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Après un « dérapage » sexuel

Publié: 4 juin 2014 par estellavaras dans A contre-courant
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Une opinion de Charles Delhez Publié le mardi 03 juin 2014 à 18h58 – Mis à jour le mercredi 04 juin 2014 à 19h40

Opinions Ouvrons les yeux après les événements du collège Saint-Michel. Beaucoup d’enfants sont éduqués très tôt, par Internet, à une sexualité hard. Et puis personne ne leur en parle… Une opinion de Charles Delhez, auteur, avec Armand Lequeux, de Le sexe et le goupillon (Fidélité 2010).

Les événements du collège Saint-Michel (1) ouvriront-ils les yeux à ceux qui préfèrent ne pas voir ? « Tout ce que vous ignorez de la sexualité de nos ados », titrait Le Vif/L’Express à la suite de ce dérapage. Mais comment peut-on l’ignorer, puisque les ados sont le reflet de cette société où, notamment, les sites pornos sont les plus visités. Beaucoup d’enfants sont éduqués très tôt, par Internet, à une sexualité hard et nourrissent leurs fantasmes sur écran.

Il ne s’agit pas, dans ces lignes, de juger quiconque, surtout pas des adolescents qui sont précisément à cette étape de leur vie où ils cherchent, parfois confusément, les valeurs qui orienteront leur existence. Je voudrais ici simplement interroger notre société : que leur offrons-nous ? Après une époque trop puritaine, qui était autant le fait des croyants que des libres-penseurs, nous en sommes arrivés à l’excès inverse. Je ne plaide pas pour un retour à « l’ordre moral », mais au « principe d’humanité » (J.-Cl. Guillebaud). Les anthropologues nous montrent que le passage de la société animale à la société humaine est marqué par l’interdit de l’inceste, c’est-à-dire par la régulation de la sexualité. Les règles matrimoniales sont parmi les plus étudiées par eux, car elles structurent la vie en société. Aujourd’hui, une dérégulation est évidente, alors que dans tous les autres domaines, nous n’hésitons pas à recourir à des normes de plus en plus nombreuses.

Ne peut-on expliquer cette anomie par l’absence de paroles à propos de la sexualité ? Qui ose encore parler du sens de la sexualité avec les ados ? Un groupe de mes étudiants s’est risqué à une petite enquête auprès de 70 personnes entre 18 et 24 ans : Pensez-vous que le rapport sexuel est un acte sacré ? 62,86 % ont répondu non. Seules 22,86 % avaient un avis positif. Le titre de leur travail était : « La banalisation du sexe en dehors du mariage et la perte de son caractère sacré ». Je me souviens encore de cet autre étudiant qui, pour montrer l’ouverture des catholiques, me proposait d’organiser une distribution de préservatifs. Je me suis permis de lui répondre que selon moi, la première question n’était pas « pour ou contre le préservatif », mais celle de l’éducation affective. La sexualité est-elle réduite à sa dimension ludique, fruit d’une pulsion que l’on assouvit, consiste-t-elle à se faire plaisir entre gens qui s’apprécient, ou est-elle l’expression de sentiments très forts et, finalement, d’un don de soi ?

On a déconnecté la sexualité de la procréation, la voilà maintenant trop souvent déconnectée des sentiments. Or, si elle ne se limite pas à la procréation, elle est cependant plus qu’une pulsion. L’originalité de l’être humain est d’accompagner ses gestes d’une parole. Ainsi qu’a pu l’écrire le pédopsychiatre Philippe van Meerbeeck, il est plus important de pouvoir dire ‘je t’aime’ que de faire l’amour. Il est aussi plus important de pouvoir donner un sens à cet acte, qui est à la fois expression de l’amour et don de la vie, que d’en bien maîtriser la technique.

La sexualité est un domaine mystérieux, sur lequel nous n’avons pas totalement prise. Pour utiliser la formule de Rudolf Otto concernant la religion, on pourrait dire que la sexualité suscite à la fois fascination – elle attire – et terreur – serai-je à la hauteur ? On ne s’étonnera donc pas que certaines cultures l’aient sacralisée (que l’on songe aux prostituées sacrées). Actuellement, hélas, elle est devenue « un sujet comme les autres » (85,71 %, selon la même enquête). En apparence, du moins.

