Décédés en pratiquant leur sport

Gilles Villeneuve

Gilles Villeneuve (18 janvier 1950 à Saint-Jean-sur-RichelieuQuébec – 8 mai 1982 à Zolder1,2Belgique) est un pilote automobile canadien. Malgré un palmarès relativement peu étoffé (six victoires en Grand Prix), son style de pilotage hautement spectaculaire ainsi que sa mort tragique aux qualifications du GP de Belgique 1982 ont contribué à faire de lui l’une des légendes de laFormule 1. Son fils Jacques, lui aussi pilote de course, est devenu champion du monde de F1 en 1997.

1982 : le drame de Zolder

Les progrès réguliers de la Ferrari turbo font de Villeneuve l’un des favoris de la saison 1982. Dominé par Alain Prost et sa Renault lors des premières manches de la saison, il entend bien prendre sa revanche « à domicile », à l’occasion du GP de Saint-Marin, boycotté par les équipes FOCA. L’abandon précoce des Renault lui ouvre la voie d’un facile succès, tandis que juste derrière lui, son équipier et ami Didier Pironi semble assurer le doublé de la Scuderia. Conscient de l’importance de ce résultat d’ensemble après un début de saison raté, le stand Ferrari passe à ses pilotes le panneau « SLOW », qui signifie qu’ils doivent baisser le rythme et qui est donc un ordre implicite de figer les positions. Pourtant, Pironi attaque Villeneuve et entreprend de le doubler. Pensant dans un premier temps que son équipier le dépasse par jeu et cherche avant tout à divertir un public qui a été privé d’une vraie course, Villeneuve se rend pourtant rapidement compte que Pironi cherche réellement à lui contester la victoire et a toutes les peines du monde à reprendre le commandement de l’épreuve. S’ensuit un duel fratricide dont Pironi sort finalement vainqueur. Sur le podium d’après course, Villeneuve, les mâchoires serrées, refuse ostensiblement de saluer Pironi et d’ouvrir la traditionnelle bouteille de champagne. S’estimant trahi par celui qui en dehors des circuits était également un ami proche, il prononce des paroles de vengeance à l’encontre du pilote français.

Le Grand Prix suivant se déroule à Zolder en Belgique. Toujours furieux, Gilles Villeneuve est plus que jamais décidé à prendre sa revanche. Le duel est lancé dès les qualifications où les deux hommes luttent pour arracher la pole position. C’est à cette occasion que Villeneuve trouve la mort. Lancé à haute vitesse, il rattrape la March de Jochen Mass qui roule au ralenti. Constatant l’arrivée de la Ferrari dans ses rétroviseurs, Mass change de ligne pour lui ouvrir le passage, au moment même où le Canadien entreprenait de le déboîter. La Ferrari heurte très violemment la March par l’arrière, puis décolle, avant de retomber lourdement et de partir dans une série de tonneaux au cours de laquelle Gilles est éjecté. Gisant inanimé dans un grillage de protection, Gilles est transporté d’urgence à l’hôpital le plus proche, où son décès est prononcé dans la soirée. L’enquête démontrera que Villeneuve a probablement été tué dès le choc initial avec la March, les vertèbres cervicales brisées.

Les circonstances de l’accident de Gilles Villeneuve font encore aujourd’hui l’objet de thèses contradictoires. Pour certains, Villeneuve était lancé dans un tour de qualification au moment où il a rattrapé Mass, ce qui expliquerait sa volonté de ne pas lever le pied. D’autres estiment au contraire que Villeneuve venait déjà d’effectuer un tour rapide et que l’accident a donc eu lieu dans son tour de rentrée aux stands, effectué à une vitesse anormalement élevée, ou alors dans une tentative désespérée d’effectuer un deuxième tour rapide avec le même train de pneus.

Sa femme Joann a emporté ses cendres à Monaco et un cercueil vide (pour des raisons fiscales) a été inhumé à Berthierville (Canada)3.

Marco Simoncelli

Marco Simoncelli (né le 20 janvier 1987 à Cattolica, dans la province de Rimini, en Émilie-Romagne, et décédé le 23 octobre 2011 à Sepang, en Malaisie2) est un pilote de vitesse moto italien. Il est sacré champion du monde 250 cm³ en 2008.

