente de l’ONG, avait accusé les Etats d’avoir « rallié une sorte de coalition mondiale de l’inaction », les appelant à mobiliser et envoyer en Afrique de l’Ouest des ressources médicales civiles et militaires.

En réponse à cet appel, le président américain Barack Obama devrait annoncermardi 16 septembre l’envoi de quelque 3 000 militaires américains en Afrique de l’Ouest, pour participer à la lutte contre le virus Ebola, a indiqué un haut responsable américain. M. Obama doit présenter son plan d’action lors d’une visite dans la journée au siège des centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), à Atlanta.

« Pour combattre cette épidémie à la source, nous devons mettre en place une véritable réponse internationale », a indiqué cette même source, selon qui le plan qui sera présenté mardi par M. Obama doit permettre d’« inverser la tendance ».Le virus a tué plus de 2 400 personnes, d’après le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), principalement au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée.

Les militaires participeront en particulier à la construction de nouveaux centres de traitement dans les zones les plus touchées, et le gouvernement américain aidera également au recrutement et à la formation des personnels chargés de les gérer.

L’essentiel des efforts américains seront concentrés au Liberia. Un centre de commandement sera installé dans la capitale, Monrovia. Les Etats-Unis souhaitent aussi créer un site permettant la formation de 500 travailleurs sanitaires par semaine dans le pays, peu après la déclaration de l’OMS qui estimait manquer de 1 000 professionnels de santé localement.

Dans le plan de Barack Obama, 3 000 militaires devraient construire de nouveaux centres de traitement, et 500 travailleurs sanitaires devraient être formés chaque semaine.

Dans ce cadre, l’Agence américaine pour le développement international (Usaid, pour United States Agency for International Development) distribuera, en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef, pour United Nations International Children’s Emergency Fund), des kits de protection à destination des 400 000 familles les plus vulnérables du Liberia.

COMBIEN COÛTE EBOLA ?

A ce stade, les Etats-Unis ont déjà consacré 100 millions de dollars à la lutte contre le virus. L’Usaid a annoncé son intention de débloquer 75 millions de dollars supplémentaires, en particulier destinés à augmenter le nombre de centres de traitement.

L’administration Obama a par ailleurs demandé au Congrès le déblocage de 88 millions de dollars supplémentaires. Le vote, dont l’issue favorable semble acquise, devrait avoir lieu cette semaine. Sur cette somme, 30 millions seront consacrés à l’envoi de matériel et d’experts sur le terrain et les 58 millions restants serviront au développement de traitements et de vaccins.

Lire l’interview du président de la Banque africaine de développement (édition abonnés) : « Nous prévoyons une chute de 2,5 points du PIB pour les pays frappés par Ebola »

Il n’existe actuellement aucun médicament ni vaccin homologué contre Ebola. Un vaccin expérimental, efficace sur des singes, fait l’objet d’un essai clinique depuis début septembre aux Etats-Unis. Si les résultats sont probants, il pourrait être prêt avant la fin 2015.

Devant l’urgence de la situation, le Conseil de sécurité des Nations unies, habituellement chargé de veiller à la paix et à la sécurité internationale, a pris la décision importante de se saisir du dossier Ebola, et tiendra une « réunion d’urgence » jeudi 18 septembre.

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Cros Marie-France/S.Vt./JdT Publié le dimanche 09 février 2014 à 17h56 – Mis à jour le lundi 10 février 2014 à 14h11

International Une « épidémie » de viols qui a gagné tout le pays…

L’épidémie de viols au Kivu, à l’est du Congo, est dénoncée depuis les années 1990. Longtemps, cependant, elle a été tue par les victimes, la culture locale poussant les maris à répudier leur épouse violée. En 2007, la rapporteure spéciale du Conseil des droits de l’homme de l’Onu chargée de la violence envers les femmes stigmatisait pourtant « la pire des crises que j’ai jamais rencontrées ». Par le nombre de viols (plus de 10000 avoués par an dans chacune des deux provinces du Kivu, sans compter ceux qui restent tus) et par la cruauté qui les accompagne.

Beaucoup de Congolais affirment que cette pratique a été amenée dans leur pays par les génocidaires rwandais qui se sont réfugiés au Kivu. Depuis leur arrivée (1994), cependant, le nombre de viol a explosé au Congo, y compris dans les régions où n’a pas sévi la guerre. Au Kivu, depuis 2009, on signale aussi un nombre croissant d’hommes violés.

