livres pour sciences humaines

Au plus noir de la nuit d’André Brink

Depuis « Pleure, ô pays bien aimé », d’Alan Paton, ce roman est sans doute le plus révolutionnaire que nous ait donné la littérature sud-africaine. Le narrateur et héros principal, Malan, est un acteur noir. Il a eu le tort d’aimer une Blanche et d’être aimé d’elle. Il a été arrêté, torturé, condamné à mort. C’est dans sa cellule qu’il écrit l’histoire de sa vie et par là même celle de son peuple. Si l’on veut savoir ce qu’est aujourd’hui l’apartheid en Afrique du sud, il faut lire ce terrible roman d’amour…

Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra

Dans l’Algérie coloniale, le jeune Younes est confié à son oncle, pharmacien, afin d’échapper à la misère que connaît sa famille. Il grandit au milieu de jeunes Blancs, oubliant presque ses origines arabes. Ses amis européens et lui forment une bande d’inséparables. Mais, un jour, une Française beaucoup plus âgée que lui posera un geste aux conséquences imprévisibles…

Elise ou la vraie vie de Claire Etcherelli

Elise, pour suivre son frère qu’elle adule, va quitter sa province pour le rejoindre à Paris, dans les années 50-60. La jeune fille va se retrouver non pas une ville qui ferait rêver, mais va découvrir l’envers du décors en travaillant dans une usine. le travail est pénible, plus encore pour une femme, mal payé, et va la plonger au cœur du conflit qui déchire alors la France: la guerre d’Algérie. Les Algériens sont des parias à l’usine, considérés comme des moins que rien, des terroristes potentiels. Malgré cela, le contact va s’établir entre elle et Arezki.

Les sirènes de Bagdad de Yasmina Khadra

Kafr Faram. Un petit village aux confins du désert irakien. On y débat devant la télévision, on s’y ennuie, on attend, loin de la guerre que viennent de déclencher les Occidentaux. Mais le conflit va finir par rattraper cette région où la foi, la tradition et l’honneur ne sont pas des mots vides de sens. Quand une nouvelle humiliation vient profaner ce qu’un Bédouin a de plus sacré, alors s’ouvre le temps de la colère et de la riposte. Seul le sang pourra laver ce qui a été souillé…

L’attentat de Yasmina Khadra

Dans un restaurant de Tel-Aviv, une femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. À l’hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d’origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l’attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d’urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds : il s’agit de sa propre femme. Comment admettre l’impossible, comprendre l’inimaginable, découvrir qu’on a partagé, des années durant, la vie et l’intimité d’une personne dont on ignorait l’essentiel? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien.

Le liseur de Bernard Schlink

A l’âge de quinze ans, Michaël – le narrateur – découvre l’amour dans les bras d’Hanna, une voisine de vingt ans son aînée; pendant six mois, il la rejoint tous les jours et partage avec elle plaisirs de la chair et moments de lecture. Mais sa maîtresse, personnage secret, disparaît un jour mystérieusement. Sept ans plus tard, Michaël la retrouve par hasard, alors qu’il assiste à un procès pour crime de guerre, où elle figure au banc des accusés; il découvre à cette occasion un fait qui pourrait atténuer sa condamnation, mais choisit de n’en rien dire, par respect pour celle qui a marqué si profondément sa vie. Il renouera leur relation au cours des dix-huit années d’incarcération de celle qu’il comprend enfin un peu mieux.

Seul dans Berlin de Hans Fallada

Il est des ouvrages qui ont la capacité de vous immerger totalement dans un univers, de vous proposer un éclairage pertinent et juste. « Seul dans Berlin » en fait partie. Une vertigineuse plongée au cœur de l’Allemagne nazie à son apogée, ou la vie quotidienne est marquée par une allégeance, forcée ou non, au régime totalitaire en place.

La mort est mon métier de Robert Merle

Sous forme d’une autobiographie imaginaire, Robert Merle nous raconte la vie du commandant d’un camp de concentration nazi, depuis sa naissance jusqu’à son exécution comme criminel de guerre.
Avec une précision clinique, il démontre comment un homme tout à fait ordinaire peut basculer dans l’abjection la plus totale, poussé par les circonstances. Il n’a aucune compassion pour son personnage, mais plutôt un curieux sentiment de détachement qui domine l’oeuvre.

Les identité meurtrières de Amin Maalouf

Cet essai aborde le thème complexe de l’identité, et pose directement les bonnes questions : plutôt que débattre sans fin pour savoir qui a raison, le plus intelligent est de se demander comment faire cohabiter au mieux des individus qui auront forcément des opinions différentes sur un tas de sujets.

Samarcande de Amin Maalouf

Samarcande, c’est la Perse d’Omar Khayyam, poète du vin, libre-penseur, astronome de génie, mais aussi celle de Hassan Sabbah, fondateur de l’ordre des Assassins, la secte la plus redoutable de l’Histoire. Samarcande, c’est l’Orient du XIXe siècle et du début du XXe, le voyage dans un univers où les rêves de liberté ont toujours su défier les fanatismes. Samarcande, c’est l’aventure d’un manuscrit qui, né au XIe siècle, égaré lors des invasions mongoles, est retrouvé des siècles plus tard.

Le dérèglement du monde de Amin Maalouf

Dans ce texte récent, l’auteur exprime ses craintes : Arabes et Occident ne sont guère sur le point de se rapprocher ; il cherche les raisons de ce désamour grandissant et propose quelques pistes de réflexions. On peut ne pas être toujours d’accord sur ses propositions, mais on appréciera beaucoup l’analyse détaillée à laquelle il se livre, sur le plan historique tout d’abord, sur la psychologie des uns et des autres ensuite. Nous avons tendance à ignorer une histoire compliquée, d’autant que celle-ci n’est guère enseignée dans les écoles de la République : impact des Croisades, des invasions perses et turques, défaites successives des Arabes depuis plusieurs siècles, éveil du terrorisme, toute-puissance apparente de l’Occident.

Léon l’Africain de Amin Maalouf

Cette autobiographie imaginaire part d’une histoire vraie. En 1518, un ambassadeur maghrébin, recevant d’un pèlerinage à la Mecque, est capturé par des pirates siciliens, qui l’offrent en cadeau à Léon X, le grand pape de la Renaissance. Ce voyageur s’appelait Hassan al-Wazzan. Il devient le géographe Jean-Léon de Médicis, dit Léon l’Africain. Sa vie, faite de passions, de dangers et d’honneurs, et que ponctuent les grands événements de son temps, est fascinante : il se trouvait à Grenade pendant la Reconquista, d’où, avec sa famille, il a dû fuir l’Inquistion, en Égypte lors de sa prise par les Ottomans, en Afrique noire à l’apogée de l’empire de l’Askia Mohamed Touré, enfin à Rome aux plus belles heures de la Renaissance, ainsi qu’au moment du sac de la ville par les soldats de Charles Quint. Homme d’Orient et d’Occident, homme d’Afrique et d’Europe, on pouvait difficilement trouver dans l’histoire personnage dont la vie corresponde davantage à l’époque étonnante que fut le XVIe siècle.

 

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