Correctifs concepts vidéo 1 et 2 Palestine

Histoire d’une terre : Palestine : Concepts

Chaque concept est expliqué dans la liste ci-dessous. Les informations en italique et soulignées sont à lire et les informations en gras sont à étudier par cœur.

Première partie

Orientalisme : Ce sont des artistes et des voyageurs venus d’Europe (notamment britanniques) qui créent l’orientalisme au 19e siècle. Des occidentaux s’intéressent aux thèmes de l’Orient. Ils interprètent entre autre la Palestine à travers leurs œuvres.

Sunnite : Courant religieux majoritaire de l’Islam. A la fin du 19e siècle, la religion majoritaire en Palestine est l’Islam sunnite. Il y a aussi des chrétiens et des juifs orthodoxes.

On note la présence de trois lieux saints : la Grande Mosquée, le Tombeau du Christ et le Mur des Lamentations sur le sol palestinien.

Le juif à l’époque prie en hébreu mais sa langue quotidienne est l’arabe. Important car aujourd’hui l’hébreu est devenu la langue moderne des israéliens.

Mur des lamentations : Vestige du temple de Jérusalem datant du 1er siècle ACN. Selon la Bible, ce bâtiment avait été construit par les Israélites pour abriter l’arche d’alliance (coffre de bois qui, dans la bible, contient les tables de lois donnés à Moïse). C’est un des lieux les plus saints pour les juifs mais il est également important pour les musulmans, car  il soutient l’esplanade sur  laquelle  se trouve le Dôme du rocher.

Selon la coutume, les juifs qui viennent prier devant le mur y font des vœux. Ces vœux sont écrits sur des petits morceaux de papier qui sont glissés dans les fentes entre les pierres du mur.

Sultan : titre du monarque musulman de l’Empire Ottoman.

Mehmet V était sultan de 1909 à 1918.

 Empire Ottoman : (13e siècle- première guerre mondiale). Pas de frontière, mais un découpage administratif. La Palestine fait partie de cet empire. A la fin du 19e siècle, l’Empire ottoman est appelé « l’homme malade de l’Europe » car sa puissance est en déclin suite à des pertes territoriales. Pendant la 1ère guerre mondiale, l’Empire ottoman s’allie avec l’Empire allemand et l’Empire austro-hongrois. Suite à leur défaite, l’Empire ottoman sera démantelé.

Tsar : nom porté par le souverain en Russie du 16e siècle à 1917.

Pogrom : Attaque, pillages, meurtre contre des juifs en Russie.

A la fin du 19e siècle, l’empire russe est en colère (conditions misérables de la population alors que le tsar vit dans l’opulence (= abondance de biens)). Il y aura de nombreux troubles. On va accuser les juifs d’être responsables de tous ces malheurs. Les troubles révolutionnaires conduiront à la chute de l’empire et  à la naissance de la République. Beaucoup de juifs vont fuir (Amérique) et inventer le sionisme (début de l’immigration juive vers la Palestine).

Sionisme : Idéologie politique prônant l’existence foyer national pour les Juifs en Terre d’Israël.

A la naissance du mouvement, ce territoire correspondait à la Palestine ottomane, puis après la Première guerre mondiale à la Palestine mandataire. Sur le plan idéologique et institutionnel, le sionisme entend œuvrer à donner ou redonner aux juifs un statut perdu depuis l’annexion du Royaume d’Israël par l’Empire assyrien en 720 ACN, à savoir celui d’un peuple disposant d’un territoire.

Colon : Personne qui a quitté son pays pour aller exploiter une terre appelée colonie. Les colonies israéliennes sont des colonies établies par Israël sur des territoires conquis (Cisjordanie, Band de Gaza, plateau du Golan…).

Après la guerre des six jours en 1967, la colonie sera un territoire occupé (Sinaï, plateau du Golan, Cisjordanie, Gaza et Jérusalem Est) et administré par une nation (nation juive) en dehors de ses frontières (Etat d’Israël).

Nationaliste : partisan du nationalisme (mouvement politique d’individus qui ont  conscience d’être liés par la culture, la langue, la religion, l’histoire, etc. et qui veulent parfois avoir un Etat à eux).

Les premiers colons sont les premiers nationalistes juifs (appelés amants de Sion).

 Système féodal : Système dans lequel les paysans et bédouins (= arabes nomades) palestiniens qui cultivent la terre ne sont pas propriétaires de celle-ci car elle appartient à des notables (= personne importante de part sa situation sociale), au sultan, ou à des familles de Damas ou Beyrouth.

Ce système a permis aux juifs enrichis à l’étranger de racheter les terres.

Théodor Herzl : Journaliste et écrivain austro-hongrois (1860-1904), fondateur du mouvement sioniste au congrès de Bâle (Suisse), il écrit en 1897 « L’Etat des juifs », et fonde le Fonds pour l’implantation juive pour l’achat de terres en Palestine. Il est un des premiers à mettre en place l’idée d’un Etat juif autonome.

Si au début il est plutôt opposé au sionisme, l’affaire Dreyfus va motiver son engagement. L’affaire Dreyfus, c’est l’histoire à la fin du 19e siècle en France d’un capitaine accusé à tort d’être espion de l’Empire allemand. Ses détracteurs (=personnes qui critiquent, qui diminuent la valeur de quelque chose ou de quelqu’un) seront accusés d’antisémitisme. La France est alors divisée entre deux camps : les dreyfusards (notamment Emile Zola qui écrit un plaidoyer, « J’accuse ») et les anti-dreyfusards.  En 1906, Alfred Dreyfus est innocenté. Devant la vague d’antisémitisme qui accompagne cette affaire, Herzl va être dès lors convaincu de la nécessité de résoudre la question juive.

Avec l’aide des structures (banque « Fonds national juif », presse, organisation mondiale) mises en place par Herzl, des juifs vont commencer à acheter des terres en Palestine. Ces terres ne peuvent dès lors être travaillées que par des juifs. Ces terres doivent aussi être livrées « vides d’habitants » ce qui veut dire que des palestiniens vont devoir quitter ces terres.