Le 23 octobre 2011, lors du deuxième tour du Grand Prix de Malaisie, le pneu avant de sa moto « décroche ». Mystérieusement les 2 pneus de la moto « réaccrochent » à l’extérieur de la piste, ce qui ramène la moto complètement couchée de Simoncelli à l’intérieur du virage. il vient couper la route de Colin Edwards et Valentino Rossi lors de son retour sur la piste. La Yamaha du team Tech 3 d’Edwards (qui se luxe l’épaule dans sa chute), et la Ducati de Rossi le heurtent successivement au sol ; son casque est arraché par la violence du choc. Marco Simoncelli est gravement blessé aux vertèbres cervicales, à la tête et à la poitrine. Il est immédiatement transféré en ambulance au centre médical du circuit où il arrive en état d’arrêt cardio-respiratoire. La course est interrompue par drapeau rouge, puis définitivement annulée par Carmelo Ezpeleta, patron de Dorna Sports (en), la société qui gère les droits du Championnat du monde. Après quarante-cinq minutes de tentative de réanimation, Marco Simoncelli, 24 ans, est déclaré mort à 16 h 56 (heure locale)4.

Marco Simoncelli est le deuxième pilote de la catégorie MotoGP à trouver la mort en course. En 2003, Daijiro Kato, du Gresini Racing également, chute lourdement lors du Grand Prix du Japon pour succomber deux semaines plus tard, des suites de ses blessures.

Ayrton Senna

Ayrton Senna da Silva est un pilote automobile brésilien, né le 21 mars 1960 à São PauloBrésil, et mort le 1er mai 1994 à Bologne (Italie), à la suite d’un accident lors du Grand Prix de Saint-Marin.

Véritable idole au Brésil où son statut a dépassé celui de simple champion sportif, il est considéré comme l’un des plus grands pilotes de l’histoire de la Formule 1 dont il remporta trois fois le titre de champion du monde en 1988, 1990 et 1991, après avoir remporté 41 Grands Prix et signé 65 pole positions. Il est le dernier pilote mort en course en Formule 1.

L’accident mortel d’Ayrton Senna

Senna perd le contrôle de sa F1 dans le virage de Tamburello, le premier après la ligne de départ.

La course aura donc lieu. Au briefing des pilotes, Ayrton Senna retrouve le Français Erik Comas, qu’il avait secouru à Spa en 1992, pour lui demander de le rencontrer à Monaco afin de parler de sécurité. Visiblement Senna a l’intention de reformer un comité de pilotes. Il en discute également avec Michael Schumacher et Gerhard Berger à la sortie de ce briefing. Puis le dimanche midi, il traverse tout le paddock et le motorhome Renault pour demander à Alain Prost de le rejoindre. De nouveau il lui parle de sécurité et de ses doutes sur la possibilité de contenir la Benetton de Schumacher avec sa Williams.

Il faut rappeler qu’outre les accidents de Barrichello et de Ratzenberger, JJ Lehto et Jean Alesi ont déjà été victimes de violentes sorties entrainant des blessures lors de l’intersaison. Puis Karl Wendlinger à Monaco et Andrea Montermini à Barcelone seront également violemment accidentés. Le changement de réglementation avec le retrait subit de l’électronique ont visiblement rendu les F1 de l’année 1994 dangereuses. De plus beaucoup de circuits n’ont plus été aménagés depuis quelques saisons, étant donné qu’aucun pilote de Formule 1 n’a été tué depuis Elio De Angelis en 1986.

Le dimanche 1er mai, au départ, un accident se produit dès le feu vert, la Lotus du Portugais Pedro Lamy percutant la Benetton du Finlandais JJ Lehto sur la grille, des débris s’envolant par dessus les grillages de sécurité, touchant des spectateurs et un policier. Course neutralisée d’entrée, la voiture de sécurité emmène donc la meute des F1 au ralenti durant cinq tours, et s’écarte. Après un seul tour bouclé à pleine vitesse, en tête dans cette sixième boucle, talonné par la Benetton de Michael Schumacher, Ayrton Senna perd le contrôle de sa monoplace qui part tout droit dans la courbe ultra-rapide deTamburello avant d’aller percuter un mur de béton avec une rare violence (210 km/h lors de l’impact), à 14 h 18. Alors que Senna reçoit des soins d’urgence à même la piste, avant d’être héliporté vers l’hôpital Maggiore de Bologne, ce funeste Grand Prix va à son terme après une interruption d’une vingtaine de minutes, non sans qu’un nouveau drame se produise dans les stands ; à onze tours de la fin, la Minardi de Michele Alboreto perd une roue qui va blesser plusieurs mécaniciens.

