Archives de la catégorie ‘Formation Sociale’

 

Une femme enceinte d’un enfant atteint de trisomie a écrit, en février, à l’association Coordown qui milite pour l’intégration des trisomiques dans la société. « J’attends un bébé. J’ai découvert qu’il était trisomique. Je suis effrayée :  quelle vie aura mon enfant ?« , s’interroge-t-elle. L’organisation lui a répondu avec une vidéo postée sur YouTube, jeudi 13 mars.

Français, Espagnols, Anglais, et d’ailleurs, quinze trisomiques du monde entier interviennent pour la rassurer. « Chère future maman, n’aie pas peur. Ton enfant sera capable de faire plein de choses. Il pourra te faire des câlins, il pourra courir à tes côtés, il pourra parler et te dire qu’il t’aime. Il pourra aller à l’école comme tout le monde. Il sera capable d’apprendre et d’écrire. Il pourra t’écrire si un jour il est loin. Parce qu’en effet, il sera aussi capable de voyager, racontent-ils. Il pourra travailler et gagner son argent. Avec son salaire, il pourra t’inviter à dîner. Ou louer un appartement et vivre seul. »

« Les personnes atteintes de trisomie peuvent vivre une vie heureuse », conclut l’association.

Pour télécharger l’interview, cliquez sur le lien suivant:

L’émission « Tout Autre Chose » sur la vieillesse

Aaron Fotheringham, alias Wheelz, présente « Wheelchair Freestyle », une vidéo réalisée par Devin Graham, alias Devin Supertramp, dans laquelle Aaron fait des tricks et figures avec son fauteuil roulant. Dans le passé, il avait déjà réussi à sauter la MegaRamp en fauteuil roulant ou encore rentrer un magnifique backflip en chaise roulante.

Garrett Holeve alias G-Money est un combattant MMA de 23 ans atteint de trisomie 21, aussi appelée syndrome de Down. Cela ne l’empêche pas d’être très bon dans ce sport, comme nous l’explique ce reportage de Tom Rinaldi, lui étant consacré. Garrett Holeve utilise les arts martiaux mixtes et se prépare dans ce documentaire pour un combat à Sunny Isles en Floride, le 23 février dernier.

L’amitié au-delà du handicap

Publié: 20 septembre 2013 par annevano dans Formation Sociale
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Un homme debout

Publié: 20 septembre 2013 par annevano dans A contre-courant, Formation Sociale
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je ne reviendrai pas saluer, par respect pour mes victimes et tous ceux qui ont souffert dans ce parcours. » Ces derniers mots, avant que Jean-Marc Mahy ne quitte la scène, résume le ton de ce seul-en-scène digne d’un bout à l’autre, porté par une rage intérieure, jamais plaintive, ce qui aurait été indécent. Car Jean-Marc Mahy a donné la mort deux fois, « sans intention de la donner » précisera sa condamnation, mais tout de même, sa jeunesse a été éclaboussée par le pire.

C’est cela que raconte l’ancien détenu. Enfermé à 17 ans, il passera 19 ans de sa vie en prison, dont trois ans en cellule d’isolement. Depuis sa sortie, il y a six ans, il témoigne auprès de jeunes délinquants dans les IPPJ, une mission qui n’a pas fait pas de lui un comédien mais un orateur passionné, magnétique. Ne cherchant pas à jouer, il revit pour nous son histoire, déterre des souvenirs, replonge dans les moments de détresse les plus profonds pour dénoncer cette prison, ce « tombeau », loin du glamour des Prison Break et autres mystifications de l’univers carcéral. Chaque représentation est d’ailleurs suivie d’une rencontre publique, destinée avant tout à ces jeunes qu’une vie de caïds pourrait faire rêver.

Attention, « Un homme debout » reste un acte théâtral et non documentaire, dont le premier effet frappant réside dans le décor, plateau d’un noir oppressant encadré de portraits de jeunes, retouchés par les tatouages de l’artiste Jean-Luc Moerman, peintures mi-tribales mi-urbaines leur conférant une allure guerrière. Jean-Marc Mahy y pénètre, dessinant au sol les contours d’une cellule dans laquelle il va s’enfermer, une heure et demie durant, pour conter les humiliations, la folie qui guette, les tentatives de suicide, les petits riens auxquels s’accrocher. Concentré sur ses trois ans en isolement, son récit distille aussi des indices sur son enfance, la délinquance qui vire au crime, le rejet de sa famille, la vie après la prison. Avec un feu troublant dans le regard, Jean-Marc Mahy captive les spectateurs, adolescents en premier, pour une immersion en enfer dont on ne revient pas intact.

CATHERINE MAKEREEL