Conflits

Rubrique gérée par Kyunae

Génocide rwandais

 

 

En trois mois, d’avril à Juillet 1994, un million de personnes furent méthodiquement exterminées au Rwanda. Leur unique crime était d’être né Tutsi. Nous avions quinze ans lorsque nous avons vu ces images à la télévision un jour d’Avril 1994. Ces images de barbaries semblaient incompréhensibles. Des Africains se battaient à coup de machettes et on nous parlait de haines ancestrales, de massacre inter ethnique, de guerre tribale. Nous avions quinze ans et nous ne comprenions pas que cette histoire était aussi la nôtre. Pourtant c’était un génocide, et il avait lieu sous nos yeux.

Quelques années plus tard, nous avons entendu les premières accusations portées contre l’Etat français. La France semblait avoir joué un rôle dans cette histoire. Certains parlaient même de complicité. Nous avons voulu en savoir plus.
Ce film raconte le dernier génocide du vingtième siècle. Au Rwanda, il ne s’agissait ni de barbarie ancestrale ni d’une soudaine explosion de violence, mais d’une histoire politique et moderne. Ces hommes qui massacrent leurs voisins sont avant tout des êtres humains. Nous avons voulu comprendre ce qui était arrivé à l’humanité dans les collines du Rwanda.

La haine raciale qui guidait les auteurs du génocide ne date pas de la nuit des temps mais trouve son origine à la fin du dix-neuvième siècle. Alors que le racisme moderne et ses théories pseudo-scientifiques naissent en Europe, des explorateurs allemands pénètrent au Rwanda, le dernier territoire inexploré d’Afrique. Ils y découvrent une société centralisée divisée en deux groupes : les Hutu et les Tutsi. Les tutsi sont minoritaires et constituent une aristocratie qui domine la majorité Hutu. Mais la frontière entre les deux groupes n’est pas absolue. En montant dans la hiérarchie sociale, un Hutu peut devenir un Tutsi. Habités par leurs théories raciales, les Allemands et les Belges vont transformer ces deux groupes en deux races distinctes. Ils façonneront ainsi chez les Rwandais eux-mêmes, une conception raciale jusque-là inexistante.

Les colons Belges se sont longtemps appuyé sur l’aristocratie Tutsi pour contrôler le pays. Mais lorsque dans les années 1950, l’élite Tutsi est gagnée par les idées indépendantistes, les Belges favorisent l’émergence d’un mouvement Hutu. Ce mouvement aboutit en 1959 à la révolution sociale Hutu. Concrètement, des leader Hutus renversent la monarchie Tutsi et s’emparent du pouvoir.

Cette idéologie raciste sert de fondement à l’Etat Rwandais post colonial. Dès l’indépendance les Tutsis sont victimes d’un véritable apartheid. Fuyant les massacres et les persécutions, les Tutsi se réfugient par centaines de milliers dans les pays voisins. Ils n’abandonneront jamais l’idée de revenir sur leur terre. Après plusieurs tentatives de retour, ils créent dans les années 1980 une organisation politico-militaire. Les exilés Tutsi ont désormais leur armée, le front patriotique Rwandais : le FPR.

Le 1 er Octobre 1990, le FPR lance ses troupes à l’assaut du Rwanda et de son régime Hutu. L’offensive du FPR connait un succès immédiat mais éphémère. Le président Hutu du Rwanda, parvient à sauver la situation en obtenant l’intervention de troupes françaises belges. Cette intervention européenne permet aux soldats du régime Hutu de repousser les offensives du FPR.

Mais la guerre ne fait que commencer et elle durera quatre ans….

Conflit israélo-palestinien:

Israël/Palestine 60 ans de violence

 

En 1948 la création de l’ Etat d’Israël provoque le départ de 700 000 arabes. Fuyant les combats ou chassés par les armées sionistes ces familles sont persuadées qu’elles ne partent que pour un temps. Pourtant ces cohortes de réfugiés vont bientôt se transformer en un peuple en exil qui cherche par tous les moyens à rentrer dans un pays qu’il appelle Palestine et que d’autres appellent Israël.

De la guerre des Six jours à la guerre du Kippour qui fait vaciller Israël, du spectaculaire détournement d’avions sur l’aérodrome de Zarka à la dramatique prise d’otage aux Jeux Olympiquesde Munich, du massacre de Septembre noir à l’exode libanais, de la guerre des pierres de l’Intifada aux attentats-suicides de kamikazes, des accords de paix d’Oslo à l’assassinat d’ Itzhak Rabin, cette bataille pour une même terre revendiquée par deux peuples se poursuit sans relâche depuis 60 ans.

C’est à travers cinq destins (trois palestiniens, deux israéliens) radicalement différents que le documentaire évoque cette tragédie sans fin.

Palestine : Histoire d’une terre (1880-1950)

De la fin du XIXe siècle jusqu’à nos jours, l’histoire d’une terre, la Palestine, une terre s’est établie, en 1948, l’État d’Israël, une terre revendiquée par Israéliens et Palestiniens, une terre devenue un enjeu pour la paix du monde. Un récit historique unique, a partir d’archives rares, pour comprendre si une négociation, un partage sont possibles aujourd’hui.

Réalisation : Simone Bitton
Production : POINT DU JOUR INTERN
Année : 1992
Sporadique dans les premiers temps, l’immigration juive en Palestine s’organisa dés 1897. A cette époque, une large majorité de musulmans cohabitait avec un faible pourcentage de chrétiens et de juifs. Le sionisme d’abord, des persécutions ensuite conduisirent un nombre croissant de juifs a s’installer en Palestine, au sein d’un foyer national, crée par les Britanniques après la Première Guerre mondiale, puis dans le cadre de l’État hébreu, institué par l’ONU en 1947. Les nations arabes n’acceptèrent pas la décision de l’ONU et refusèrent la coexistence pacifique. Des guerres sporadiques, brèves et violentes, permirent a Israël de résister a ceux qui voulaient sa destruction sans jamais régler le problème des Palestiniens, parqués ici, massacrés ailleurs.

En Juin 1967, la guerre des Six jours fait tomber la bande de Gaza, le Sina, la Cisjordanie et le Golan dans l’escarcelle d’Israël. Une nouvelle fois, les Palestiniens s’enfuient. Yasser Arafat s’installe a la tête de l’OLP en 1969. Il refuse l’existence d’Israël et le partage de la Palestine. En octobre 1973, le jour de la fête juive du Yom Kippour, l’Égypte et la Syrie croient surprendre l’ennemi et lancent une attaque qui tourne a la correction. Bouffés de violence, velléités de dialogue, la route sera encore longue jusqu’à une certaine poignée de main dans les jardins de la Maison Blanche, en septembre 1993.

La syrie:

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