Belgique : la déprime d’Albert II, ex-souverain dans le besoin

Publié: 7 novembre 2013 par gandibleux dans Actualités, Belgique

Après vingt ans de règne, Albert II a abdiqué dimanche 21 juillet au palais royal de Bruxelles, laissant le trône à son fils aîné, Philippe.

Le Monde.fr | 07.11.2013 à 12h49 • Mis à jour le 07.11.2013 à 12h53 | Par Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)

Albert II a lancé un appel à certains ministres belges : il ne supporte pas la réduction de son train de vie depuis que son statut de roi régnant s’est achevé et que la  » dotation «  qu’il touche de l’Etat à été ramenée à 923 000 euros par an.

Son successeur, le roi Philippe, touche 11,5 millions d’euros (9,8 millions d’euros taxes déduites) au titre de la  » liste civile « , destinée à assurer le fonctionnement de la maison royale.

Albert II doit désormais s’acquitter lui aussi de la TVA et des taxes indirectes mais également des impôts, ce qui ampute ses revenus de quelque 200 000 euros.

ROYALE DÉPRIME

Il ne doit pas, en revanche, assumer le salaire des agents de sécurité et d’une dizaine de personnes restées à son service. Et conserve ses propriétés sur la Côte d’Azur, à Paris et à Rome.

 » Le roi est déprimé et se plaint amèrement « , explique Martine Dubuisson, qui suit l’actualité royale pour le journal Le Soir. L’ex-roi se plaindrait de  » ne pas avoir été traité comme il l’espérait « , après un règne de 20 ans, marqué notamment par une grave crise politique après les élections de 2009.

Des conseillers du palais royal et certains responsables politiques tenteraient dès lors de faire assumer par l’Etat certaines dépenses de l’ex-roi, dont l’entretien de sa résidence mais aussi le carburant du somptueux yacht qu’il a acquis il y a quelques années.

UNE REVENDICATION POLITIQUE

La discussion sera très délicate : la Belgique est, comme d’autres pays, confrontée à une période de disette budgétaire. Le pays se prépare par ailleurs, pour mai 2014, à un scrutin qui devra trancher, du côté flamand, entre la vision fédérale des partis traditionnels et l’optique confédérale du parti séparatiste Alliance néoflamande (NVA) de Bart De Wever.

Cette formation, actuellement dominante en Flandre, prône, au mieux, un rôle strictement protocolaire pour le roi et une stricte limitation des dépenses de la famille des Saxe-Cobourg.

La revendication d’Albert II pourrait apporter de l’eau à son moulin alors que le roi Philippe tente, de son côté, d’installer son pouvoir et de corriger l’image d’une monarchie vivant en dehors de la réalité quotidienne.

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