La crise du sens est la plus grave de celles que nous traversons aujourd’hui. Un minimum de consensus social sur les grands sujets de l’existence humaine, tels l’amour et la mort, ne façonne plus notre culture. Du coup, plus personne ne se risque à prendre la parole. Et si ce « dérapage » nous délivrait de notre mutisme ?

(1) Je ne reviendrai pas sur les faits, parfois amplement déformés. Il suffit de se rappeler que lors d’une retraite spirituelle, une élève de 15 ans s’est livrée à des relations sexuelles avec plusieurs garçons.

 

Afp Publié le jeudi 17 avril 2014 à 20h19 – Mis à jour le vendredi 18 avril 2014 à 08h58

Une équipe internationale d’astronomes a découvert la première planète hors du système solaire d’une taille comparable à la Terre et sur laquelle l’eau pourrait exister à l’état liquide, rendant la vie possible. 

Cette découverte conforte la probabilité de trouver des planètes soeurs de la Terre dans notre galaxie, la Voie Lactée, estiment ces scientifiques.

« C’est la première exoplanète de la taille de la Terre trouvée dans la zone habitable d’une autre étoile », souligne Elisa Quintana, une astronome du SETI Institute au centre de recherche Ames de la Nasa, qui a mené cette recherche.

« Ce qui rend cette découverte particulièrement intéressante c’est le fait que cette planète baptisée Kepler-186f est de taille terrestre en orbite autour d’une étoile dite naine, plus petite et moins chaude que le soleil, dans la zone tempérée où l’eau peut être liquide », précise-t-elle.

Pour Fred Adams, professeur de physique et d’astronomie à l’Université du Michigan, « il s’agit d’un pas important dans la quête pour découvrir une exoplanète identique à la Terre », l’objectif de la mission Kepler.

Sur les près de 1.800 exoplanètes détectées depuis les 20 dernières années, une vingtaine sont en orbite autour de leur étoile dans la zone habitable. Mais ces planètes sont nettement plus grandes que la Terre et de ce fait il est difficile, vu leur taille, de déterminer si elles sont gazeuses ou rocheuses.

Kepler-186f se trouve dans un système stellaire situé à 490 années lumière du Soleil (une année lumière équivaut à 9.460 milliards de kilomètres) et comptant cinq planètes toutes de taille proche de celle de la Terre. Mais seule Kepler-186 est dans la zone habitable, les autres étant trop proches de l’étoile.

(1) Ceci est une vue d’artiste

AFP Publié le lundi 17 février 2014 à 13h57 – Mis à jour le lundi 17 février 2014 à 14h02

International

 

 

Plus de 450 immigrés indiens travaillant au Qatar sont morts depuis deux ans, selon des chiffres officiels révélés par l’ambassade d’Inde. Le Qatar, pays hôte de la Coupe du monde 2022, est sous le coup de vive critiques sur la façon dont sont employés des migrants travaillant sur les chantiers liés à cet événement.

Les chiffres, transmis par l’ambassade d’Inde au Qatar en réponse à une démarche de l’AFP dans le cadre de la loi indienne sur le droit à l’information, détaillent le nombre de décès sur 2012 et les 11 premiers mois de 2013. En moyenne, 20 migrants sont morts chaque mois, avec un maximum de 27 en août 2013. Il y a eu 237 décès en 2012 et 218 jusqu’au 5 décembre 2013.

Les circonstances de ces décès ne sont pas fournies et l’ambassade n’a pas non plus rendu public les échanges qu’elle a pu avoir avec le gouvernement indien sur le traitement réservé à ses compatriotes au Qatar.

Un membre du comité exécutif de la Fédération internationale du football (Fifa), Theo Zwanziger, a reconnu le 13 février que la situation des travailleurs migrants employés sur les chantiers liés à la Coupe du monde était « inacceptable » et « horrible » mais que « retirer la Coupe du monde au Qatar serait tout à fait contre-productif ».