Kibboutz : A la fin du 19e siècle, les juifs qui viennent s’installer en Palestine créent des communautés appelées Kibboutz. Ces kibboutz sont des symboles du collectivisme, c’est-à-dire le fait de mettre en commun la propriété et de l’exploiter ensemble. Dans les kibboutz, les juifs sont donc éduqués à la fois au collectivisme mais aussi à l’idéologie sioniste. Ces kibboutz se dotent d’ailleurs d’organisations armées d’auto-défense.

Le système collectiviste s’illustre par la phrase « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins ». L’idée du collectivisme se retrouve notamment chez Karl Marx qui est à l’origine du marxisme. Le marxisme est un courant de pensée qui prône l’abolition du capitalisme et des classes sociales qui lui sont liées à travers la mise en place d’un collectivisme. Pour Marx, cette société nouvelle ne sera possible qu’après avoir réalisé une révolution populaire.

David Ben Gourion : (1886-1973). De son vrai nom David Grün, est originaire de Pologne. Il participe à la création du parti sioniste marxiste «Akhdut Ha’avoda » qui signifie « L’union du travail ».

Il travaillera dans un kibboutz mais il commencera rapidement  une carrière de militant en travaillant pour un journal nommé « l’Unité ». Il signe ses articles sous le nom de David Ben Gourion. Il répète que les juifs de Palestine doivent former une force politique puissante. Il sera expulsé de Palestine par les autorités ottomanes dans le cadre d’une lutte contre les sionistes. Par la suite, il s’alliera avec les britanniques pour chasser la puissance ottomane du pouvoir.

Son ascension politique ne commencera réellement que sous l’administration britannique de la Palestine. Il va unifier politiquement les différents groupuscules du mouvement ouvrier en Palestine pour former le Mapai (Parti des Ouvriers d’Eretz Israël).

Dans les années 1930, avec la montée de l’antisémitisme en Europe, Ben Gourion va s’engager dans ce qu’il nomme le sionisme combattant : multiplication des villages juifs, accélération de l’immigration, renforcement de la Haganah, l’armée clandestine des juifs en Palestine. Il souhaite accélérer l’établissement d’un Etat juif. Pour cela, il cherche à obtenir le soutien du gouvernement des USA ainsi que des juifs américains. Son travail aura été précieux lorsqu’en 1947 l’Assemblée générale de l’ONU se prononcera en faveur de la création de l’Etat d’Israël. Il va mettre en place des opérations de sabotage contre les forces britanniques pour les pousser à renoncer à leur mandat en Palestine.

Lors de la création de l’Etat d’Israël, le conflit s’engage entre le jeune Etat et les pays arabes voisins. Grâce à la préparation militaire supervisée par Ben Gourion, Israël sort vainqueur de ce premier conflit. Ce conflit provoque un important exode palestinien, prélude aux camps de palestiniens d’aujourd’hui.

Par la suite, Ben Gourion structure le nouvel Etat et favorise de ce fait l’immigration des juifs à Israël. Il sera à la tête du premier gouvernement d’Israël à partir de la création de cet Etat en 1948. Après l’arrivée au pouvoir en Égypte en 1954 de Gamal Abdel Nasser, qui soutient les incursions de fedayins palestiniens, Ben Gourion adopte une politique de représailles (= vengeances violentes) systématiques. En octobre 1956, il déclenche, en concertation avec les autorités françaises et britanniques, la guerre de Suez qui conduit à l’occupation par Israël de la bande de Gaza et de toute la péninsule du Sinaï (évacués sous la pression conjuguée des États-Unis et de l’Union soviétique l’année suivante). Cette campagne militaire met un terme aux infiltrations de commandos palestiniens et au blocus égyptien du détroit de Tiran sur la mer Rouge. David Ben Gourion met à profit cette accalmie provisoire pour consolider le statut international d’Israël.

 Kaiser Guillaume II : empereur d’Allemagne, un des principaux protagonistes (= personne avec un rôle principal) de la 1ère guerre mondiale. Allié de l’Empire austro-hongrois, de l’Empire ottoman contre la France, la Grande-Bretagne et l’Empire Russe.

 Lawrence d’Arabie : agent des services secrets britanniques. Avec Fayçal (fils du Shérif de la Mecque), il mène en 1916 la Grande révolte des arabes contre les turcs ottomans.

 Hussein ben Ali : Il appartient à la grande famille des Hachémites. Il est chérif de la Mecque jusqu’en 1924 et roi du Hedjaz de 1916 à 1924. Le chérif était le nom donné par les musulmans au gardien des lieux saints de la Mecque et Médine. Le Hedjaz est la région ouest de l’actuelle Arabie Saoudite. Durant la 1ère guerre mondiale, il joue un rôle important en lançant en accord avec les britanniques la Grande Révolte arabe contre l’Empire ottoman en échange de la promesse faite par les britanniques de créer un Etat arabe uni et indépendant à la place de l’Empire ottoman.

 Accords Skyes-Picot : Accords secrets signés entre la France et la Grande-Bretagne et datés de 1916. Ils prévoient le partage des provinces ottomanes non turques entre ces deux puissances à la fin du premier conflit mondial. Ces accords portent les noms du conseiller diplomatique britannique Mark Sykes et du premier secrétaire français de l’ambassade à Londres François-Georges Picot.

La France reçoit mandat du Liban et de la Syrie, la Grande-Bretagne de l’Irak, de la Transjordanie et de la Palestine. L’objectif est de contrer les revendications ottomanes. Ces accords vont à l’encontre de la promesse faites aux arabes d’un Etat arabe uni et indépendant et vont être à l’origine d’un esprit revanchard chez les arabes contre l’Occident. C’est pourquoi, aujourd’hui, l’avancée de l’Etat islamique abolit en partie la frontière entre la Syrie et l’Irak ce qui réunit des territoires mis en place par ces accords de 1916.

Les populations arabes sont en colère car elles s’étaient rebellées contre le sultan en fournissant de l’aide aux britanniques en échange de la promesse d’autonomie au sein d’un Grand Etat arabe unifié à la fin du conflit (Grande Révolte arabe de 1916-1918). En outre, les britanniques ont également promis au même moment un foyer national pour les juifs en Palestine (Déclaration Balfour en 1917). Ils ont donc non seulement trahi leur promesse mais ont tenu, en outre, un discours contradictoire en promettant aux juifs un Etat en Palestine et en promettant aux arabes un grand Etat unifié.