Des rumeurs circulant autour du circuit indiquent que Senna est sauf, mais il n’y a aucun moyen de le soigner compte tenu de la gravité de ses blessures et de sa « mort cérébrale » constatée dès son arrivée à l’hôpital. Deux heures après la collision, l’état de Senna est très critique ; coma profond, front enfoncé, multiples fractures. Par la suite « Magic » est transféré à l’hôpital Bellaria, spécialisé dans la neurochirurgie, où l’on doit tenter une opération au cerveau, « qualifiée de la dernière chance ».

Son décès est officiellement prononcé peu après 18 h 30. La cause directe de la mort du pilote brésilien résulte d’une circonstance malheureuse. En effet, sous la violence du choc, le triangle supérieur de la suspension avant de sa F1 s’est brisé et est allé frapper, tel un sabre, la visière de son casque. Selon l’autopsie, cette pièce aurait perforé le visage de Senna sous l’arcade sourcilière droite provoquant ainsi des lésions irréversibles au cerveau et une forte hémorragie.

La Williams FW16 de Senna est ramenée aux stands et bâchée. Un officiel, qui examine la voiture, trouve un drapeau autrichien dans le cockpit7. Senna a en effet demandé à un ami de lui fournir ce drapeau pour rendre hommage à Ratzenberger au cas où il gagnerait la course.

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Marc-Vivien Foé

Marc-Vivien Foé, né dans le quartier Nkolo ll de Yaoundé le 1er mai 1975 et mort à Lyon le 26 juin 2003, est un footballeur international camerounais.

Ce milieu de terrain défensif sélectionné à 64 reprises en équipe du Cameroun meurt à l’âge de 28 ans d’un accident cardiaque au cours d’un match de son équipe nationale face à la Colombie.

Mort brutale

Le 26 juin 2003, au cours de la Coupe des Confédérations de la FIFA, Foé s’écroula sur le terrain du stade de Gerland de Lyon (Olympique lyonnais) durant un match contre la Colombie, les yeux révulsés. Guy Roux en direct a déploré que le match ne se soit pas arrêté pour qu’on puisse s’occuper du joueur dont l’état semblait être grave, ainsi que la négligence des soigneurs qui l’ont fait tomber en le transportant hors du terrain. Transporté à l’hôpital, il meurt au bout de 30 minutes.

Une autopsie a déterminé que la mort avait pour origine une crise cardiaque consécutive à une malformation congénitale (hypertrophie cardiaque). Cette mort brusque provoqua beaucoup d’émotion chez les Camerounais mais également chez leurs adversaires en finale, la France, dont de nombreux joueurs connaissaient et appréciaient « Marco ». D’ailleurs, lors de la seconde demi-finale opposant la Turquie à la FranceThierry Henry, très vite imité par ses coéquipiers a levé les doigts vers le ciel après son but, dédicace au Lion mort.

Lors de la finale perdue contre la France 1-0, ses coéquipiers se sont échauffés avec le numéro 17, qui était celui du joueur, et à la fin du match, ont fait un tour d’honneur avec une photo géante de Foé.

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Fabio Casartelli

Fabio Casartelli est un coureur cycliste italien né le 16 août 1970 à Côme et mort le 18 juillet 1995 d’une chute de vélo dans la descente du col de Portet-d’Aspet.

Sa chute mortelle

Le 18 juillet 1995, il meurt lors d’une chute dans la descente du col de Portet-d’Aspet, dans les Pyrénées, lors de la quinzième étape du Tour de France auquel il participait pour la deuxième fois. Le lendemain, le peloton, après une minute de silence, prit le départ de l’étape, qui fut neutralisée par les coureurs. De même, Lance Armstrong qui gagnera quelques jours plus tard à Limoges, lèvera le doigt au ciel en hommage à son équipier.

En octobre 1995, une stèle en marbre blanc est érigée à l’endroit du drame. Il est de coutume que les coureurs du Tour de France respectent, en signe de recueillement et en mémoire de Fabio Casartelli, une minute de silence à cet endroit si la route du Tour emprunte le col du Portet d’Aspet.

