MOHAMED ALI

Mohamed Ali

 
 Mohamed Ali (Muhammad Ali) (né Cassius ClayNote 1, le 17 janvier 1942 à Louisville, dans le Kentucky)

Initialement connu sous le nom de Cassius Clay, il change son nom en Mohamed Ali à l’âge de 22 ans après avoir rejoint la Nation of Islam en 1964 et se convertit par la suite à l’islam sunnite en 1975. En 1967, trois ans après avoir remporté le championnat des poids lourds, il a été publiquement vilipendé pour son refus d’être enrôlé dans l’armée américaine par opposition à la guerre du Vietnam et par croyances idéologiques. Ali a finalement été arrêté et reconnu coupable de fraude. Il a été dépossédé de son titre mondial et de sa licence de boxe. Il n’a pas été emprisonné mais ne combattra plus pendant près de quatre ans tandis que son appel a finalement été entendu par la cour suprême américaine.

Surnommé « The Greatest », Ali est devenu le premier triple champion du monde poids lourds. Il a participé à plusieurs matchs de boxe historiques4. Parmi ceux-ci trois étaient contre son rivalJoe Frazier, qui sont considérés parmi les plus grands combats dans l’histoire de la boxe, et l’autre avec George Foreman à Kinshasa. Ali était connu pour son style de combat peu orthodoxe, incarné par son slogan «flotter comme un papillon, piquer comme une abeille» et employant des techniques telles que le «Shuffle Ali» et le «rope-a-dope»5. Ali grâce à ses compétences et son caractère hors du commun est devenu l’athlète le plus célèbre dans le monde entier6. Intégré à l’International Boxing Hall of Fame, Ali est considéré comme l’un des plus grands boxeurs de l’histoire7.

En 1999, Ali a été couronné «Sportif du siècle » par Sports Illustrated et «Personnalité sportive du siècle» par la BBC8,9. Il fut nommé sportif du xxe siècle par une assemblée de journalistes internationaux, précédant Pelé ce qui fait de lui l’un des plus grands sportifs de tous les temps.

Au-delà de ses performances sportives, il a atteint une notoriété inégalé chez un sportif par son goût du spectacle, sa personnalité provocatrice, ses prises de positions religieuses et politiques, puis son destin personnel. Il est atteint de la maladie de Parkinson depuis 1984. Il reçoit, à Berlin en 2005, la médaille de la paix Otto Hahn10,11, au nom de l’Organisation des Nations unies« pour son engagement en faveur du mouvement américain contre la ségrégation et pour l’émancipation culturelle des noirs à l’échelle mondiale ».

Vainqueur en amateur des National Golden Gloves dans la catégorie mi-lourds en 1959 puis en poids lourds l’année suivante12, il gagne la médaille d’or des poids mi-lourds aux Jeux olympiques d’été de 1960 à Rome13. Il passe alors professionnel sous la tutelle d’Angelo Dundee et se fait rapidement connaître pour son style peu orthodoxe. Ses résultats spectaculaires et son auto-promotion incessante. Il se fait connaître sous le surnom de « Louisville Lip » (la lèvre de Louisville) en composant des poèmes prédisant à quelle reprise il mettrait son adversaire KO. Il n’hésitait pas à clamer ses propres louanges avec des phrases telles que « Je suis le plus grand » ou « Je suis jeune, je suis mignon et je suis totalement imbattable ». Il conservera pendant toute sa carrière ce verbe haut qui est un de ses points les plus caractéristiques.

Biographie

Cassius Clay devient Mohamed Ali

Mohamed Ali à un meeting de Elijah Muhammad.

Entre les deux matchs, il devient également célèbre pour des raisons dépassant le domaine sportif : il rejoint la Nation of Islam (Nation de l’islam) et change son nom en Cassius X, en hommage à son mentor et ami Malcolm X qui fut aussi le seul musulman à le soutenir avant son premier combat contre Liston (Malcolm X a d’ailleurs assisté au premier combat) puis il reçoit le nom de « Mohamed Ali » de la part d’Elijah Muhammad, chef du mouvement. Une lutte de pouvoir s’engagera autour d’Ali entre Elijah et Malcolm X. Finalement, Ali tournera le dos publiquement à Malcolm lors d’un voyage au Nigeria en 1964 et sera managé par Herbert Muhammad, le propre fils d’Elijah. La notoriété du boxeur profitera à la Nation of Islam. Ali se rendra en Égypte en 1964 et sera accueilli par son président, Gamal Abdel Nasser, comme l’ambassadeur de la communauté noire aux États-Unis. Ce n’est qu’après la mort de Malcolm X en 1965 qu’il regrettera son geste. Ali quitte la Nation de l’Islam pour se convertir à l’islam sunnite en 1975. Dans une autobiographie en 2004, écrite avec sa fille Hana Yasmeen Ali, Mohamed Ali attribue sa conversion à l’islam sunnite à la prise du contrôle de la Nation de l’Islam par Warith Deen Muhammad, le fils d’Elijah Muhammad, après la mort de ce dernier en 1975.

Champion incontesté

Du 25 février 1964 au 20 juin 1967, Ali domine incontestablement la catégorie des lourds comme Joe Louis et Rocky Marciano avant lui. Après sa seconde victoire contre Liston, il fait une dizaine d’exhibitions à travers le monde en compagnie de ses deux sparrings partners : Jimmy Ellis et Cody Jones. Le 22 novembre 1965, à Las Vegas, il affronte l’ancien champion Floyd Patterson qui avait subi de graves revers contre Sonny Liston (perdant deux fois au premier round). Le champion conserve son titre au bout de 12 rounds et envoie le challenger au sol à plusieurs reprises20.

Alors que traditionnellement le champion fait deux combats par an, Ali lui en accomplira 5 en 1966. Il bat aux points le canadien George Chuvalo à Toronto en mars puis retrouve en mai Henry Cooper, le boxeur qui l’avait envoyé à terre, et le met KO à Londres. Toujours dans cette ville, il dispose de Brian London en 3 rounds le 6 août21, bat le champion allemand Karl Mildenberger à Francfort le 10 septembre22 et finit l’année par un K.O. contre Cleveland Williams à Houston23.

La fédération WBA qui n’apprécie pas les positions politiques d’Ali, prend prétexte de l’illégalité de son combat revanche contre Liston pour lui retirer sa ceinture, sans son accord, et sacrer Ernie Terrell champion du monde. Le titre est pour la première fois divisé. Ali reste cependant le champion incontesté et conserve sa ceinture WBC. Il récupère le titre WBA le 6 février 1967 dans un combat de réunification à Houston contre Ernie Terrell. Ali regagne aisément son titre mais ne parvient pas à briser Terrel qui, la garde haute, tiendra jusqu’au bout des 15 rounds24. Le 6 mars, Ali met ensuite K.O. Zora Folley, un puncheur jugé dangereux pour le champion25.

Ses problèmes judiciaires à propos de son incorporation dans l’armée américaine l’empêchent de participer à un autre championnat du monde. Il ne peut qu’accomplir une exhibition à Détroit le 15 juin. C’est sa dernière apparition sur le ring avant 1970.

En 1969, il participe au combat The Super Fight, un combat virtuel contre Rocky Marciano.

 

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