 Déclaration Balfour : Du nom du ministre des affaires étrangères, Arthur James Balfour. En 1917, les britanniques annoncent à travers la Déclaration Balfour qu’ils sont favorables à l’établissement d’un foyer national juif en Palestine.

Cette déclaration favorise le retour de David Ben Gourion en Palestine d’où il avait été exilé par les ottomans. Il s’engage alors dans l’armée britannique au sein d’une légion juive. Ces légions ont été créées en 1915 par Zeev Vladimir Jabotinsky. Ce personnage est important car il deviendra le penseur de la droite israélienne. Cette déclaration est considérée par les arabes comme une seconde trahison après les accords Sykes-Picot.

 Vladimir Jabotinsky : (1880-1940). Né en Ukraine, il fut le leader de l’aile droite du mouvement sioniste et le fondateur de la Légion juive pendant la Première guerre mondiale.

En 1925, il crée le Parti révisionniste, principal parti de la droite nationaliste sioniste, qui réclame un Etat juif sur les deux rives du Jourdain intégrant aussi la Transjordanie, actuelle Jordanie. En opposition avec la gauche et son leader Ben Gourion, qui domine alors le mouvement sioniste, lui et son parti quittent l’Organisation sioniste mondiale en 1935. Il sera le principal inspirateur de l’organisation terroriste clandestine sioniste, l’Irgoun. Partant du principe qu’avec la colonisation juive la résistance arabe au sionisme ne fera que s’amplifier, il cherche à trouver une solution. Cette solution pour lui, est de s’imposer par la force via la création d’une armée juive puissante. C’est ainsi qu’il développera la légion juive. Il ne considère qu’il n’y aura d’accord entre juifs et arabes que lorsque le rapport de force sera établi en faveur des sionistes.

Avec un penseur tel que Jabotinsky, il est plus aisé de comprendre pourquoi la droite israélienne d’aujourd’hui se montre aussi radicale et brutale dans le conflit israélo-palestinien.

 Congrès national palestinien : 1919, réunion du 1er Congrès national palestinien face au sentiment de trahison des arabes par rapport à la Déclaration Balfour et aux accords de Sykes-Picot. Ancêtre de l’OLP (organisation de libération de la Palestine). Il est l’émanation (= ce qui provient de) du nationalisme palestinien. C’est le début de l’hostilité entre juifs et arabes pour l’appropriation du territoire.  

A partir de 1936 : lancement de la révolte arabe par les partis politiques palestiniens : révolte contre l’occupation britannique et l’immigration juive dans le contexte d’une recrudescence (=brusque réapparition de quelque chose) de cette immigration suite à la montée au pouvoir d’Hitler, antisémite convaincu en Allemagne. Des attentats sont perpétrés contre les juifs et britanniques. On ne parle pas encore de terroristes. Cette révolte est jugulée par les britanniques. Mais avec l’approche de la seconde guerre mondiale, les britanniques se rapprochent des arabes pour s’assurer de leur soutien. Ils prévoient de soumettre l’immigration juive à l’accord des arabes.

OLP : Organisation de libération de la Palestine : organisation palestinienne politique et paramilitaire, créée en 1964 à Jérusalem. L’OLP est composée de plusieurs organisations palestiniennes, dont le Fatah, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et le Front démocratique pour la libération de la Palestine  (FDLP). Sa première doctrine était le refus de partage.

Depuis sa création, l’OLP, s’est présentée comme un mouvement de résistance armée représentant les Palestiniens. Israël l’a considérée comme une organisation terroriste avant de la considérer comme un interlocuteur diplomatique.

L’OLP est désormais reconnue comme le partenaire palestinien des négociations pour régler le conflit israélo-palestinien.

Mossad : En 1939, Ben Gourion crée le Mossad. Ancêtre des services secrets israéliens. Au début il organise l’arrivée clandestine de juifs en Palestine. Ce qui permet d’en sauver du génocide qui a lieu en Europe durant la 2e guerre mondiale.

 Yasser Arafat : ( 1929-2004). Activiste (= personne qui privilégie l’action)  et homme d’état palestinien. Dirigeant du Fatah (première organisation de combat palestinienne clandestine) puis de l’OLP. En 1974, il est reconnu comme seul représentant légitime du peuple palestinien (et est reçu par l’ONU).

Il signe les accords d’Oslo en 1993. Il devient le premier président de la nouvelle Autorité palestinienne et reçoit le prix Nobel de la Paix en 1994  en compagnie de Shimon Peres et Yitzhak Rabin. À partir de 2001, après l’échec du sommet de Taba et le déclenchement de la 2e Intifada, il perd progressivement de son crédit auprès d’une partie de son peuple qui lui reproche la corruption de son autorité.

UNRWA : Créé au terme de la première guerre israélo-arabe de 1948, l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA – United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East en anglais) est un programme de l’ONU  pour l’aide aux réfugiés palestiniens dans la Bande de Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, au Liban, en Syrie.  Son but est de répondre aux besoins essentiels des réfugiés palestiniens en matière de santé, éducation, aide humanitaire, services sociaux.

Intifada : Terme arabe signifiant « soulèvement ». Il y a eu plusieurs Intifada. Le 1er soulèvement est le fait de la deuxième génération de réfugiés palestiniens et a lieu en 1987. Elle est appelée « guerre des pierres ».

Première Intifada : Elle a lieu de 1987 à 1993 : soulèvement général et spontané de la population palestinienne contre l’occupation israélienne. Elle a atteint son paroxysme en février lorsqu’un photographe israélien publie des images qui font le tour du monde montrant des soldats israéliens « molestant (= brutaliser) violemment » des Palestiniens suscitant ainsi l’indignation de l’opinion publique. Elle a pris fin en 1993 lors de la signature des accords d’Oslo. 

 Deuxième partie

Génocide : extermination partielle ou total d’un groupe en raison de ses caractéristiques nationales, ethniques, raciales, religieuses…

Suite à l’antisémitisme en Allemagne durant l’Entre-deux-guerres, les nazis arrivés au pouvoir en 1933 vont programmer l’extermination des juifs d’Europe. Cela va provoquer une affluence massive d’immigrés juifs en Palestine et la montée de la violence entre arabes et juifs. Le mot génocide est apparu pour la première fois en 1944 pour tenter de décrire les crimes commis par les nazis.

