Le Proche-Orient, berceau des 3 religions monothéistes

Publié: 8 octobre 2014 par soumoylea dans A contre-courant

Petite Histoire de la Palestine pour les nuls
Par Camille Pollet
Doctorant en histoire
Publié le 29/07/2014 à 12h13
Jérusalem. A quelques mètres du mur des Lamentations se dresse le dôme du Rocher. Au second plan, l’église du Saint-Sépulcre (Berthold Werner/Wikimedia Commons/CC)

Non, le conflit israélo-palestinien n’est pas une guerre de religion à proprement parler, même si sa dimension religieuse est fondamentale. Non, le sionisme ne relevait pas du complot. Non, les Etats-Unis n’ont pas été systématiquement favorables aux initiatives d’Israël. Non, aujourd’hui comme hier, les Palestiniens et les Israéliens n’approuvent pas tous les actions de leurs dirigeants. Non, l’évacuation de la bande de Gaza par les Israéliens en 2005 ne reflétait pas une volonté de dialogue avec les Palestiniens.

Malgré l’importance du médiatique de ce conflit, j’entends très fréquemment des inexactitudes sur le sujet. Je crois qu’il faut embrasser les 2500 dernières années pour bien comprendre. Ce que je vous propose ici, à grands traits.

1. JÉRUSALEM, LA VILLE TROIS FOIS SAINTE

Première religion monothéiste apparue dans l’histoire, le judaïsme s’est développé en Palestine dès l’époque antique. D’après la Bible, c’est Moïse qui guide le peuple hébreu depuis l’Egypte vers la «  Terre promise  ». David et Salomon seraient parmi les premiers rois d’Israël.

En 70 après J.-C., des juifs de Palestine se révoltent contre la domination romaine. Le général Titus réprime le soulèvement, saccage Jérusalem et détruit le second Temple. De cet édifice, il reste aujourd’hui le mur des Lamentations. Cet événement marque le début de la diaspora  : les juifs se dispersent en une multitude de communautés à travers le monde mais entretiennent des liens religieux et, souvent, familiaux malgré les distances.

Dans la tradition chrétienne, c’est aussi à Jérusalem que se trouve le Saint-Sépulcre, le tombeau du Christ.

Avec la Mecque et Médine, Jérusalem est enfin la troisième ville sainte musulmane  : le prophète Mohammed y aurait effectué son «  voyage nocturne  ». Erigés aux VIIe et VIIIe siècles, le dôme du Rocher et la mosquée Al-Aqsa matérialisent cet épisode de la tradition islamique.

Située à quelques centaines de mètres de l’église du Saint-Sépulcre, l’esplanade des mosquées surplombe le mur des Lamentations. La juxtaposition des lieux saints des trois religions est un facteur majeur des conflits anciens et actuel.

2. DU 7e au 19e SIECLE : DOMINATION MUSULMANE ET CROISADES

De sa conquête par les Arabes en 637 à la fin de la Première Guerre mondiale en 1918, la Palestine est presque exclusivement dominée par des puissances musulmanes.

Seule une parenthèse chrétienne interrompt cette continuité au XIIesiècle  : la Première croisade permet en effet aux chrétiens de prendre la «  Terre sainte  » en 1099. Ils la dominent jusqu’à leur défaite face àSaladin en 1187. Du XVIe au début du XXe siècle, Jérusalem passe sous domination ottomane.

Durant cette longue période, d’importantes communautés juives et chrétiennes vivent en Palestine sous la protection de ces différentes puissances musulmanes.

Pour la suite de l’article, voir sur le site:

http://blogs.rue89.nouvelobs.com/echos-histoire/2014/07/29/petite-histoire-de-la-palestine-pour-les-nuls-233313

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