De plus en plus de civils

Si la grande majorité des viols sont commis par l’armée congolaise et par les groupes armés formés par les anciens génocidaires rwandais, une proportion grandissante de violeurs civils est dénoncée dans tout le pays. Cette progression est attribuée à la fois à une plus grande audace des femmes – qui ne reçoivent souvent aucune aide pour élever l’enfant né du viol – à dénoncer les faits et, surtout, à l’impunité dont jouissent les violeurs. Celle-ci est liée à la désintégration croissante des structures traditionnelles, alors que le système de justice moderne néglige totalement les victimes de viols, même si quelques jugements condamnant des violeurs ont eu lieu ces dernières années.

Dans l’opinion publique congolaise, les victimes de viol se voient généralement attribuer la responsabilité des sévices qu’elles ont subis : elles sont globalement accusées, en dépit des évidences contraires, d’avoir porté un « accoutrement indécent ».

Pourtant, les « points sexuellement transmissibles » sont un phénomène bien connu des universités et écoles (obligation de coucher avec un enseignant pour passer de classe). L’Enquête démographique et de santé 2007 indiquait que 64 % des Congolaises déclaraient avoir subi des violences physiques depuis l’âge de 15 ans et 49 % au cours des deux dernières années. Et, en 2012, le Congo était en tête des maternités précoces dans le monde, avec 201 pour 1000.

 

“Elles sont rejetées par leur famille”

Les femmes du village de Burhinyi, dans le Sud-Kivu, ont subi l’arrivée de différentes vagues de bandes armées avec leur lot de pillages, viols et enlèvements. Nombre d’entre elles ont été emmenées dans la forêt pour devenir femmes de combattants et esclaves sexuelles. De ces relations, des enfants sont nés.

Stigmates de viols ou bébés aimés malgré tout ? Quel espoir pour ces filles-mères de s’en sortir ? Nous avons rencontré des mamans malgré elles qui avaient réussi à s’enfuir. Certaines se sont enfuies enceintes. D’autres sont parties avec leur petit dernier, né dans la forêt, contraintes d’abandonner les aînés au campement des bandes armées. “Quand elles parviennent à fuir, le retour au village est une souffrance supplémentaire : elles sont rejetées par leur famille et leurs enfants ne sont pas les bienvenus. Elles ont vécu l’enfer et n’ont plus rien”, nous explique Odette Byumanine, de l’association congolaise Diobass.

À Burhinyi, l’accalmie dans les violences favorise un retour au travail des champs. “Nous essayons de les aider en les regroupant, en les formant à des méthodes de culture plus performantes et en leur donnant de quoi démarrer un petit commerce”, poursuit Mme Byumanine, responsable d’un de ces groupements de femmes soutenu par le partenaire local de l’ONG belge Solidarité socialiste. Nous avons rencontré des mamans, qui ont témoigné pudiquement, avec leurs mots, de ce qu’elles ressentaient envers leur enfant non désiré.

 

 

 

“Cela finira par des révoltes”

Le Dr Denis Mukwege soigne les femmes violées, torturées et mutilées sexuellement dans l’est du Congo. Elles sont plus de 40 000 à avoir bénéficié, le plus souvent gratuitement, de son aide médicale et psychologique mais aussi sociale, économique et juridique. C’est dire si l’homme, nommé docteur honoris causa de l’UCL lundi dernier, sait ce qu’elles ont vécu. Le gynécologue obstétricien de Bukavu a rencontré nombre de femmes devenues mères des suites d’une agression. “J’ai vu beaucoup de cas où les mamans s’attachent, acceptent que leur enfant est la moitié de leur corps.”

Mais – il le constate aussi – les enfants issus de ces violences “sont souvent rejetés par leur communauté”. “Malheureusement, lorsqu’une de ces filles trouve un homme qui accepte de vivre avec elle, il ne veut pas prendre un “enfant du serpent”. Il craint que cela apporte des problèmes aux enfants du couple. J’ai vu des mères arriver à l’hôpital avec leur petit, nous dire qu’elles n’en voulaient plus et nous demander de le prendre. Ou alors elles l’abandonnent, tout simplement.” Ces enfants doivent aussi gérer psychologiquement les conséquences de leur origine. “Un jour, un enfant de dix ans m’a posé la question : pourquoi m’appelle-t-on “Interahamwe” ? Comment lui expliquer qu’il est issu d’un viol” perpétré par des membres de cette milice extrémiste hutue du Rwanda ?

Le Dr Mukwege raconte aussi l’histoire de ce village ayant “ annoncé qu’il acceptait de reprendre ses femmes, mais demandait que tous les enfants “retournent” au Rwanda. Il y en avait 3 000, vous imaginez le drame ? On n’allait quand même pas les déposer à la frontière, en disant : voilà !” L’exclusion sociale guette la plupart de ces enfants. “Beaucoup ne sont même pas enregistrés à l’état civil.” Et “cela finira par des révoltes”. Mais “la communauté internationale ne prend pas cette question avec sérieux. Et l’Etat encore moins.” Or, “si l’on ne prend pas le temps d’y réfléchir pour y apporter des réponses, le problème des enfants issus du viol est une vraie bombe à retardement”.