Le quotidien britannique The Guardian avait publié fin septembre une enquête répertoriant 44 morts entre juin et août sur un chantier du Qatar, ce que les autorités ont démenti.

Par ailleurs, 400 migrants népalais sont morts sur des chantiers de construction dans l’Etat du Golfe, a indiqué récemment le quotidien, sans donner de précision sur la période.

Le nombre d’Indiens au Qatar n’est pas connu précisement mais était estimé à environ 500.000 fin 2012.

Quatre adolescents, âgés entre 13 et 16 ans, ont été interpellés samedi dernier à Molenbeek, où ils s’étaient rendus à la suite d’un message diffusé sur Facebook, appelant à une bagarre entre deux bandes de jeunes, a indiqué lundi le parquet de Bruxelles. Un des suspects, âgé de 14 ans, détenait une arme factice et un mineur de 13 ans a jeté des pierres sur un véhicule de police. Les quatre adolescents ont été mis à la disposition du parquet. Un appel a été lancé via Facebook pour organiser une bagarre entre deux bandes de jeunes nommées « Bonnevie » et « Anderlecht ». Une trentaine de jeunes ont répondu à cet appel et se sont rassemblés sur la place des Etangs Noirs à Molenbeek. Une patrouille de la police locale a remarqué l’attroupement et à sa vue, une vingtaine de jeunes ont pris la fuite vers le parc Bonnevie.

Plusieurs arrestations administratives ont été effectuées et peu après, des véhicules de police ainsi que des bikers ont été la cible de jet de pierres.

Un adolescent de 14 ans a été interpellé pour port d’arme factice et un autre âgé de 13 ans pour jet de pierre sur un véhicule de police. Enfin, deux mineurs âgés de 15 et 16 ans, qui avaient l’intention de prendre part à la bagarre, ont également été interpellés.

Un typhon frappe le Japon et menace la centrale de Fukushima

Publié: 16 septembre 2013 par estellavaras dans Actualités
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Le puissant typhon Man-yi traverse le sud et l’est du Japon, déversant des pluies « sans précédent » en plusieurs régions placées « sous alerte spéciale » tandis que la centrale de Fukushima se prépare à être balayée par ces violentes intempéries.

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AFP
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Les pluies torrentielles ont déjà entraîné la disparition de quatre personnes et 65 autres ont été blessées, selon la chaîne de télévision NHK. Des dizaines de maisons ont été inondées ou endommagées par des glissements de terrains, tandis que des rivières et des fleuves sont en crue.

Le typhon, le 18e de la saison en Asie, a abordé lundi l’île principale de Honshu via la préfecture d’Aichi à 07H40 locales (dimanche 0H40 heure belge), avant de traverser la région de Tokyo puis de se diriger vers l’océan Pacifique à l’est via la province de Fukushima, a annoncé l’Agence de météorologie.

Il apportait de très fortes rafales de vent (jusqu’à 160 km/h) et des pluies qualifiées en certains endroits de « terribles » dans un large périmètre.

Des « alertes spéciales » de niveau maximum ont été émises par l’Agence de météorologie en plusieurs régions, dont l’ex-capitale impériale Kyoto à l’ouest, à cause de « précipitations jamais expérimentées ».

Des appels à évacuer ont été lancés pour plus d’un demi million de personnes au total dans plusieurs régions, dont les provinces de Kyoto et Osaka. Quelques coupures de courant ont également été signalées.

Les groupes de transport aérien et ferroviaire ont quant à eux annoncé une réduction du service assuré.

Au moins 300 vols intérieurs seront annulés lundi, notamment au départ de Tokyo, et les liaisons par trains, dont une partie des lignes à grande vitesse, seront réduites. Lundi est toutefois férié ce qui devrait éviter de graves conséquences aux heures habituelles de pointe.