Pour tenter de juguler cette tension, l’ONU adopte un Plan de partage de la Palestine en 1948. Les arabes refusant le partage, cela conduit au premier conflit israélo-arabe en 1948, qui aboutit à la victoire d’Israël et à l’exode de milliers de palestiniens dans des camps de réfugiés.

Gamal Abdel Nasser : (1918-1970), homme politique égyptien. Il souhaite moderniser le pays.  En 1956, il nationalise le canal de Suez en tenant tête à Israël, France et Angleterre. Dans les années 60, il est un symbole d’indépendance, d’unité et de progrès pour les arabes: leader du nationalisme arabe. En 1964, il propose aux Etats membres de la Ligue arabe, la création d’une organisation pour la libération de la Palestine.

A la tête de cette organisation, est placé un proche de Nasser, Ahmed Shuqayri, palestinien et ancien représentant de la Palestine auprès de la Ligue arabe. La première doctrine de l’OLP est le refus du partage, ses membres refusent toute négociation avec Israël. C’est aussi la position des autres Etats arabes : Jordanie, Syrie, Liban, Egypte, Arabie Saoudite et Irak.

Guerre des Six Jours : En 1967, il s’agit d’une attaque d’Israël contre les Etats arabes. Gaza, Cisjordanie (où était prévu l’Etat palestinien), Sinaï (Egypte), Golan (Syrie) et Jérusalem Est (Palestine) où se trouve le Mur des Lamentations sont conquis par Israël en 6 jours. Leur territoire a quadruplé.

L’ONU vote le retrait d’Israël (résolution 242 ; base légale de tous les plans de paix israélo-arabe). Elle n’a encore jamais été appliquée.

Nouvelle vague d’immigration de Palestiniens en Jordanie (installation dans des camps). Les israéliens implantent des colonies dans ses territoires occupés. En Israël c’est la démocratie, mais dans les territoires occupés, une administration militaire est mise en place (perte de droits civiques, contrôle d’identités, arrestations, violence, attentats)

Fédayins : Signifie « prêt à se sacrifier ». Terme employé à plusieurs reprises au cours de l’Histoire. A partir de 1955, il désigne de petits groupes de commandos palestiniens ne reconnaissant pas Israël et qui s’y opposent par les armes. Souvent mentionnés dans les années 1970, ils sont à la base des mouvements comme le Hamas, ou le Jihad islamique. Ils commettent des attentats notamment au colis-piégés, etc.

La Grand-mère d’Israël / Golda Meir : (1898-1978). Elle a participé à la création de l’État d’Israël, a été ministre des Affaires étrangères, ainsi que le quatrième 1er ministre d’Israël de 1969-1974. Sous son mandat, le budget militaire équivaut à 20% du PNB. Golda Meir n’a jamais jugé nécessaire de rechercher des compromis avec les Palestiniens, elle ne considérait d’ailleurs pas qu’il y avait un Etat palestinien.

Haganah : Il s’agit d’une organisation clandestine sioniste créée en 1920, qui se voulait une force de protection pour les Juifs ayant émigrés en Palestine. Son but originel était de défendre les communautés juives d’éventuelles attaques par les Arabes, comme celles de 1920 à Jérusalem ou lors de la Grande Révolte arabe de 1936-1939 en Palestine mandataire. Après la fondation de l’État d’Israël, en 1948, la Haganah s’agrège (= se joint) à deux autres groupes armés moins importants, l’Irgoun et le Lehi (groupe Stern), pour former Tsahal, la force de défense d’Israël.

Seconde guerre mondiale : (1939-1945). Les deux camps en présence sont les Alliés (principalement Grande-Bretagne et USA) et les forces de l’Axe (principalement Allemagne, Italie et Japon). Il n’est pas forcément possible de classer sans ambiguïté un pays belligérant (= en état de guerre) dans l’un ou l’autre camp, car les alliances se sont modifiées tout au long du conflit. On peut prendre l’exemple de l’URSS qui signa un traité avec Hitler avant de rejoindre les Alliés. Durant ce conflit a lieu le génocide juif perpétré par l’Allemagne nazie avec l’aide de ses alliés, et qui conduit à la création d’Israël en 1948.

Georges Habache : (1926-2008). Fondateur du FPLP, le Front populaire de libération de la Palestine. Nationaliste, marxiste et opposé au compromis. En septembre 1970, Habache est convaincu qu’Hussein et Nasser s’apprêtent à traiter avec USA et Israël, il invente le détournement d’avion. Il imposera au monde occidental la question palestinienne en 1969 par un détournement d’avion qui fera le tour du monde des agences de presse et des grands médias.

Septembre noir (désigne à la fois un événement et une organisation) : Suite au détournement d’avion organisé par Habashe, a lieu le 12 septembre 1970, un conflit appelé Septembre noir : le  roi de Jordanie déclencha des opérations militaires contre les fédayins de l’OLP, pour restaurer la légitimité de la monarchie dans le pays à la suite de plusieurs tentatives palestiniennes de renverser Hussein, avec l’aide de l’armée syrienne.

La violence des combats fit plusieurs milliers de morts de part et d’autre, en majorité des civils palestiniens. Le conflit entre l’armée jordanienne et l’OLP dégénéra et se poursuivit jusqu’en juillet 1971, date à laquelle Arafat et ses combattants furent expulsés de Jordanie  et trouvèrent refuge au Liban, sous la protection syrienne. Suite à la mort de nombreux fédayins, les attentats vont augmenter fortement pour venger les morts.

Ne pas confondre avec Septembre noir, organisation terroriste palestinienne, créée à la suite des événements du Septembre noir, et célèbre pour l’assassinat du premier ministre jordanien Wasfi Tall en novembre 1971 et pour la prise d’otages d’athlètes israéliens et leur meurtre en septembre 1972 à Munich pendant les Jeux olympiques.

