ÉTATS-UNIS • George W. Bush n’a pas fini de diviser

Publié: 27 avril 2013 par ghaouatyousra dans Actualités, USA
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Dessin de Martirena, Cuba.

 

 

L’inauguration de la bibliothèque et du musée présidentiels de George W. Bush, le 25 avril à Dallas, a été l’occasion pour les éditorialistes américains de revisiter les meilleurs et surtout les pires moments de sa présidence.
Pro ou anti-Bush, les éditorialistes américains s’en donnent à cœur joie quand il s’agit de commenter la politique de l’ancien président républicain. Pour le New York Times, la nouvelle bibliothèque présidentielle est « le symbole d’un bilan que M. Bush essaye de polir ».

Le quotidien américain préfère se pencher sur l’aspect « le plus noir » de ce bilan qui défraye actuellement la chronique : le centre de détention de Guantanamo. Un lieu dans lequel George W. Bush a fait emprisonner des centaines d’hommes après les attentats du 11 septembre 2001, rappelle le quotidien de la grosse pomme, en précisant qu’une grande majorité des 166 détenus de la prison de Guantanamo « n’est coupable d’aucun crime » et que 93 d’entre eux sont actuellement en grève de la faim.

« Rétrospectivement, l’héritage de George W. Bush n’est pas aussi mauvais qu’au moment où il a quitté la présidence. Il est pire », assène pour sa part le chroniqueur du Washington Post Eugène Robinson. Pour lui, l’utilisation de la torture restera « une tâche indélébile infligée à l’honneur de notre pays « .

La guerre en Irak est un élément central sur lequel s’appuient critiques et partisans de Bush pour juger la politique de l’ancien président. Eugène Robinson remet en cause la justification de cette intervention en déclarant que « près de 5 000 Américains et Irakiens ont sacrifié leurs vies pour éliminer une menace qui n’existait pas ». Il pointe également le fait que cette guerre a réduit la marge de manoeuvre pour de futures interventions militaires américaines à l’étranger, citant notamment la Syrie.

A l’inverse, le chroniqueur conservateur du Washington Post Charles Krauthammer, souligne le fait que l’invasion de l’Irak a été soutenue à l’étranger et par le Congrès américain, notamment par ceux qui sont devenus des figures majeures de la politique étrangère du gouvernement Obama, tels que l’ancienne secrétaire d’Etat Hillary Clinton, son successeur John Kerry, le ministre de la défense Chuck Hagel et le vice-président Joe Biden.

Pour Krauthammer, George W. Bush a crée « toute l’infrastructure de lutte contre le terrorisme qui permet au pays de se maintenir en sécurité ». Ce qui explique, selon lui, que les Etats-Unis n’ont connu depuis le 11 septembre 2001 qu’un seul attentat sur leur territoire : celui de Boston le 15 avril dernier.

Faire l’éloge de George W. Bush donne aussi l’occasion à certains commentateurs de formuler de vives critiques à l’encontre de Barack Obama. C’est le cas de la chroniqueuse conservatrice du Wall Street JournalPeggy Noonan, qui explique que la popularité de George W. Bush a rebondi parce qu’ »il est ce qu’il y a de plus éloigné de l’actuel président ».

Pour elle, « George W. Bush a toujours été reconnaissant d’être à la Maison-Blanche », contrairement à un « Barack Obama à la supériorité inconsciente, constamment en train de faire la leçon au pays comme s’il était professeur à l’Ivy League » [qui regroupe les huit universités les plus prestigieuses des Etats-Unis].

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