Sécurité renforcée autour de Fukushima

La côte est du pays doit aussi s’attendre à des trombes d’eau dans l’après-midi pour la région de Fukushima où se trouve la centrale ravagée par le tsunami du 11 mars 2011 et de ce fait très vulnérable. Là aussi, des précipitations exceptionnelles sont redoutées.

La compagnie exploitante, Tokyo Electric Power (Tepco), a indiqué avoir renforcé les fixations des équipements cruciaux comme les conduites d’eau pour le refroidissement des réacteurs ou les pompes. Les grues ont aussi été arrimées et les patrouilles de surveillance renforcées.

Il est cependant à craindre que l’intensification des pluies n’augmente d’autant les quantités déjà très importantes d’eau radioactive qui se sont infiltrées dans les sous-sols du complexe atomique en péril.

De l’eau de pluie qui s’est accumulée autour de réservoirs de liquide chargé de césium, tritium et strontium, et qui, selon les mesures effectuées sur plusieurs prélèvements dans les diverses zones concernées, est déjà contaminée, parfois à des degrés très élevés.

Le niveau d’eau de pluie est monté très vite dans plusieurs zones et il est possible qu’elle déborde au-delà des petits murets qui entourent les réservoirs, a prévenu Tepco dans un e-mail à la presse.

Le retour de la peste noire?

Publié: 29 août 2013 par estellavaras dans Analyse
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Sophie Devillers (avec AFP) Publié le jeudi 29 août 2013 à 18h18 – Mis à jour le jeudi 29 août 2013 à 18h19

Planète 160 personnes ont été hospitalisées au Kirghizistan, par crainte d’une épidémie de peste bubonique. Un garçon de 15 ans en est mort cette semaine. La même peste noire a tué la moitié de l’Europe au quatorzième siècle.

Le jeune Timerbek Issakounov, 15 ans, travaillait comme berger dans un petit village montagnard du Kirghizistan, non loin de la frontière avec le Kazakhstan et la Chine. Il est mort jeudi dans un hôpital local, de la peste bubonique. C’est cette même peste, extrêmement contagieuse, qui a fait des millions de morts en Europe, au XIVe siècle, sous le nom de « peste noire ».

Après ce décès, plus de 160 personnes ont dû être hospitalisées dans un but préventif, ont précisé mercredi les autorités de cette ex-république soviétique d’Asie centrale, qui excluent cependant toute menace d’épidémie. « Au total, 160 personnes ont été en contact » avec le garçon contaminé, selon le ministère de la Santé. « Toutes ces personnes sont sous surveillance médicale » et prennent des antibiotiques et l’état de tous les patients est « satisfaisant ».

Par ailleurs, quatre nouvelles personnes souffrant de fièvre, un des symptômes de la peste, mais qui n’ont pas été en contact avec le jeune garçon, ont aussi été hospitalisées, selon le ministère de la Santé. Mardi, trois personnes s’étaient déjà présentées avec de la fièvre et des ganglions enflés au niveau du cou et sous les aisselles, autre symptôme de la peste.

Le ministère a cependant assuré que les analyses préliminaires de ces trois patients étaient négatives. Le jeune berger contaminé est décédé dans le district d’Ak-Souou (est), situé non loin d’un lac prisé des touristes. Selon le ministère, il est décédé de peste bubonique apparemment après avoir été piqué par une puce. Le dernier cas de peste bubonique a été enregistré au Kirghizistan il y a 30 ans.

« Il est bien connu que la peste bubonique est endémique, bien implantée au Kazakhstan », signale le microbiologiste Pierre Wattiau, responsable du labo de référence pour la peste en Belgique, au Centre d’étude et de recherches vétérinaire et agrochimique, qui dépend du SPF Santé publique. « Elle circule via les animaux sauvages, les rongeurs en particulier, et de temps en temps, il y a un cas humain. Il y a d’ailleurs des équipes de chercheurs locales qui travaillent sur la peste dans la nature sauvage. Le Kirghizistan est frontalier du Kazakhstan, même si ce sont d’immenses territoires. Ce n’est donc pas étonnant. C’est de voir apparaître la peste en Europe qui serait très surprenant ! »
 

MIEUX COMPRENDRE CE FLÉAU

 

 

Pierre Wattiau est responsable du laboratoire de référence pour la peste (humaine et animale) en Belgique (diagnostic, recherche…).