Le Malawi vend l’avion présidentiel pour aider les plus pauvres

Source: Belga© Afrique7.com.

Le Malawi va utiliser le produit de la vente de l’avion présidentiel, 15 millions de dollars, pour aider à nourrir les populations les plus pauvres et cultiver des légumes afin de combattre la malnutrition, a indiqué jeudi un responsable gouvernemental.

« Il s’agit d’une décision collective du gouvernement pour que le produit de la vente de l’avion soit utilisé à l’achat de maïs sur le marché local et aussi à la culture de légumes », a déclaré un porte-parole.

Quelque 10% de la population de ce pays de 13 millions d’habitants, souffrent cette année de pénurie alimentaire, selon les experts agricoles.  L’avion de 14 places avait été acheté par le précédent président – Bingu wa Mutharika, décédé l’an dernier – pour 22 millions de dollars. Mais après cet achat, la Grande-Bretagne, ancienne puissance coloniale et principal soutien bilatéral du Malawi, avait réduit son aide au pays de 4,7 millions de dollars.

En raison des coûts liés à l’entretien de l’appareil, la présidente Joyce Banda a finalement décidé l’an dernier de le vendre. Depuis son arrivée au pouvoir, Mme Banda a introduit un train d’économies sur les dépenses de l’Etat. La présidente prend elle-même des vols commerciaux pour ses voyages à l’étranger. Le petit appareil présidentiel a été vendu à Bohnox enterprise, une firme basée dans les îles Vierges.

 

 

 

Xi Jinping et Akaya Kikwete, le président de la Tanzanie, saluent la foule lors de la visite du président chinois, le 24 mars 2013, à Dar es Salaam- Photo AFP.

 

Barack Obama achève sa tournée africaine en Tanzanie, la nouvelle star de l’Afrique de l’Est.

Sur la grande scène diplomatique de l’Afrique de l’Est, et de tout le continent, la belle Tanzanie est un peu cette jolie fille que tous les hommes accoudés au bar rêvent d’inviter à danser. Qu’un dirigeant chinois vienne en Afrique et il passera forcément par Dar es Salaam. Et pour tout dirigeant occidental en visite dans la région, le palais présidentiel d’Ocean Road est un passage obligé. La Tanzanie est donc à l’honneur en cette première semaine de juillet, puisqu’il s’agit du seul pays de la région que visitera le président Barack Obama.

Voici trois raisons pour lesquelles Dar es Salaam est sexy. Tout d’abord, on a découvert ces dernières années que le pays disposait de grandes réserves de pétrole, mais aussi de gaz et de minerais. Les Américains refusent que les Chinois soient les seuls à en profiter et veulent aussi leur part du gâteau.

Deuxièmement, les dirigeants tanzaniens ne sont impliqués dans aucune controverse sur le plan intérieur ou international. Contrairement au Rwanda, qui n’a toujours pas réglé le problème du M23 [le Rwanda est accusé de soutenir le groupe rebelle à l’est de la République Démocratique du Congo] ; au Kenya, où le Président Uhuru Kenyatta et son vice-président William Ruto pourraient bientôt comparaître devant le Tribunal Pénal International ; ou encore à l’Ouganda, où la longévité du Président Yoweri Museveni devrait lui permettre de survivre à Obama, après avoir connu les quatre précédents présidents américains, Ronald Reagan, George Bush Père, Bill Clinton et George W. Bush.

Troisième raison : c’est le pays le plus stable de la région, ce qui permet de garantir une certaine confiance [dans les investissements]. Mais ce n’est pas tout. Grâce à la politique de l’ancien président Julius Nyerere qui revendiquait l’unité africaine, et pour avoir été le refuge de tous les mouvements d’indépendance et de libération de l’Afrique australe, la Tanzanie jouit d’une influence diplomatique dont rêvent tous les pays africains. Et si ces 25 dernières années, cette surexposition [aux conflits] a donné lieu à un repli isolationniste, la Tanzanie est bien décidée à reprendre sa place.

Mais c’est aussi grâce à cette discrétion qu’il s’agit du seul pays de la région dont le capital politique ne s’épuise pas dans des conflits. Le Rwanda doit surveiller 24 heures sur 24 la RDC et contrôler les frontières de son voisin, en faisant un travail de maintien de la paix au Darfour et avec le Soudan, tandis que l’Ouganda, le Burundi et le Kenya continuent à patauger dans les eaux troubles de la politique somalienne.