 Attentats de Munich : La prise d’otages des Jeux olympiques de Munich (aussi appelée le Massacre de Munich) a eu lieu au cours des Jeux olympiques d’été 1972  à Munich en Allemagne de l’Ouest. Des membres de l’équipe olympique d’Israël ont été pris en otage et assassinés par des terroristes membres de l’organisation palestinienne Septembre noir.

Yom Kippour : Fête du Grand Pardon. Fête juive considérée comme la plus sainte de l’année. Il a lieu, selon les années, en septembre ou en octobre dans le calendrier grégorien.

Guerre du Kippour : En 1973 (du 6 octobre, jour du Yom Kippour au 24 octobre), l’Egypte et la Syrie attaquent Israël par surprise dans la péninsule du Sinaï et sur le plateau du Golan, territoires respectivement égyptien et syrien occupés par Israël depuis la guerre des Six Jours.

La réussite militaire initiale égyptienne, la destruction de la ligne Bar-Lev et la profonde remise en question de la théorie de sécurité israélienne débouchèrent sur l’ouverture des négociations de paix qui aboutirent à la normalisation des relations entre Israël et l’Égypte. Celles-ci menèrent aux accords de Camp David en 1978.

Avec les accords de Camp David, contre l’engagement de ne plus attaquer Israël (engagement tenu jusqu’à aujourd’hui), l’Égypte récupéra la péninsule du Sinaï, occupée après la guerre des Six jours de 1967.

Pour le monde en général, la principale conséquence de cette guerre fut le choc pétrolier de 1973, quand l’OPEP décida de l’augmentation de 70 % du prix du baril de pétrole ainsi que de la réduction de sa production après avoir annoncé un embargo sur les livraisons de pétrole contre les États « qui soutiennent Israël ».

Les accords de Camp David marquent la signature du premier traité de paix entre Israël et un pays arabe.

Grâce à ce traité, Begin  (Premier ministre d’Israël) et el-Sadate (président de la République d’Egypte) reçurent le Prix Nobel de la paix en 1978. La perception que les Arabes avaient de l’Égypte changea après la signature de ces accords. L’Égypte, qui avait porté le leadership contre Israël parmi les pays arabes à l’époque de Nasser, se retrouva isolée pour n’avoir pas mis davantage en avant les intérêts arabes. Il fut notamment reproché à Sadate de ne pas avoir obtenu de concessions israéliennes sur la reconnaissance des droits des Palestiniens à l’autodétermination. La haine fut entretenue jusqu’à entraîner l’assassinat de Sadate en 1981. L’Égypte fut également exclue de la Ligue arabe de 1979-1989. L’unité arabe contre Israël fut brisée à la suite de ces accords. Par la suite, Saddam Hussein tenta de remplir le vide laissé par la perte du leadership égyptien.

 Menahem Begin : (1913-1992) Leader de la droite israélienne, il est de 1977-1983 premier ministre d’Israël.

Begin négocie les accords de paix de Camp David avec le président égyptien el-Sadate. Il est alors convenu du retrait de Tsahal de la péninsule du Sinaï, restituée à l’Egypte. Ces accords valurent aux deux négociateurs le prix Nobel de la Paix en 1978. Pourtant, refusant de rendre le Golan, la Cisjordanie et Gaza, la colonisation des territoires occupés devient une priorité absolue sous son mandat. Par conséquent, sa politique pacifiste semble a priori avoir des limites.

 Anouar el-Sadate : (1918-1981). Homme politique égyptien. En 1977, Sadate devient le premier dirigeant arabe à effectuer une visite officielle en Israël et à reconnaître Israël.

Il y rencontre le premier ministre Begin, et prend la parole devant la Knesset à Jérusalem. Il effectue cette visite après avoir été invité par Begin et recherche un accord de paix permanent. Beaucoup d’autorités du monde arabe réagissent très défavorablement à cette visite, du fait qu’Israël est alors considéré comme un état« voyou » et un symbole de l’impérialisme. Le 17 septembre 1978, les accords de Camp David sont signés, pour lesquels Sadate et Begin reçoivent le prix Nobel de la paix. Néanmoins, cet accord est extrêmement impopulaire dans le monde arabe et musulman car le projet d’autonomie prévu pour les palestiniens restent sans suite. L’Égypte est alors la plus puissante des nations arabes et une icône du nationalisme arabe. De nombreux espoirs reposaient dans la capacité de l’Égypte à obtenir des concessions d’Israël pour les réfugiés, principalement palestiniens, dans le monde arabe.

En signant les accords, Sadate fait défection (= abandonne) aux autres nations arabes qui doivent désormais négocier seules.

 Guerre du Liban : Le Liban n’a pas participé à la guerre des Six Jours en 1967 et à la guerre du Kippour en 1973 et la frontière israélo-libanaise est relativement calme et stable. Suite au conflit Septembre noir, l’OLP quitta la Jordanie et alla s’installer au Liban, Etat trop faible pour contrôler son action. Par conséquent, Israël intervient militairement au Liban du Sud pendant la guerre du Liban en 1982 afin de faire cesser les attaques palestiniennes de l’OLP lancées depuis le pays, déclenchant une riposte de la Syrie, de l’Iran et du Hezbollah. Le Sud-Liban est occupé par Israël jusqu’en juin 2000 mais les fermes de Chebaa restent annexées et occupées par Israël.

 Opération Paix en Galilée : Pendant la guerre du Liban, il s’agit d’une opération militaire israélienne pour éliminer la résistance palestinienne du Liban. Au terme de l’Opération Paix en Galilée, l’OLP quitte le Liban. Les fédayins partent vers le Yémen, l’Irak, etc.

Les tensions entre les deux pays ne sont pas pour autant terminées car le Hezbollah mène des opérations contre Israël et ce dernier réplique (Conflit de 2006, frappes de 2013). Conflit entre Israël et des positions du FPLP-CG au Liban, faction dissidente du FPLP en 2013. Des tensions éclatent par ailleurs en 2010 au sujet de l’exploitation de gaz naturel nouvellement découvert en mer Méditerranée. En outre,  en 2010, un incident de frontière opposa aussi les armées libanaise et israélienne sur la ligne bleue. La ligne bleue est une ligne tracée en 2000 par l’ONU, après le retrait israélien du Liban en 2000 mettant fin à l’occupation commencée en juin 1982, pour identifier sur le terrain une ligne permettant de confirmer le retrait israélien du Sud-Liban tout en prenant des zones du Golan annexées par les Israéliens.

