Syrie : le régime n’ira pas à Genève pour « céder le pouvoir »

Publié: 5 novembre 2013 par gandibleux dans Actualités, Monde, Syrie
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Le Monde.fr avec AFP | 05.11.2013 à 00h47 • Mis à jour le 05.11.2013 à 09h05

Bachar Al-Assad au cours d'une interview donnée à Damas en octobre dernier.

Qui sera présent à la table des négociations si la conférence de paix sur la Syrie, Genève 2, finit bien par se tenir à la fin de novembre ? L’opposition et ses alliés continuent de poser comme condition sine qua non à leur venue le départ de Bachar Al-Assad. Ce que le régime syrien a encore refusé catégoriquement lundi 4 novembre. « Ce qui se passera à Genève est une opération politique, il ne s’agit pas de céder le pouvoir ou de former une autorité transitoire. A ceux qui pensent autrement, nous leur conseillons de ne pas y assister pour qu’ils ne soient pas ridiculisés », a lancé, lundi, Omran Ahed Zohbi, ministre de l’information syrien.

 

Washington, Moscou et l’Organisation des nations unies (ONU) tentent, non sans difficulté, de réunir à Genève une conférence internationale sur la Syrie avec la participation du régime et de l’opposition pour trouver une solution politique au conflit qui a fait, selon une ONG, plus de 120 000 morts depuis mars 2011.

Dimanche, Ahmed Jarba, le chef de l’opposition syrienne, a fait savoir que la Coalition nationale syrienne ne participerait à la conférence de paix que si un calendrier était fixé pour le départ de Bachar Al-Assad et si l’Iran n’y participait pas. Face aux ministres des affaires étrangères arabes réunis au Caire, M. Jarba a rappelé que l’opposition s’engageait à « n’aller à Genève 2 qu’unie », réitérant la condition sine qua non posée par son camp : un cessez-le-feu durant les négociations. Les opposants au régime de Damas sont également divisés sur le terrain, comme le montre la démission d’un chef rebelle dimanche, qui a accusé l’opposition en exil de « ne représenter qu’elle-même ».

 

DIATRIBE CONTRE RIYAD

 

M. Zohbi s’est aussi lancé dans une violente diatribe contre Riyad, estimant que sa politique de soutien aux rebelles était vouée à l’échec, « que Genève 2 se tienne ou pas ». Il a accusé Saoud Al-Fayçal, ministre des affaires étrangères saoudien, de « représenter la façade politique du terrorisme mené par l’Arabie saoudite«  en raison de son appui aux insurgés. « Nous n’accordons aucune importance au rôle saoudien », a-t-il dit en vue de la conférence.

 

Lundi, les chefs de la diplomatie américaine et saoudienne, John Kerry et Saoud Al-Fayçal, ont affiché leurs divergences concernant le dossier syrien : Riyad souhaite de Washington une action plus musclée face au conflit syrien, alors que Washington mène des efforts diplomatiques intenses en vue de la tenue de Genève 2.

 

 

 

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