Développement économique et alliance avec l’armée américaine

La Tanzanie est un pays plein d’énergie, et celle-ci ne pourra s’exprimer que grâce à des réformes politiques de fond. La rédaction d’une nouvelle Constitution devrait justement permettre de libérer ces forces nouvelles. Et si le Chama cha Mapinduzi [le parti au pouvoir] a réussi à moderniser la Tanzanie, dont l’économie talonne désormais celle du Kenya, le pays pourrait rapidement distancer ses partenaires est-africains sur la course du développement. Bientôt, ils ne verront plus que la poussière, au loin, sur la piste.

D’autres bruits de couloirs expliqueraient également cet engouement. D’après le blog Lesley on Africa, la controversée Africom, cette force militaire américaine [créée en 2007 pour coordonner les opérations militaires américaines sur le continent], envisagerait de nouer avec la Tanzanie un partenariat durable. Le Général Carter Ham, à la tête de l’Africom, aurait ainsi déclaré devant la Commission sénatoriale des forces armées : « Nous consolidons nos relations avec l’armée tanzanienne, une armée de métier dont les compétences et les zones d’influence portent de plus en plus sur les questions de sécurité en Afrique de l’est et du sud et dans la région des grands lacs. »

 

Courrier International

Nouveaux affrontements près de Lubumbashi

Source: BelgaArchives. © photo news.Des affrontements ont opposé dimanche l’armée congolaise à des miliciens indépendantistes du groupe armé Bakata Katanga à une vingtaine de kilomètres de Lubumbashi, le chef-lieu de la riche province du Katanga (sud-est de la République démocratique du Congo), a rapporté lundi la radio onusienne, faisant état d’un militaire tué sur foi de sources locales.

Ces affrontements se sont produits dans le village de Shindaika et auraient également fait plusieurs blessés parmi les miliciens Bakata Katanga (« ceux qui veulent la scission du Katanga ») et les civils.

Le calme est revenu à Shindaika dimanche après-midi, a ajouté Radio Okapi, parrainée par l’ONU.

Selon d’autres sources interrogées par Radio Okapi, la même milice Maï Maï et les Forces armées de la RDC (FARDC) s’étaient déjà affrontées samedi à plus de 80 kilomètres de Lubumbashi, la deuxième ville du pays.

Le 23 mars, des membres de Bakata Katanga venus du nord de la province avaient attaqué Lubumbashi et des combats les avaient opposés à l’armée, faisant « 23 morts et plusieurs blessés » selon un bilan officiel.

Le surlendemain, 230 suspects ont été transférées par avion vers Kinshasa où ils ont été remis à la justice. Les autorités ont par ailleurs suspendu le commandant de la région militaire, le commissaire provincial de la police nationale et les responsables des services de renseignements et de migration de la province.

Le Katanga est régulièrement secoué par des velléités sécessionnistes depuis juillet 1960, où un de ses dirigeants politiques, Moïse Tshombé, avait proclamé son indépendance, quelques semaines après l’accession du Congo, une colonie belge, à l’indépendance le 30 juin.

Fin mai, les miliciens Bakata Katanga avaient brûlé vives treize femmes après les avoir enfermées dans une maison en paille de la localité de Lwelakalunga, à 90 kilomètres de Manono (Nord-Katanga).

Tous les droits réservés.

L’esclavage existe encore !

Publié: 10 juin 2013 par estellavaras dans Analyse
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Marie-France Cros

 

Mis en ligne le 10/06/2013

 

Nouakchott pratique l’esclavage malgré l’Onu et ses propres lois.

 

Parce que cela leur donne bonne conscience, beaucoup de gouvernements préfèrent laisser entendre que l’esclavage par ascendance – être esclave parce que vos parents l’étaient – n’existe plus. Mais ce n’est pas vrai. Aujourd’hui, en Mauritanie, le quotidien des populations serviles d’ethnie haratine (1) est une vie en dehors de la Déclaration universelle des droits de l’homme. »

 

Biram Dah Abeid, président de l’organisation mauritanienne de lutte contre l’esclavage « Initiative de la résurgence antiesclavagiste » (IRA), lui-même descendant d’esclaves, est en tournée en Europe pour faire connaître son combat. Nous l’avons rencontré.