 La Loi de Jérusalem : Une des Lois fondamentales d’Israël. Adoptée en 1980 par la Knesset (= parlement de l’état d’Israël), elle proclame Jérusalem « une et indivisible » comme la capitale de l’État d’Israël.

Sous occupation jordanienne de 1948 à 1967, la conquête de Jérusalem-Est à l’issue de la Guerre des Six Jours a permis aux Israéliens de considérer que la ville était de facto réunifiée.

La résolution 476 et la résolution 478 du Conseil de sécurité des Nations unies demandent l’annulation juridique de cette loi israélienne.

 Plateau du Golan : Territoire d’Asie situé dans le sud-ouest de la Syrie mais occupée par Israël à la suite de la guerre des Six Jours de 1967 et annexée par l’État israélien le 14 décembre 1981. L’annexion de cette région été condamnée par le Conseil de sécurité des Nations unies et n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.

 Ariel Sharon : (1928-2014). Général et homme d’Etat israélien.

Il s’est illustré militairement au cours des guerres israélo-arabes de 1948-1949de Suezdes Six Jours et du Kippour. Après sa retraite militaire, Ariel Sharon débute une carrière politique en cofondant, en 1971, le Likoud, parti sioniste de droite. Il occupe ensuite plusieurs postes ministériels, de 1977 à 1992 et de de 1996 à 1999.

On considère qu’il est, en tant que ministre de la Défense durant l’intervention militaire israélienne au Liban de 1982, un acteur indirect des massacres de civils palestiniens par des chrétiens libanais dans les camps de Sabra et Chatila puisqu’un de ses objectifs était d’installer un pouvoir phalangiste au Liban. Des années 1970 aux années 1990, Ariel Sharon autorise l’implantation de colonies israéliennes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Chef du Likoud à partir de 1999, il devient Premier ministre le 7 mars 2001, après le déclenchement de la seconde Intifada.

Reconduit à la suite des élections législatives de 2003, il met en œuvre, en 2004-2005, après la mort de nombreux civils, le retrait israélien unilatéral de la bande de Gaza.

Il quitte alors le Likoud, qui s’était divisé sur cette mesure, et crée un parti centriste, Kadima, en vue des élections anticipées de 2006. En janvier 2006, alors qu’il est pressenti pour obtenir un troisième mandat, il est victime d’une grave attaque cérébrale. Plongé dans un coma artificiel, il est démis de ses fonctions de Premier ministre le 14 avril 2006. Transféré au centre médical pour hospitalisations de longues durées Chaim Sheba, Ariel Sharon y décède le11 janvier 2014, après huit ans passés dans le coma.

 Massacre de Sabra et Chatila : Le massacre de Sabra et Chatila, deux camps de réfugiés palestiniens de Beyrouth-Ouest, a été perpétré du 16 au 18 septembre 1982 lors de la Guerre du Liban par des phalangistes libanais (voir concept suivant).

Les deux camps étaient encerclés par l’armée israélienne, qui y envoya les phalangistes afin d’en extraire des combattants palestiniens présumés présents. Il fit selon les rapports entre 700 et 2 000 morts parmi des civils palestiniens. À la suite de l’émotion provoquée aussi bien au niveau international qu’israélien, une commission d’enquête, la Commission Kahane, fut chargée par le gouvernement israélien d’enquêter sur le massacre. Elle conclut à la responsabilité directe des Phalangistes et à la responsabilité indirecte de plusieurs dirigeants israéliens lors de la conduite de cette opération.

En 1982, une Commission indépendante menée par Sean McBride considère Israël comme « directement responsable du massacre du fait de sa position d’occupant ». Ce massacre provoque des manifestations en Israël d’1/10 de la population contre Sharon et Begin. Ces manifestations sont un des signes de la fin d’un consensus dans l’opinion israélienne. Begin démissionnera. Pourtant, son successeur Yitzhak Shamir maintiendra la guerre au Liban pendant 3 ans.

Phalangistes libanais : Les Phalanges libanaises (Al Kataëb Al Lubnaniyya, souvent désignées par l’abréviation Kataëb) sont un parti politique essentiellement chrétien fondé en 1936. Le Parti Kataëb est fortement nationaliste, bien que l’essentiel de ses membres chrétiens aient collaboré avec Israël à plusieurs reprises par le passé jusqu’à nos jours. 

Matti Peled  (1923-1995) Il est un activiste pacifiste et un partisan du dialogue israélien avec l’OLP et du retrait complet des territoires occupés.

En 1975, il fut, notamment avec Uri Avnery, un des fondateurs de l’ICIPP (The Israeli Council for Israeli-Palestinian Peace). En tant que coordinateur en chef, Peled eut un rôle central dans les rencontres clandestines (interdites par Shamir) avec les dirigeants de l’OLP à partir de 1976. Ce dialogue constitue une étape importante du côté de l’OLP : jusque-là, la politique officielle de l’OLP était de communiquer uniquement avec les israéliens antisionistes c’est à dire seulement une poignée parmi la population juive israélienne.

 Uri Avneri : (1923-) Il est un écrivain israélien et est le fondateur en 1993 du Bloc de la paix (Gush Shalom en hébreu), organisation pacifiste israélienne. Elle milite pour la reconnaissance et l’autonomie d’Israël et de la Palestine. Il est célèbre pour avoir rencontré Yasser Arafat durant le siège de Beyrouth le 3 juillet 1982 : c’est la 1ère fois qu’un leader palestinien rencontrait un israélien. Il est l’auteur de plusieurs livres sur le conflit israélo-palestinien, notamment « My Friend, the Enemy (1986).