1. Comment la peste bubonique se transmet-elle ? 

Le mode de transmission classique de la peste se fait via les parasites, en particulier les puces. Plutôt qu’humaine, c’est surtout une maladie de rongeurs. Une fois les animaux infectés avec une puce, eux-mêmes meurent. La puce, sur un cadavre qui se refroidit, n’attend qu’une chose : voir passer un animal à sang chaud, pour s’y installer, piquer, et donc transmettre la peste. La propagation classique d’une épidémie ? Une population de rongeurs (de rats en Europe) est infectée par ses propres puces. Cela passe d’animal en animal. Ces animaux finissent par mourir. Mais les rats, par instinct, ne veulent pas mourir près de leur groupe, et sortent des égouts. Les humains viennent voir les rats crevés dans la rue. Grave erreur, car à ce moment-là, la puce saute des rats en train de mourir, pour passer aux humains ! Les hommes peuvent aussi s’infecter entre eux, si le malade développe un stade pulmonaire, ce qui n’est pas systématique. En toussant, l’infecté va vaporiser de la bactérie tout autour de lui, par voie orale. Cela, c’est redoutable. C’est ce qui a fait qu’il y a eu des épidémies si destructrices dans le passé. C’est pour cela que la maladie est si contagieuse.

2. Quelles sont les précautions à prendre ? 

Si un cas de peste est suspecté, il faut tout d’abord solliciter de l’aide médicale d’urgence pour traiter la personne atteinte et confirmer le diagnostic. Comme mesure de précaution, il faut protéger les voies respiratoires par le port de masques, également par le patient, et éviter les contacts directs (port de gants), isoler la personne et celles avec qui elle a été en contact. Il faut enrayer une éventuelle transmission par voie pulmonaire. Le patient n’est pas contagieux tant qu’il n’expectore pas. Et qu’il n’a pas de puces… La peste est parfaitement curable par antibiotiques. Le jeune berger a sans doute pâti d’un diagnostic trop tardif. Lorsque la bactérie a gagné la circulation sanguine, les antibiotiques ne peuvent plus agir.

3. Y a-t-il des risques en Belgique ? 

Que la peste arrive du Kirghizistan via ce patient : définitivement non. Et il n’y a pas la moindre trace de peste en Belgique, ni chez les hommes, ni chez les animaux. Mais une raison pour laquelle il existe un laboratoire de référence pour la peste en Belgique (outre réagir en cas d’utilisation de la bactérie par arme biologique) est qu’on peut très bien avoir des touristes qui reviendraient ici avec une symptomatologie comme celle-là. Des gens qui feraient du trekking dans la nature, et seraient en contact avec des animaux porteurs de la peste, par exemple. Ce n’est pas exclu du tout. C’est un scénario plausible. Et il faut pouvoir reconnaître et soigner ces symptômes. Mais je n’ai jamais vu de cas de peste humaine de ma vie, et je pense que cela n’arrivera pas ! Il y a de grands foyers de peste dans le monde, mais pas en Europe continentale. Il y a eu des cas il y a moins de dix ans en Algérie, il y en a régulièrement dans l’Ouest des USA. Les grands réservoirs de peste potentiels sont le Brésil, l’Inde, la Chine. Ce sont souvent des cas isolés, mais il arrive qu’il y ait des épidémies de quelques dizaines de personnes, comme en Inde, il y a une dizaine d’années. C’est souvent dans les communautés les plus pauvres, où les conditions de vie et l’hygiène sont les plus précaires.

Camille Wernaers (avec AFP)
Mis en ligne dimanche 21 juillet 2013, 20h18

La commission de révision de la Constitution a commencé ce dimanche son travail en Egypte. Elle a 30 jours pour proposer des amendements à la constitution de Mohammed Morsi, le président éjecté par l’armée. Un ministre de la Justice a été nommé, alros que les partisans de Morsi manifestent toujours.