 

Contrairement à ce que l’on pense souvent – « et à l’idée qu’entretiennent les autorités mauritaniennes  » – il ne s’agit pas d’une survivance du passé dans des milieux ruraux archaïques. « Là où nous luttons, c’est dans la capitale, Nouakchott. Dans les quartiers chics, résidentiels et administratifs, où vit la classe dirigeante. Les gens que nous avons réussi à traîner en justice sont issus de la bourgeoisie dominante, qui fait des études en Europe » , souligne M. Abeid. « Le dernier cas auquel l’IRA a travaillé, est un homme d’affaires, cousin du Président, dont la maison est située à 30 m du palais présidentiel Comment peut-on dire que l’esclavage est confiné au monde rural ? , insiste-t-il. C’est dans ces milieux aisés que la pratique de l’esclavage continue. Il y a plus de cas dans les villes que dans les zones rurales. »

 

Nouakchott ratifie sans appliquer

 

Car, souligne le militant antiesclavagiste, malgré le système des Nations unies, malgré les normes et conventions internationales, rien ne change en Mauritanie bien que Nouakchott signe et ratifie ces conventions. Et bien que l’esclavage soit devenu illégal sur son territoire depuis 1981 et criminel depuis 2007 (une loi punit de cinq à dix ans de prison ceux qui pratiquent l’esclavage mais n’a encore été appliquée qu’une seule fois). « Il est même inscrit comme crime contre l’humanité dans la Constitution mauritanienne depuis 2012, souligne le militant. Finalement, ces conventions ne servent qu’à protéger les pays qui pratiquent l’esclavage, comme la Mauritanie : on signe, mais on viole sa signature – sans conséquence parce qu’il n’y a pas de système coercitif international. La coercition, la communauté internationale ne l’utilise que lorsqu’il y a des enjeux économiques, stratégiques » , ajoute avec amertume M. Abeid.

 

Un code du IXe siècle

 

Selon lui, la seule pression vient d’organisations de défense des droits de l’homme. « Quand ces organisations s’en mêlent, certains gouvernements écrivent des lettres à celui de Nouakchott. » Rien de plus ? Une grimace. « Non » , répond le militant.

 

Biram Dah Abeid explique que conventions internationales et lois internes ne sont pas appliquées en Mauritanie parce que celle-ci leur préfère un code ancestral – l’Abrégé, de Cheikh Khalid Mohammed Ibn Ishagh – rédigé au IXe siècle et dont de nombreuses exégèses ont été écrites jusqu’au XVe siècle. « En Mauritanie, ce code est considéré comme l’interprétation du Coran, donc comme la Sharia (loi islamique). Et la République islamique de Mauritanie considère, dans le préambule de sa Constitution, que la Sharia est la source de la loi. Or, ce livre divise les musulmans en deux catégories : les hommes libres et les esclaves, les noirs » – bien que le Coran interdise de faire un esclave d’un musulman.

 

Les esclaves – qui forment environ 20 % de la population mauritanienne – sont des biens que l’on peut vendre, qui n’ont pas droit à l’éducation et sur lesquels le maître a droit de vie et de mort. « Ce code dit aussi que les femmes esclaves sont les objets sexuels du maître, quel que soit leur âge. Que le maître doit castrer les esclaves hommes pour éviter le mélange des sangs; c’est pour cela que l’esclavage se transmet par la mère : ses enfants seront automatiquement esclaves. Le code dit aussi que les femmes – en général, pas seulement les esclaves – n’ont pas les qualités requises pour choisir leur mari et qu’elles mentent plus que les hommes Ce code est une interprétation erronée et machiste du Coran, mais c’est lui qui est appliqué en Mauritanie » , détaille le militant.

 

Apartheid

 

Le sort des esclaves affranchis et de leurs descendants, comme Biram Abeid – soit environ un tiers de la population mauritanienne – est également cause d’indignation. « Leur liberté est théorique. Ils portent des noms reconnaissables et sont donc victimes de fortes discriminations à l’école, face au droit de propriété foncière, face aux services publics. C’est un apartheid » , accuse M. Abeid.

 

 

(1) Descendants des Bafours (autochtones présents dans la région avant l’invasion arabo-berbère du XVe siècle) et des esclaves amenés d’autres régions

MONDE | Mis à jour le dimanche 3 mars 2013 à 20h06

La conférence internationale de la Cites va tenter d'empêcher le trafic illégal des animaux.

La Première Ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra a annoncé que son pays allait modifier sa réglementation afin de mettre fin au commerce de l’ivoire sur son territoire. Cette déclaration a été faite en ouverture de la 16ème conférence mondiale de la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) à Bangkok.

L’événement international de grande ampleur réunit les représentants de 177 gouvernements jusqu’au 14 mars. Moins connu que d’autres conférences mondiales, la Cites peut être comparée aux grands rassemblements internationaux sur le climat ou la biodiversité. Les pays occidentaux ont donc, eux aussi, un rôle à jouer en mettant la pression sur les pays impliqués.

4ème plus importante activité illégale.

