PSG-Monaco, le Clasico du fric

Publié: 27 mai 2013 par t66000 dans Sport
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PSG-Monaco, le Clasico du fric

Le foot français va-t-il devenir un champ de bataille financier entre Monaco et le PSG ?

PARIS Seul sur son île de billets verts, le PSG a vu la montée de Monaco d’un très mauvais œil. Car les Monégasques reviennent en première division avec des ambitions et de l’argent plein les poches. Son président, un homme d’affaires russe, veut s’offrir l’Europe entière. Les noms ronflants garnissent les tablettes de l’ASM et les premiers transferts ont été entérinés.

Bref, un autre club de Ligue 1 a fait sa joyeuse entrée dans le monde du foot-business pur jus. Pour le meilleur ou pour le pire ? Sans doute un peu les deux. Car si Monaco peut profiter de cette fortune pour renouer avec son glorieux passé, pas sûr que les supporters acceptent aussi facilement de soutenir un club dénaturé. Demandez plutôt aux Ultras parisiens comment ils ont accueilli la nouvelle politique de leur équipe fétiche.

Qu’importe, pour les deux directions, seuls des résultats permettront à leur club de devenir l’égal du Real Madrid, du Barça ou du Milan AC. Et la victoire, c’est comme tout, ça s’achète à coups de transferts et de millions. Un raisonnement simpliste, mais dont ne veulent pas démordre ces milliardaires footeux. Ceux-ci préfèrent nier l’évidence, comme pour oublier que tous les roubles ou pétrodollars du monde n’achèteront jamais ce supplément d’âme qui transfigurent les clubs pour en faire des grands. Vous avez dit politique de l’autruche ? Pas pour eux.

Le PSG dans la cour des grands

Été 2011, dans les Hauts-de-Seine. Le 30 juin, le PSG entre dans une nouvelle dimension. En effet,Qatar Sports Investments rachète 70% des parts du club et Nasser Al-Khelaïfi devient le prince de Paris. En une signature, le PSG passe de club qu’on adore détester en province à maître absolu de l’Hexagone.

Dès la première saison les Qataris frappent fort, histoire de montrer à tous que les nouveaux que les patrons, ce sont eux et personne d’autre. Ils rapatrient Jérémy Ménez de l’AS Rome et s’offrent Javier Pastore, de Palerme, pour 42 millions d’euros. Une somme folle (et totalement disproportionnée eu égard aux capacités de l’Argentin) à laquelle la Ligue 1 n’est pas habituée.

Si le reste du foot français reste groggy face à cette puissance financière colossale, les supporters parisiens y prennent goût. Et « la Prince » comme aiment l’appeler Les Guignols de l’Infova leur en redonner. En juillet 2012, le club recrute ce qui se fait de mieux en Europe: Ezequiel Lavezzi (30 millions), Thiago Silva (49 millions), Marco Verratti (12 millions), mais surtout Zlatan Ibrahimovic (25 millions) et David Beckham (libre) déboulent au Parc des Princes. En tout, la direction dépensera 200 millions d’euros pour se créer une nouvelle équipe, un team capable d’écraser les autres clubs français et de rivaliser avec les grands d’Europe.

Un trip mégalo au possible, mais qui fonctionne lors de cette saison 2012-2013. Après un échec cuisant face à Montpellier l’année précédente, Carlo Ancelotti et ses ouailles remportent le championnat et passent d’un rien à côté d’une qualif’ pour les demi-finales de la Ligue des Champions. Le constat est amer pour les nostalgiques du « foot de papa », mais il est là: en foot, on peut tout acheter, y compris la reconnaissance internationale. Une conclusion que les dirigeants d’un autre club de L1 ont tirée…

Monaco, les nouveaux riches

Il est loin, le temps où l’AS Monaco faisait peur en France. Mais près de 10 ans après sa finale de Ligue des Champions perdue contre Porto, les rouge et blanc du Rocher ont des ambitions pharaoniques… et les moyens qui vont avec. Quelques mois seulement après l’arrivée du Qatar sur les Champs-Élysées, ce sont les ressortissants d’une autre place forte financière qui frappent à la porte de l’ASM. En décembre 2011, Dmitry Rybolovlev, un businessman russe, s’offre un petit plaisir en achetant les deux tiers des parts du club. Il en devient donc le président. A la différence du PSG, Monaco ne peut tutoyer les cimes dès l’arrivée du nouveau boss. En effet, le club végète enLigue 2.

Qu’à cela ne tienne, Rybolovlev voit grand, a les poches bien remplies et engage un grand nom sur le banc: Claudio Ranieri. Le technicien italien accomplit sa mission cette saison en faisant remonter le club parmi l’élite. Et QSI sent le souffle russe dans son cou. A raison. Dès les premiers jours du mercato, Monaco en impose. Il veut Falcao, Van Buyten et Kompany, entre autres. Rien que ça. Finis les transferts à la Kagelmacher, désormais, il faut du lourd, du sonnant, du blinquant.

Et pour pour bien montrer qu’il ne rigole pas, Monaco engage Joao Moutinho et James Rodriguez, renflouant les caisses de Porto de 70 millions d’euros. Tout en restant actif sur d’autres pistes à travers l’Europe. Éconduits par Vincent Kompany, les Russes veulent désormais attirer Branislav Ivanovic sur le Rocher. Le Serbe, qui a offert la victoire à Chelsea en Europa League, pourrait faire équipe avec Eliaquim Mangala, lui aussi pisté par les recruteurs monégasques. Ainsi qu’avec Fabio Coentrao. Auteur d’une saison mi-figue, mi-raisin avec le Real Madrid, le Portugais pourrait à nouveau se revêtir de rouge et de blanc après s’être révélé au Benfica Lisbonne. Pour acquérir leback le plus mal looké d’Europe, Monaco aurait 18 millions d’euros prêts sur la table.

Pour Radamel Falcao, les enchères sont encore plus élevées. L’attaquant, auteur de 28 buts enLiga, est courtisé par tout le continent. Les plus insistants sont les Anglais de Chelsea et City. Mais Blues et Citizens pourraient bien être coiffés sur le poteau par l’ASM. L’Atletico Madrid veut 60 millions d’euros pour lâcher son Tigre ? Pas de problème, l’argent russe coule à flots. Tout comme il sortira de la poche du président Rybolovlev pour Jérémy Ménez et tout autre caprice du nouveau meilleur ennemi du Prince Al-Khelaïfi.

Ces montants « PSGiens » laissent en tout cas penser que la prochaine saison risque fort d’être un mano a mano entre les deux nouveaux riches du foot français. Bref, cela nous promet un championnat bien ennuyeux, surtout si les vestiaires parisien et monégasque s’enrichissent d’encore plus de stars du ballon rond. Combien de temps ces deux richissimes présidents s’amuseront-ils à cette partie de Football Manager grandeur nature ? Sans doute tant qu’ils n’auront pas remporté de titre international. Un succès qui devrait arriver dans les prochaines années s’ils continuent à dépenser sans compter. Reste à savoir si leur équipe restera réellement dans les mémoires. Une autre paire de manches, car si l’argent peut payer des autobus de vedettes et des victoires, il ne pourra jamais forger une légende.

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