Silence, on tourne !

Publié: 15 juillet 2013 par estellavaras dans Belgique
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Nathan Gonze Publié le lundi 15 juillet 2013 à 05h38 – Mis à jour le lundi 15 juillet 2013 à 06h12

Bruxelles Grâce à ses multiples atouts, Bruxelles attire de plus en plus le cinéma.
Dans la capitale, les films s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Ici, on tourne une cascade en voiture au pied des tours du quartier Nord pour « The Fifth Estate », biopic sur le fondateur de WikiLeaks, co-produit par Steven Spielberg; là-bas, c’est Jean Dujardin et Cécile de France qui s’échangent quelques répliques dans les salons feutrés du Métropole pour le film d’espionnage Moëbius.Bruxelles a la cote en ce moment auprès des réalisateurs et des producteurs. Si l’on en croit les chiffres du Brussels Film Office (qui a pour mission de faciliter les démarches liées aux tournages pour ceux qui désirent tourner dans la Région), le nombre de tournages a augmenté de 47 % entre 2010 et 2012. Sur 311 demandes l’an dernier, 10 % étaient des longs-métrages et environ 1/3 de ces demandes émanaient de réalisateurs étrangers. « Il y a beaucoup de coproductions avec la France, mais Bruxelles attire de plus en plus de productions britanniques ces dernières années, surtout pour des documentaires », commente Pierrette Baillot du Brussels Film Office.

Selon cette dernière, les atouts bruxellois sont multiples. « Une position centrale au sein de l’Europe et un accès facile en Thalys et en Eurostar, une grande variété de paysages et de décors, des techniciens réputés. Sans oublier la dot de la mariée : les atouts financiers ! Le fameux tax shelter et le fond Bruxellimage. »

Parmi les espaces les plus sollicités pour les tournages, on retrouve les classiques : la Grand-Place (interdiction par contre d’y tourner des publicités), le Mont des Arts, le Sablon, le Cinquantenaire, le Parlement européen (beaucoup de documentaires). « De manière générale, Bruxelles-Ville et Ixelles concentrent 80 % des tournages« , poursuit Pierrette Baillot. Dans une moindre mesure, Saint-Gilles (le parvis) et Anderlecht sont aussi populaires.

Cette bonne santé est positive pour l’économie bruxelloise même si les retombées sont difficiles à quantifier. « Une équipe de long-métrage comprend au minimum 50 personnes dont souvent au moins 2/3 sont des locaux. Il y a aussi toutes les retombées indirectes. Par exemple, pour une grosse pub, 250 000 à 300 000 euros peuvent facilement être dépensés. »

Quant à l’impact touristique de l’industrie du cinéma, il n’est pas encore très marqué. « Bruxelles attend toujours un chef-d’œuvre internationalement reconnu », avoue Pierrette Baillot.

 

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