Rencontre de 1983 entre Arafat, et personnalités israéliennes

En janvier 1983, Yaakov Arnon fit un déplacement à Tunis en compagnie de Uri Avnery et de Matti Peled pour rencontrer Yasser Arafat et la haute direction de l’OLP. Uri Avnery expliqua plus tard que des personnalités publiques comme Yaakov Arnon, Matti Peled et Lova Eliav avaient donné du poids et du prestige à cette initiative parce qu’ils représentaient la classe politique d’Israel. Issam Sartawi accompagna le groupe lors de cette visite. À l’aéroport de Paris, sur le chemin du retour à l’issue de cette réunion, Arnon posa la question suivante: « Avons-nous contribué à l’histoire ou n’avons-nous été que des clowns ? Cette question indiquait par elle-même qu’il était en proie au doute. En l’évoquant trente-sept ans plus tard, Avnery a expliqué l’importance de la visite. Selon lui, le véritable champ de bataille était l’opinion publique en Israël. Ce qui avait été obtenu grâce à la réussite de son groupe, c’était la transformation du consensus régnant en Israël. Ce succès en Israël aura été d’une telle portée que même le premier ministre Netanyahu a parlé d’état palestinien. En outre a-t-il dit, l’opinion publique mondiale en est venue à accepter cette perspective. Avnery a souligné qu’il ne pouvait pas y avoir de paix sans un état palestinien, et que l’alternative ne pouvait être que l’apartheid et la guerre permanente. Il est clair qu’Avnery exprimait là son objectif stratégique à long terme : modifier le consensus israélien.

 Yitzhak Shamir : (1915-2012). Homme politique israélien.  Premier ministre d’Israël de 1983 à 1984 et de 1986 à 1992. Pour maintenir la cohésion dans l’opinion publique israélienne, il fait voter des lois interdisant aux israéliens de rencontrer des membres de l’OLP. Ces mesures vont clairement contribuer à bloquer le dialogue entre les camps palestinien et israélien.

 Said Hammami : (1941-1978). Il fut un politicien palestinien, un diplomate et journaliste. Il sera assassiné en 1978 à Londres où il était le représentait de l’OLP en Grande-Bretagne.

Il fut nommé à ce poste par Arafat. Là-bas, il commença à promouvoir la coexistence entre les palestiniens et les israéliens en appelant à une solution à deux Etats en Palestine. A Londres, il créa aussi des liens avec des activistes pacifistes israéliens, dont le plus notable est Uri Avnery. Ce dernier écrira un livre sur son assassinat intitulé « My Friend the Enemy ».

Issam Sartawi : (1935-1983). Il fut membre de l’OLP en 1967, puis il rejoignit le Fatah. Il devint rapidement le conseiller de Yasser Arafat en Europe et en Amérique du Nord.

Dans la 2e moitié des années 70, il participa avec d’autres modérés de l’OLP aux rencontres organisées par l’IPPC (Israel-Palestine Peace Council).

Il fut en désaccord avec le rejet d’Arafat du plan de paix de Ronald Reagan (président des Etats-Unis) en septembre 1982. Ce plan accordait une autonomie aux palestiniens de Cisjordanie et de Gaza pendant 5 ans, l’amorce du retrait israélien, et éventuellement un Etat  Jordano-palestinien. Sartawi pensait que sous Arafat, le Conseil National Palestinien avait refusé d’être réaliste et qu’il aurait dû accepter les points positifs de la proposition de Reagan.

En 1983, l’OLP fut invitée à envoyer un observateur au Congrès de l’Internationale socialiste à Sidney. Sartawi fut sélectionné par l’OLP en tant que son représentant à cette rencontre au Portugal.  Parce que l’Internationale socialiste comptait parmi ses membres le parti travailliste israélien et l’OLP, on a espéré que cette reunion pourrait promouvoir le processus de paix au Moyen-Orient. Cependant, Sartawi fut assassiné au même moment dans son hôtel. L’assassinat a été revendiqué par l’Organisation Abu Nidal.

Ezzedine Kalak : Représentant de l’OLP en France de 1974 jusqu’à son assassinat en 1978 à Paris.

Naïm Khader : (1939-1981) Intellectuel palestinien chrétien, premier représentant de l’OLP auprès des autorités belges et européennes.

Il arrive en Belgique en 1966 pour y obtenir un doctorat en droit, puis en droit international à l’UCL. En 1968, suite à l’occupation de la Palestine par Israël, il adhère au Fatah et devient bientôt représentant officieux de l’OLP lorsque cette fonction est officiellement reconnue par la Belgique en 1976. Il participe à de nombreuses missions diplomatiques au sein du Dialogue Euro-Arabe, auprès des Nations unies, des pays non-alignés, et surtout de la Commission et du Parlement européen où il lie de nombreux contacts.

Partisan de la création d’un État palestinien laïc et démocratique cohabitant pacifiquement avec Israël, il milite pour la paix et le dialogue.

Il noue des relations d’amitié avec des membres de la communauté juive de Belgique. Il est l’un des artisans de la reconnaissance de la cause palestinienne en Europe. En 1976, il participe à la création de l’Association Belgo-Palestinienne. Le 1er juin 1981, il est assassiné.

Abou Nidal : (1937-2002) Sabri al-Banna de son vrai nom, est un combattant palestinien. Il a rejoint le parti Baath en Jordanie alors qu’il n’avait que 18 ans, avant de fonder le Fatah-Conseil Révolutionnaire (FRC), connu également sous le nom d’Organisation Abou Nidal, en 1974, après avoir rompu tout lien avec l’OLP dès 1973. Ancien membre de l’OLP, il est l’auteur de l’assassinat de plusieurs membres de l’OLP (Said Hammami, Naïm Khader, Ezzedine Kalak, Issam Sartawi), accusés de trahir la cause arabe en tentant de parvenir à une solution négociée avec Israël.

Accords d’Oslo : Les Accords d’Oslo sont le résultat d’un ensemble de discussions menées en secret, en parallèle de celles publiques consécutives à la Conférence de Madrid de 1991, entre des négociateurs israéliens et palestiniens à Oslo en Norvège, pour poser les premiers jalons d’une résolution du conflit israélo-palestinien.

La Déclaration de principes, signée à Washington le 13 septembre 1993 en présence de Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, de Yasser Arafat, Président du comité exécutif de l’OLP et de Bill Clinton, Président des États-Unis, instaure un mode de négociations pour régler le problème et pose une base pour une autonomie palestinienne temporaire de 5 ans pour progresser vers la paix.