Saluant la décision de la Thailande, Gwendoline Viatour –porte parole du World Wildlife Fund- assure que le WWF mène campagne depuis un an pour la survie des animaux. “Notre pétition, lancée le 15 janvier a réuni 1,5 million de signatures, dont 20 000 en Belgique. Notre rapport montre que le commerce illégal des animaux sauvages pèse 19 milliards de dollars par an. C’est la quatrième activité illégale après le commerce de la drogue, la contrefaçon et le trafic d’être humains. L’annonce faite par la Thaïlande est importante mais nous effectuerons les contrôles nécessaires car le braconnage est encore énorme. Il faut des sanctions efficaces”.

Impliqué dans la défense des espèces, le WWF attend de cette conférence qu’elle « aboutisse à des mesures fortes pour stopper le commerce illégal des espèces sauvages, qui menace directement la survie d’espèces comme l’éléphant, le rhinocéros et le tigre, tués pour leur ivoire, pour leur corne ou pour d’autres parties ».

Une réglementation peu appliquée

La Thaïlande est le plus grand marché de l’ivoire dans le monde et elle influence fortement le massacre de dizaines de milliers d’éléphants en Afrique. Selon la réglementation en vigueur en Thaïlande, le commerce d’ivoire africain sur le sol thaïlandais est interdit, alors que l’ivoire provenant d’éléphants (domestiques morts de causes naturelles) du pays est légal. C’est ce qui permet à des réseaux de trafiquants d’exploiter cette faiblesse pour faire passer l’ivoire africain pour de l’ivoire thaïlandais.

Le Nigeria et la RDC dans le collimateur

Le grands défi de la Cites est le commerce illégal de l’ivoire, explique Gwendoline Viatour: “Il y a la Thaïlande, mais aussi le Nigeria et la République Démocratique du Congo (RDC). Ce sont ces trois pays qui ont le moins respecté leurs engagements dans le cadre de la Cites. » 

Mais l’ivoire n’est qu’un des défis que doit relever la Cites. Le commerce illégal et le braconnage tuent, selon le WWF, 10 000 à 30 000 éléphants africains par an. De même, 668 Rhinocéros ont succombé rien qu’en 2012.

Le WWF rappelle que la Cites prévoit que les pays peuvent décider d’arrêter tout commerce des 35 000 espèces animales et végétales (du bois exotique à la peau de crocodile) couvertes par la convention Cites avec les pays qui n’ont pas rempli leurs engagements. La WWF attend donc ces sanctions et dit attendre de la Conférence mondiale des mesures rapides et fortes: “La Cites est l’endroit idéal pour prendre ces mesures.”

Jean-Claude Verset

Mis en ligne le 23/01/2013 à 12h13

BAMAKO (AFP)
Français et Maliens s’attellent mercredi à déminer et évacuer armes et munitions abandonnées par les islamistes dans les villes récemment reprises au Mali, mais le Japon a décidé de fermer son ambassade à Bamako, disant que l’intervention française avait accru l’instabilité.
Tokyo a expliqué avoir décidé la fermeture temporaire de sa représentation en raison de la « dégradation des conditions de sécurité » dans le pays, y compris sa capitale.
« Le personnel continuera son travail à partir de l’ambassade de France », a ajouté le ministère des Affaires étrangères, alors que le Japon est encore sous le choc de l’attaque d’un commando islamiste contre un site gazier du sud algérien, où sept Japonais ont été tués et trois sont portés manquants.
« A la suite de l’avancée militaire française, la situation du pays, déjà instable, s’est détériorée. La crise en Algérie est venue par là-dessus », a dit un porte-parole des Affaires étrangères, Yutaka Yokoi.
A Diabali (400 km au nord de Bamako), localité repassée lundi sous contrôle des forces maliennes après des bombardements français qui ont contraint les islamistes armés à la fuite, Français et Maliens traquaient les caches d’armes des jihadistes et les munitions non explosées.
Plus de 2.150 soldats français sont déjà déployés au Mali, nombre qui va rapidement augmenter, d’autant que Paris bénéficie depuis lundi de l’aide des Etats-Unis qui transportent troupes et équipements français, depuis la France vers l’Afrique de l’ouest.
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a indiqué mercredi que Moscou n’avait pas proposé officiellement à la France de l’aider à acheminer des troupes au Mali comme l’avait affirmé son homologue français Laurent Fabius. La Russie a simplement proposé à la France de prendre contact avec des entreprises privées russes de transport, a-t-il précisé.
La France s’est attaquée directement à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), le plus important des trois groupes islamistes armés qui occupent le nord du Mali, en frappant plusieurs cibles, dont « un centre de commandement des terroristes » près de Tombouctou, selon des sources concordantes françaises.
Le palais que l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi s’était fait construire à Tombouctou, utilisé par les islamistes, a été détruit par ces frappes, selon des habitants et une source de sécurité malienne.
Tombouctou, à 900 km au nord-est de Bamako, est une ville-phare de la culture musulmane en Afrique, classée au patrimoine mondial de l’humanité. Les jihadistes y ont détruit à plusieurs reprises d’anciens mausolées de saints musulmans et s’y sont livrés à des lapidations et amputations.
« Aucun indice » d’exactions
Douze jours après le début de l’intervention française qui a donné un coup d’arrêt à la progression des islamistes vers le Sud, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a salué l’intervention « courageuse » de la France au Mali, mais a réitéré ses craintes concernant l’impact de l’opération sur les civils et les droits de l’homme.
La France a assuré prendre très au sérieux les risques d’exactions qui pourraient être perpétrées pendant les opérations militaires en cours au Mali, tout en assurant ne disposer d' »aucun indice » confirmant de telles pratiques. Des informations de presse ont fait état de telles exactions visant les communautés touareg et arabes, de la part des forces de sécurité maliennes dans plusieurs régions maliennes.
Lors du sommet ouest-africain sur le Mali à Abidjan, le président malien Dioncounda Traoré avait mis en garde samedi contre d’éventuelles « exactions ».
A Bamako, le chef d’état-major de l’armée malienne a promis mardi que « tout soldat qui commettra des exactions contre des population civiles sera immédiatement ramené du terrain et jugé par un tribunal militaire », mettent en particulier en garde contre des atteintes visant les « peaux blanches », comme on appelle Arabes et Touareg au Mali.
Arabes et Touareg sont très largement majoritaires au sein des groupes islamistes armés.
De nouveaux pays ont répondu aux demandes d’aide logistique et financière de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour le déploiement d’une force au Mali qui, à terme, sera composée de quelque 6.000 soldats africains.
Rompant avec la quasi-unanimité de la communauté internationale, le président égyptien Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, s’est toutefois contre l’intervention au Mali, « de nature à alimenter le conflit dans la région ».
Mais Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil islamique du Mali (HCIM), principale organisation islamique d’un pays à 90% musulman, a estimé que l’intervention de la France n’était « pas une agression contre l’islam ».