On peut observer sa bicyclette dans l’état après sa chute dans la chapelle Madonna del Ghisallo.

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Michele Alboreto

Michele Alboreto est un pilote automobile italien, né le 23 décembre 1956 à Milan et mort le 25 avril 2001 sur le circuit du Lausitzring en Allemagne. Il a notamment disputé 194 Grands Prix deFormule 1 entre 1981 et 1994. Alboreto a inscrit un total de 186,5 points, décroché 5 victoires, 23 podiums, 2 pole positions et 5 meilleurs tours en course. Il est devenu vice-champion du monde derrière Alain Prost en 1985.

Décès accidentel

Le 25 avril 2001, au cours d’une séance d’essais sur l’Audi R8 en vue des 24 Heures du Mans, Michele Alboreto se tue sur le circuit du Lausitzring, à la suite d’une sortie de route à 320 km/h, provoquée semble-t-il par une crevaison du pneu arrière gauche1.

Michele Alboreto, resté dans le cœur des Italiens comme un pilote fougueux et talentueux, demeure le dernier pilote italien à s’être imposé en Grand Prix au volant d’une Ferrari.

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Andrei Kivilev

Andrei Kivilev est un coureur cycliste né le 21 septembre 1973 à Taldykourgan (Kazakhstan) et mort à la suite d’une chute le 12 mars 2003 lors de l’édition 2003 de Paris-Nice. Sa mort a incité l’Union cycliste internationale à rendre obligatoire le port du casque dans toutes les courses qu’elle organise.

Décès

Le 11 mars 2003, au cours de la deuxième étape de Paris-Nice, alors qu’il tente de régler son oreillette, il chute violemment sur le front. Tombé dans le coma, il est d’abord transporté à l’hôpital de Saint-Chamond, puis devant la gravité de son état à l’unité de soin intensive de l’hôpital de Saint-Étienne. Il y décède au cours de la nuit suivante5. Au cours de l’étape suivante de l’épreuve, le peloton lui rend hommage en neutralisant la course6. Après sa chute mortelle, l’UCI (Union cycliste internationale) rendit obligatoire le port du casque sur toutes les épreuves de cyclisme sur route, sauf lors de la dernière ascension si l’arrivée de la course est en altitude (arrivée au sommet). Cette règle fut créée le 16 juin 2003 à Lausanne au siège de l’UCI. Kivilev laisse une femme et un fils de six mois. Quelques jours plus tard, son ami Alexandre Vinokourov remporte la course.

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Miklós Fehér

Miklós Fehér (né le 20 juillet 1979 – mort le 25 janvier 2004) était un joueur de football hongrois.

Il s’est éteint à 24 ans, victime d’une attaque cardiaque en plein match (Benfica – Vitoria Guimarães), juste après s’être vu infliger un carton jaune par l’arbitre

Le club du Benfica Lisbonne a décidé de ne plus jamais attribuer le numéro 29 que portait ce joueur, afin de lui rendre hommage.

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Antonio Puerta

Antonio Puerta Pérez (né le 26 novembre 1984 à Séville et mort le 28 août 2007 à Séville), est un footballeur espagnol, qui évoluait au poste de latéral gauche.

Natif de Séville, Antonio Puerta effectue l’intégralité de sa carrière au FC Séville où il remporte notamment deux coupes de l’UEFA.

Le 25 août 2007, lors d’une rencontre entre le FC Séville, son club, et Getafe CF, il est victime d’un premier arrêt cardio-respiratoire sur le terrain1,2. Réanimé sur la pelouse, il est victime de quatre autres arrêts cardiaques dans les vestiaires. Transporté à l’hôpital Virgen del Rocío de Séville dans un état grave, il y fait un nouvel arrêt cardiaque, puis est placé en soins intensifs. Les médecins découvrent une dysplasie ventriculaire droite arythmogène3. Il meurt finalement le 28 août des complications de ses troubles cardiaques.

Après la finale de l’Euro 2008 remporté par l’Espagne, lors de la remise du trophée, un de ses anciens coéquipiers et amis, Sergio Ramos, porte un tee-shirt à l’effigie d’Antonio Puerta pour lui rendre hommage. Il en fera de même en finale de la coupe du monde 2010 ainsi qu’en finale de l’Euro 2012.

commentaires
  1. Bilal dit :

    c’est vraiment choquant !!!

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