La commission de révision de la Constitution nommée par le président égyptien par intérim Adly Mansour a tenu dimanche sa première réunion pour étudier les amendements au texte introduit par Mohamed Morsi, le chef de l’Etat destitué le 3 juillet dernier par l’armée, dont les partisans manifestaient toujours. Composée de quatre professeurs d’université et six magistrats nommés samedi, la commission d’experts était prévue dans la «déclaration constitutionnelle» publiée le 9 juillet par M. Mansour pour fixer le cadre de la transition politique et des échéances électorales, suspendant la Constitution. Cette Constitution avait été adoptée par référendum en décembre, par 64% des voix, mais avec seulement 33% de participation, après des travaux préparatoires houleux. L’opposition et les représentants de l’Église s’étaient retirés de la commission constituante, invoquant la domination des délégués islamistes.

La commission de révision aura 30 jours pour élaborer des amendements, qui seront présentés à une commission de 50 personnalités représentant les diverses composantes de la société (partis, syndicats, dignitaires religieux, armée…) disposant de 60 jours pour remettre la version finale de la Constitution au président par intérim. Il reviendra alors à M. Mansour d’annoncer dans les 30 jours la date d’un référendum constitutionnel.

Le gouvernement provisoire dirigé par Hazem Beblawi a également tenu sa première réunion, qui a porté essentiellement sur la sécurité et l’économie. Un ministre de la Justice a été désigné, le juge à la retraite Adel Abdelhamid Abdallah, 74 ans, qui avait déjà occupé ce poste dans le gouvernement transitoire précédant l’élection de M. Morsi en juin 2012.

Toujours des troubles dans le Sinaï

Pendant ce temps, les partisans du président renversé par l’armée à la suite de manifestations monstres réclamant son départ ont à nouveau manifesté après la mort vendredi de trois manifestantes pro-Morsi, tuées dans la ville de Mansoura (nord). Par ailleurs, deux soldats et un policier ont été tués dans le Sinaï, portant à 18 depuis la déposition de M. Morsi le 3 juillet les pertes des forces de l’ordre dans la péninsule, limitrophe d’Israël et de la bande de Gaza, et où sont implantés des groupes armés. Un soldat a été abattu devant le bâtiment de la télévision dans cette ville. L’autre soldat a été tué alors qu’il était de garde et le policier a péri dans une attaque contre un poste de police, ont indiqué des sources médicales et les services de sécurité. Deux autres soldats ont été blessés dans l’attaque contre les locaux de la télévision. Depuis le renversement du président Morsi; le région du Sinaï connaitnun regain de tension, avec des meurtres quasi-quotidiens de soldats et de policiers. Ces tensions ont amené l’armée à renforcer son dispositif dans le secteur et à déclencher il y a quelques jours une opération de grande ampleur contre les militants islamistes dans le nord de la péninsule.

Les arrestations de nombreux dirigeants des Frères musulmans, le mouvement de M. Morsi, la mise au secret par l’armée de celui-ci, la mort de plus de 100 manifestants depuis son éviction et les incertitudes du calendrier politique provoquent de nombreuses inquiétudes à l’étranger. Le ministre des Affaires étrangères du gouvernement transitoire, Nabil Fahmy, a affirmé que sa priorité serait d’«expliquer clairement et honnêtement» la situation dans le monde. L’Union africaine a notamment suspendu l’Égypte alors que le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a insisté samedi sur «la nécessité de la reprise du processus démocratique en Egypte», lors d’un entretien téléphonique avec M. Fahmy. Le Royaume-Uni est pour sa part revenu sur des autorisations d’exportation d’équipements militaires vers l’Égypte, de crainte qu’ils ne puissent être utilisés contre les manifestants.

Soutien des monarchies arabes

Mais d’autres pays ont clairement exprimé leur soutien aux nouvelles autorités dès la destitution de M. Morsi. Trois monarchies du Golfe — l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Koweït — ont ainsi annoncé des aides au Caire s’élevant à 12 milliards de dollars. Et le roi Abdallah II de Jordanie a été samedi le premier chef d’État étranger à se rendre en Egypte depuis la chute de M. Morsi.