Et le Kivu ?

Publié: 29 janvier 2013 par jvcau dans Monde
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dimanche, 20 janvier 2013 04:23
http://www.agenceecofin.com/politique/2001-8514-et-le-kivu
 
 
c3c1a24aae27fa4d5a68832aa1c30c52_L(Agence Ecofin) – Alors que toute l’actualité se focalise sur le Sahel et sur l’intervention armée franco-africaine, l’homme politique franco-congolais Gaspard-Hubert Lonsi Koko (photo), ancien cadre du Parti socialiste français, pose une question intéressante : Et le Kivu ?

Sans remettre en cause la pertinence de l’engagement militaire au Mali, M. Lonsi Koko souligne que la situation en RD Congo est beaucoup plus désespérée.

Si les populations du nord Mali souffrent terriblement, depuis neuf mois, d’une brutale occupation par les salafistes, celles du l’Est du Congo vivent depuis plus d’une décennie un martyr indicible, sous le regard impuissant de la Monuc.

Certes, la perspective de voir trois groupes islamistes, en l’occurrence AQMI, le Mujao et Ansar Eddine, mettre la main sur Bamako représente un réel danger pour la sécurité de l’Europe. Mais tout ou partie de la RD Congo aux mains de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) ou autres fous sanguinaires pourrait se révéler encore plus déstabilisatrice pour les équilibres internationaux si, d’aventure, des Hezbollahs, Al-Qaïda ou autres Talibans, venaient à les rejoindre, attirés par l’importance économique et géostratégique du bassin du Congo.

Ce foyer infectieux, cette plaie purulente, que l’Afrique traîne depuis une décennie sans y apporter les soins nécessaires pourrait bien un jour présenter de graves complications et nécessiter des interventions nettement plus lourdes que celle qui occupe aujourd’hui l’armée française.

« Dans son discours au sommet de la Francophonie à Kinshasa, le chef de l’État français avait promis d’œuvrer pour l’intégrité de ces deux pays francophones », le Mali et la RD Congo, rappelle M. Lonsi Koko.

« Pourquoi la France ne s’est-elle pas appuyée sur la Convention européenne pour la répression du terrorisme, conclue le 27 janvier 1977 à Strasbourg, pour justifier une intervention militaire – soit des forces armées françaises, soit de l’Eurofor – dans la région du Kivu ? » interroge-t-il.