 Abou Jihad : (1936-1988) est un dirigeant arabe palestinien, l’un des fondateurs du Fatah, membre de son comité central, numéro deux de l’OLP et chef de son aile militaire. Il fut chargé depuis Tunis du contact avec les territoires occupés. Considéré comme le commandant en chef de l’Intifada, il sera assassiné par un commando israélien.

Discours d’Arafat en 1988 à l’Assemblée des Nations Unies : A travers ce discours, l’OLP renonce au terrorisme, reconnaît le droit à l’existence de deux Etats. Cependant, il ne sera pas entendu par Yitzhak Shamir.

 Propagande de droite : En politique, le terme de droite désigne généralement l’ensemble des courants politiques ayant une doctrine, une tradition ou une idéologie plutôt conservatrice, économiquement libérale ou non. La droite manifeste un certain attachement à l’ordre, considéré comme juste ou comme un moindre mal, et réprouve les changements brusques sur les questions de société et les questions éthiques.

Le Likoud (littéralement la consolidation) auquel était rattaché Shamir est un parti politique sioniste israélien de tendance nationaliste, avec des éléments à la fois de la droite conservatrice et de la droite libérale. Ariel Sharon, 11e premier ministre d’Israël, est un des cofondateurs du Likoud. Benyamin Netanyahou, actuel premier ministre d’Israël, est aussi rattaché à ce parti.

Shulamit Aloni : (1928-2014) femme politique israélienne et militante de gauche. Elle est un membre éminent du camp de la paix. Elle a fondé le parti Ratz et fut leader du Meretz. Le Ratz, officiellement Mouvement pour les Droits civiques et la Paix, était un parti politique israélien de gauche de 1973 à sa fusion au sein du Meretz en 1997. Elle fut également ministre de l’Éducation de 1992 à 1993. Elle est une figure de l’évolution des consciences en Israël.

Conférence de Madrid dite Conférence de la paix (1991) : Sous la présidence de George Bush (1989-1993), les relations avec Israël se refroidissent, les Etats-Unis défendant sur le plan économique leurs intérêts pétroliers détenus dans la région du Golfe, et sur le plan du droit international, s’étant faits les défenseurs du Koweït lors de la guerre du Golfe, ils entendent appliquer ce même droit aux Territoires palestiniens. Conduites par le secrétaire d’Etat américain James Baker, des négociations sont entreprises avec Israël, la Syrie, les Palestiniens (Palestiniens de l’intérieur, c’est-à-dire des Territoires occupés, non membres de l’OLP), la Jordanie et le Liban. Les Etats-Unis entendent ainsi normaliser les relations entre Israël et les Etats arabes.

Concernant les Palestiniens, James Baker souhaite négocier avec une représentation palestinienne autre que l’OLP, cette dernière ayant apporté son soutien à l’Irak pendant la guerre du Golfe. Une délégation palestinienne venant des Territoires occupés est alors constituée. Ce fut la première tentative de la communauté internationale pour engager un processus de paix au Proche-Orient, par le biais de négociations impliquant Israël et les pays arabes dont la Syrie, le Liban, la Jordanie et les Palestiniens. Le succès de la conférence fut de favoriser des discussions de paix qui conduisirent aux Accords d’Oslo de 1993 et au traité de paix israélo-jordanien de 1994. Des discussions de paix se déroulèrent entre les Israéliens et leurs trois pays voisins arabes, tandis que l’idée prit forme d’une solution en deux étapes pour régler le conflit israélo-palestinien: une première étape de gouvernance intérimaire palestinienne puis une seconde pour régler les statuts définitifs des points bloquants. La première étape aboutit aux Accords d’Oslo qui établirent l’Autorité palestinienne en 1993.

Siège aux Nations-Unies : En novembre 2012, la Palestine a obtenu le statut d’Etat observateur non membre au sein des Nations-Unies. Le Vatican et la Palestine sont les deux seuls États reconnus par les Nations unies qui n’en sont pas membres mais auxquels a été accordé un statut d’observateur, respectivement depuis 1964 et 2012. Israël quant à lui est membre de l’ONU depuis 1949. Pour que la Palestine devienne membre de l’ONU, il faudrait une reprise des négociations, dans la perspective d’aboutir à un Etat de Palestine coexistant aux côtés d’Israël sur la base des frontières d’avant 1967. La candidature de la Palestine comme Etat membre à part entière, a été déposée en septembre 2011 par Mahmoud Abbas mais a été torpillée par une menace de veto américain, allié d’Israël. Le statut d’Etat observateur est déjà une avancée car depuis 1949 (fin de la 1ère guerre israélo-arabe), la Palestine était perçue comme une nation mais pas comme un Etat, ce qui ne lui permettait pas d’être représentée à l’ONU.  

Haider Abdel-Shafi : (1919-2007)  médecin et homme politique palestinien. Il a notamment dirigé la délégation palestinienne aux pourparlers de paix avec Israël à Madrid en 1991 : pour la première fois, un palestinien négocie l’avenir de son peuple et il a été officiellement mandaté par Yasser Arafat. Cette conférence, c’est une ouverture à la paix. Il était proche de la gauche palestinienne, la mouvance communiste en particulier. Il devient critique à l’égard de l´Autorité palestinienne présidée par Yasser Arafat ainsi qu’à l’égard des accords d’Oslo qui font, selon lui, trop de concessions à Israël. Il est élu membre du Conseil national palestinien en 1996, avant de démissionner pour protester contre l’absence de toute lutte contre la corruption au sein de l’Autorité palestinienne et la marginalisation du rôle du CLP (Conseil législatif palestinien) et son inefficacité à contrôler l’autorité législative. Il fonde par la suite l’Initiative nationale palestinienne, dirigée par Moustafa Barghouti, qui a présenté des candidats aux législatives en 2006.

 Guerre d’Algérie et du Viêt Nam : Ces deux conflits sont un modèle de lutte contre la colonisation pour les palestiniens. De 1954 à 1962, c’est la Guerre de d’indépendance algérienne contre les colons français. La guerre du Vietnam, de 1955 à 1975, oppose la République démocratique du Viêt Nam au nord, soutenue par l’URSS et le Front de libération du Sud Viêt Nam soutenu par les américains.

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