Entretien Stéphanie Fontenoy Correspondante aux Etats-Unis Publié le lundi 15 juillet 2013 à 05h38 – Mis à jour le lundi 15 juillet 2013 à 11h00

 

 

International Le verdict rendu dans l’affaire « Trayvon Martin », suscite l’indignation. 

 

Pour Charles Corprew, professeur en psychologie à l’université de Tulane (Nouvelle-Orléans), l’acquittement de George Zimmerman est symptomatique du contexte historique américain.


Pourquoi ce procès a-t-il déclenché un débat national ? 
Il existe un contexte historique de violences contre les hommes noirs aux Etats-Unis. L’esclavagisme, d’abord, puis les lois ségrégationnistes de Jim Crow, et enfin les tensions, surtout dans le sud du pays, liées à la lutte pour les droits civiques des Africains-Américains. Il y a eu aussi plusieurs cas célèbres, comme celui d’Amadou Diallo à New York, ou récemment, celui de Jordan Davis, tué d’un coup de revolver par un homme blanc en Floride. Trayvon Martin, un adolescent noir non armé abattu par une personne associée à la race blanche, est devenu le symbole de la violence répétée envers l’homme noir aux Etats-Unis. Son cas est devenu un porte-voix pour ce genre de situation.
Etes-vous surpris par cet acquittement ? 
Malheureusement, non. Le contexte historique fait que la vie des afro-américains est perçue comme moins importante que celle des autres ethnicités aux Etats-Unis. Nous avons vu des hommes blancs être acquittés pour des crimes bien plus haineux que celui de George Zimmerman.
Suis-je déçu ? 
Bien sûr. Car la vie d’un adolescent, qui rentrait chez lui avec un paquet des friandises à la main, s’est envolée. C’est tragique, mais je ne suis pas surpris, alors que je devrais l’être.
 
Quel va être l’effet de ce verdict sur les relations raciales aux Etats-Unis ? 
Je pense qu’il ne faut pas utiliser un verre grossissant. D’une part, il est vrai que ce verdict renforce l’idée que les afro-américains sont toujours considérés comme une sous-classe et qu’ils ne reçoivent pas la justice qu’ils méritent dans leur pays. Il est vrai qu’il existe encore beaucoup de problèmes. Certains droits acquis dans le passé sont même remis en cause. Je pense à la récente décision de la Cour suprême de supprimer les garde-fous contre la discrimination raciale aux urnes dans les Etats au passé ségrégationniste. Et certaines personnes se vouent toujours une haine réciproque. Mais le pays a fait d’énormes progrès ,et nous, afro-américains, sommes très résistants. Ce verdict nous encourage à continuer à nous battre pour l’égalité. A 40 ans, je suis heureux de voir à quel point les jeunes générations se mélangent, indépendamment de leurs origines, sans contrainte idéologique.
Les afro-américains représentent 14 % de la population américaine, mais 40 % des personnes incarcérées. Pourquoi ? 
Certaines lois sont discriminatoires : un vendeur ou consommateur de crack, une drogue associée au ghetto noir, sera plus sévèrement puni que quelqu’un qui achète de la cocaïne, la drogue des Blancs. Il y a aussi un degré de violence dans les quartiers noirs, qui mène à davantage d’arrestations pour mauvais comportement ou pour trafic illégal. Ce sont quelques-unes des raisons.

AFP Publié le dimanche 14 juillet 2013 à 20h53 – Mis à jour le dimanche 14 juillet 2013 à 20h54

 

 

International Le Premier ministre turc islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, proche de M. Morsi, a affiché un soutien sans faille à son allié, qualifiant de « coup d’Etat » son éviction par l’armée. 