Sa réponse : « Les autorités congolaises auraient donc dû solliciter auprès de différents chefs d’État et de gouvernement, lors du sommet de la Francophonie qui s’est tenu à Kinshasa, une intervention militaire des pays francophones en vue de la sécurisation de la partie orientale de la République Démocratique du Congo (…) Or à Kinshasa, les intérêts partisans ne cessent de primer sur le patriotisme. Ainsi la classe politique congolaise n’est pas prête à s’unir, ne serait-ce que temporairement, pour enrayer l’agression à finalité balkanisatrice ».

le 19/01/2013 à 13h37 –  ABIDJAN (AFP)

http://www.lalibre.be/toutelinfo/afp/449051/mali-l-afrique-de-l-ouest-appelle-a-une-mobilisation-quotplus-largequot.html

83668103Les dirigeants ouest-africains réunis samedi à Abidjan ont appelé à une mobilisation internationale « plus large » dans les opérations militaires au Mali, où soldats français et maliens combattent des groupes islamistes armés, dans l’attente du déploiement d’une force africaine.
« L’heure a sonné pour un engagement plus large des grandes puissances et du plus grand nombre d’Etats et d’organisations aux opérations militaires, afin qu’une plus grande solidarité se noue autour de la France et de l’Afrique dans la guerre totale et multiforme contre le terrorisme au Mali », a déclaré le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara.
Président en exercice de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), il s’exprimait à l’ouverture du sommet destiné à accélérer le déploiement de la force régionale au Mali, en présence du président malien par intérim Dioncounda Traoré.
Le président tchadien Idriss Deby – dont le pays ne fait pas partie de la Cédéao mais qui a promis d’envoyer 2.000 soldats – et le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius y participent également.
Les participants doivent convenir d' »accélérer » le déploiement de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), qui a reçu mandat de l’ONU pour aider le Mali à reprendre le contrôle du nord du pays, qui était occupé depuis plus de neuf mois par des groupes armés islamistes qui y ont multiplié les exactions.
L’opération française débutée il y a huit jours « n’a pas vocation à se substituer à l’action de la Misma » qui doit se déployer « le plus vite possible, et c’est l’objet de notre réunion », a dit M. Fabius au sommet.
Le président nigérien Mahamadou Issoufou a déclaré au quotidien français Le Parisien que « la France n’est au Mali que pour appuyer le Mali et l’Afrique ».
Quelque 2.000 membres de la Misma doivent être déployés au Mali d’ici au 26 janvier. Une centaine de soldats togolais et nigérians sont déjà arrivés à Bamako, et une trentaine de Béninois sont en route.
Huit pays ouest-africains – Nigeria, Togo, Bénin, Sénégal, Niger, Guinée, Ghana et Burkina Faso – ainsi que le Tchad ont annoncé leur contribution à la Misma. Au total, quelque 5.800 soldats du continent africain doivent contribuer à prendre le relais de la France.
« Peut-être » plus de 2.500 soldats français
Celle-ci poursuit son intervention aux côtés de ce qui reste de l’armée malienne. Deux mille soldats français sont déjà présents au Mali et leur nombre devrait prochainement être porté à 2.500, selon Paris. « Peut-être qu’on les dépassera », a indiqué le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.
Bamako a annoncé avoir repris jeudi « le contrôle total » de Konna, à 700 km au nord-est de Bamako, tombée le 10 janvier aux mains des combattants islamistes, ce qui avait précipité l’intervention française.
La chute de Konna lors d’une offensive surprise des combattants islamistes le 10 janvier, avait déclenché l’intervention de la France – qui redoutait une percée des jihadistes vers le sud et Bamako.
Dans la région de Diabali (ouest), le colonel malien commandant ce secteur, a affirmé samedi à l’AFP que les jihadistes avaient « fui » la ville qu’ils avaient prise lundi et que l’armée malienne s’apprêtait à y faire son entrée.
Ses déclarations confirment celles de plusieurs habitants et d’une source de sécurité régionale qui avaient affirmé vendredi que les jihadistes avaient abandonné Diabali, à 400 km au nord-est de Bamako, après plusieurs bombardements de l’aviation française.
Mais de son côté, le ministère français de la Défense, avait laissé entendre que le ville n’avait pas été reprise aux islamistes
En Algérie, l’agence de presse officielle algérienne APS affirme que douze otages et dix-huit ravisseurs ont été tués dans l’assaut donné aux islamistes qui avaient pris des centaines de personnes en otages mercredi sur un site gazier dans le Sahara. Ceux-ci détenaient encore vendredi sept étrangers à In Amenas, à 1.300 km au sud-est d’Alger, selon des sources islamistes citées par l’agence de presse mauritanienne ANI.
Les ravisseurs demandent à la France de « négocier » la fin de la guerre au Mali et proposent de libérer des « otages américains » contre des islamistes détenus aux Etats-Unis, a affirmé ANI.
Paris et Washington ont confirmé la mort d’un de leurs ressortissants.
Rendant hommage à la France, le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta a déclaré: « Nous essaierons de l’aider dans cet effort comme le font d’autres pays ». Washington a fourni des renseignements et promis des moyens de transport aérien à la France.