 

Des milliers de Turcs se sont rassemblés dimanche soir à Istanbul à l’appel d’un parti islamiste pour un meeting de soutien au président déchu égyptien Mohamed Morsi, au cours duquel un responsable des Frères musulmans a assuré que « la résistance continuera ».
« Le peuple égyptien est dans les rues par millions (…) Nos actions sont pacifiques mais nous continuerons de résister sans nous incliner, sans fléchir », a affirmé devant la foule Ibrahim Munir, secrétaire général de l’organisation internationale des Frères musulmans.
Les partisans de Mohamed Morsi manifestent depuis deux semaines pour exiger de nouveau le retour du premier président démocratiquement élu du pays. « Nous sommes pleinement convaincus qu’à la fin de cette résistance, ce sont le peuple, la paix et la liberté en Egypte qui seront les vainqueurs », a ajouté M. Munir, selon la traduction en turc de ses propos. A Istanbul, les manifestants, réunis par le Parti de la Félicité (SP) près des murailles byzantines de la ville, ont scandé des slogans tels que « nous sommes à tes côtés, Morsi » et « nous sommes tous des musulmans, nous sommes tous des frères », a constaté un photographe de l’AFP.
La foule, qui agitait de nombreux drapeaux égyptiens et palestiniens, a également conspué le général Abdel Fattah al-Sissi, ministre de la Défense et nouvel homme fort du pays depuis l’éviction de M. Morsi par l’armée le 3 juillet « L’Egypte a connu beaucoup de pharaons, mais pour chaque pharaon il y a un Moïse, pour chaque Sissi il y a un Morsi », a déclaré Selman Esmerer, président de la branche stambouliote du SP. M. Munir a pour sa part accusé les responsables du coup de force d’être les marionettes de puissances étrangères, qu’il n’a pas nommées.
« Ceux qui ont réalisé ce coup d’Etat ne l’ont pas commis cette traîtrise seuls, ils l’ont fait avec un soutien venant de l’étranger », a-t-il affirmé. La manifestation intervient alors que M. Morsi et d’autres membres de la confrérie islamiste des Frères musulmans étaient interrogés dimanche par la justice égyptienne, qui a décidé du gel des avoirs de 14 responsables islamistes, dans le cadre de l’enquête sur les violences sanglantes des dernières semaines.
Le Premier ministre turc islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, proche de M. Morsi, a affiché un soutien sans faille à son allié, qualifiant de « coup d’Etat » son éviction par l’armée. « En ce moment, mon président en Egypte est Morsi parce qu’il a été élu par le peuple », a déclaré samedi M. Erdogan.

Belga Publié le vendredi 12 juillet 2013 à 17h44 – Mis à jour le vendredi 12 juillet 2013 à 17h47

 

 

Belgique Le projet prévoit que seuls certains animaux pourront désormais être autorisés dans les cirque.

 

Les animaux sauvages (lions, tigres, éléphants…) ne seront plus autorisés dans les cirques ambulants selon de nouvelles dispositions adoptées vendredi par le Conseil des ministres dans le cadre d’un avant-projet de loi de la ministre Laurette Onkelinx portant des dispositions diverses en matière de bien-être animal.

Ces mesures interviennent après que le Conseil du bien-être animal a fait état en 2011 de difficultés d’application des normes légales d’hébergement des animaux dans les cirques (manque d’espace, absence de possibilité de baignades, absence de congénères pour certaines espèces grégaires, non-respect des exigences de température).

Par ailleurs, les nouvelles dispositions sont également nées du souci de tranquilliser le voisinage des cirques régulièrement incommodé par toutes sortes de nuisances: enfants effrayés par des lions en cage, bruit, carcasses de viande abandonnées…

Le projet prévoit que seuls certains animaux pourront désormais être autorisés dans les cirques, moyennant le respect des normes minimales d’hébergement fixées pour assurer leur bien-être. Il s’agit concrètement des animaux suivants: les bovins, buffles, porcs, lamas, dromadaires, chameaux, furets, lapins, chiens et chats, pigeons, oies, gallinacés, perroquets, perruches et canards, chevaux, ânes et poneys, moutons et chèvres.

Gaïa, l’association de défense des animaux, a salué l’initiative du jour, comme une « avancée énorme, qui clôture 10 années de combat ».